La Voie du Papillon : chronique du site Au Pays de Goewin

Un immense merci à Anne-Marie Goewin du site : Au Pays de Goewin pour cette chronique de La Voie du Papillon, un coup de cœur, je suis très touché !

 

« Mon avis : ✯ ✯ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un second tome éblouissant et passionnant, une plongée dans la vie aztèque… Coup de ♥ !

Dans le premier tome, nous avions quitté Ameyal en mauvaise posture puisque Tene, la mère du Maître, voulait vérifier qu’elle était bien vierge avant de l’accepter parmi les concubines, ce qu’elle n’était plus. Elle venait d’être distinguée par le Maître qui lui avait même donné le nom de Regard de Jade. Nous la retrouvons toujours esclave de l’extérieur assignée au nettoyage des latrines et plus que jamais décidée à intégrer l’école du harem qui lui permettra de devenir concubine. Ainsi, elle aura beaucoup plus d’opportunités pour retrouver sa liberté.

Je remercie Éric Costa pour sa confiance ; j’ai retrouvé Ameyal avec bonheur et j’ai continué à trembler avec et pour elle. Dans ce second opus, nous la suivons dans son difficile chemin pour être acceptée comme concubine. Elle est parvenue à se faire accepter à l’école du harem, mais les choses sont loin d’être simples. Elle a tout à apprendre et elle est en butte à l’hostilité de ses camarades qui vont tout mettre en œuvre pour la faire renvoyer. De plus, Ameyal possède le don de se fourrer dans des situations inextricables et dangereuses. Elle a quand même quelques soutiens, mais je doute qu’ils soient gratuits.

L’auteur nous plonge dans la civilisation aztèque. On sent qu’il a fait énormément de recherches ce qui lui permet de nous faire partager la vie de ses personnages comme si nous y étions. Ses descriptions sont telles que nous avons l’impression de marcher aux côtés d’Ameyal et de ses compagnes. En plus d’être précise, sa plume se fait poétique pour nous découvrir les lieux mais aussi les coutumes et rituels, les lois du harem ainsi que les dieux qui étaient adorés à cette époque. Son texte est d’une incroyable richesse. J’ai énormément apprécié le lexique, la galerie de personnages ainsi que le panthéon aztèque qui figurent à la fin du livre, ce qui nous permet de ne pas être perdus durant notre lecture.

J’ai adoré ce second tome d’Aztèques et j’ai hâte de découvrir la suite car, comme à son habitude, l’auteur nous laisse dans l’expectative et la frustration. Il a l’art de mettre le mot “Fin” juste au moment où il va se passer quelque chose de passionnant. « La voie du papillon » est un magnifique roman d’aventure historique où se retrouvent l’amour, la haine, les jalousies, les intrigues. Il est passionnant. Ameyal est profondément attachante et Éric Costa dépeint à merveille sa psychologie ainsi que celle des autres personnages. J’ai été captivée du début à la fin et j’ai eu l’impression d’être stoppée en plein vol lorsque j’ai vu le mot “Fin”. »

Aztèques : Harem : interview écrite par Alice Quinn

Entretien avec ERIC COSTA, par ALICE QUINN

 

OUVRAGES DE ERIC COSTA

 

Aztèques – Harem

Réalités invisibles, recueil de nouvelles

 

Ton roman nous fait faire un bond dans l’histoire de 500 ans, puisqu’il nous emporte au cœur de la civilisation aztèque.

Mais là il ne s’agit ni de magnifier cette civilisation, ni de la voir par les yeux du conquérant espagnol, comme on en a souvent l’habitude, tu as choisi –dis moi si je me trompe- de nous faire vivre l’épopée d’une jeune fille, survivante d’un village pillé et massacré par les Aztèques, justement.

1/ Peux tu nous présenter ton roman en quelques phrases? Une sorte de pitch ? Un peu ce que tu as fait au speed-dating…

 

La série pose la question suivante : une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

 

L’histoire se déroule au Mexique, et commence juste avant la rencontre entre l’Ancien et le Nouveau Monde.

 

« Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.
Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.
Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.
Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ? »

 

NB : mes sources d’inspiration sont autant Epouses et concubines de Su Tong que Conan le barbare de Robert E. Howard. Je sais, c’est un cocktail détonant !

 

2/ Pourquoi le choix de l’historique ?

Lorsque j’ai écrit mon recueil de nouvelles fantastiques Réalités Invisibles, j’ai été confronté à une réaction étrange des gens : beaucoup considèrent que le fantastique est un sous-genre littéraire alors que de grands écrivains comme Maupassant ou Théophile Gauthier on écrit dans ce genre. Ils ont été agréablement surpris et ont aimé mes histoires, mais je me suis dit qu’une série purement fantastique aurait peut-être du mal à trouver ses lecteurs.

A tord ou à raison, je me suis dit que l’historique était peut-être un genre plus noble, intéressant de par le côté aventures. Et puis je voulais tester autre chose que ce que j’avais fait jusqu’alors, à savoir surnaturel, horreur et fantastique. Je cherche à la fois à développer mes compétences d’auteur et à trouver ce qui fonctionne le mieux pour moi.

 

3/ D’où est venue ton idée? Pourquoi cette période ? Pourquoi cette région du monde ?

Je voulais écrire une série dans le monde médiéval avec un très subtil soupçon de fantasy, mais différent de Games of thrones.

C’est alors qu’une amie qui étudiait les Aztèques à l’école du Louvre m’a raconté que les villes conquises par les Aztèques devaient payer un tribut à l’empereur Moctezuma. Ça m’a tout de suite donné cette idée de jeune esclave déportée et plongée dans un monde inconnu. Je me suis renseigné sur le monde aztèque : un univers de conquêtes, de croyances, de sacrifices humains avec un haut niveau de connaissance et de philosophie. En outre, c’est à cette époque que se déroule la rencontre entre le Nouveau et l’Ancien Monde, une période de l’histoire tout a fait fascinante et remplie d’évènements épiques que je peux exploiter.

Enfin, cette civilisation étant mal jugée et ayant été totalement supprimée de la carte, il s’agit de leur rendre justice, en quelque sorte.

Le tout dans un pays que j’ai eu l’occasion de découvrir en voyage et dont je suis tombé amoureux de part ses paysages, son climat, sa richesse culturelle et gustative (nous restons français avant tout !).

 

4/ Ton protagoniste principal est une jeune fille. As-tu des points communs avec elle? Lesquels ?

C’est marrant que tu me poses la question. La plupart de mes protagonistes sont des filles ou des femmes car elles sont plus fragiles physiquement et peut-être plus fines intellectuellement. En tout cas elles ne peuvent se reposer sur leurs gros bras !

Des points communs, bien sûr ; je suis aussi têtu qu’elle ! Plus sérieusement, il y a l’ambition, la persévérance et le courage, même au fond du fond. C’est l’un des messages que je veux véhiculer à travers ce récit : même lorsque rien ne va, gardez vos rêves et vos espoirs. Ne les perdez jamais de vue. Battez-vous pour eux quelques soient les épreuves à traverser ; ils finiront par devenir réalité.

Au début Ameyal est impulsive et se laisse entraîner par ses émotions, au risque de commettre d’énormes erreurs. A la fin du tome 1 elle est déjà plus réfléchie et commence à calculer. Mais il lui reste énormément de choses à apprendre si elle veut assouvir ses ambitions !

 

5/ S’il y avait un personnage secondaire auquel tu t’identifies, ce serait lequel ?

Ce serait peut-être Chimalli, l’un des gardes du harem. Il a un cœur gros comme ça, mais il a peur. Il est tiraillé entre l’envie d’aider Ameyal, voire de l’aimer, et son ambition personnelle : devenir membre de la garde personnelle du Maître. Je dirais que je suis un Chimalli qui a de moins en moins peur et qui est de plus en plus libre !

 

6/ Cherches-tu, à travers ce roman, à traiter d’un thème spécial ? à dire quelque chose à ton lecteur ?

Évidemment. La thématique d’un livre est pour moi essentielle. C’est même en partant de la thématique que je construis la série aujourd’hui. Pourquoi ? La thématique est le message qu’un auteur fait passer. Il est illustré par la transformation du protagoniste. Le thème de la série est le pouvoir, qui a toujours été moteur pour l’humanité. Le point de vue sur ce thème sera la réponse aux questions : comment accéder au pouvoir, comment l’exercer et le garder ? Qu’est-ce qui fait un bon dirigeant ? Question au combien d’actualité !

Et la réponse, vous l’aurez en lisant cette histoire…

 

7/ Quels sont tes recettes pour organiser ta structure de récit?

Pour écrire mon recueil de nouvelles (et mes trois autres romans non publiés), je partais de structures de scénario auxquelles je commence à être à peu près habitué.
Pour Aztèques, j’ai décidé d’aller beaucoup plus loin. J’effectue un travail sur la thématique, et je l’illustre par les transformations que vit l’héroïne à travers le récit. J’utilise la structure du chemin du héros, de Joseph Campbell dans Monomyth (structure notamment utilisée dans Star Wars 4).

 

8/ Comment qualifierais tu ton style d’écriture ?

J’écris désormais au présent. Cela me force à rester simple et ne me prendre pour Proust.

Je dirais que mon style est simple, efficace et fluide. Je fais beaucoup référence aux cinq sens pour faciliter l’immersion du lecteur.

J’ai pour modèles des écrivains comme Camus, Le Clezio ou Saint Exupéry. Je pense qu’un style simple, contrairement à un style simpliste, demande une grande pratique de l’écriture et une bonne maîtrise de la langue. Lorsque l’histoire me le permet, j’essaye de faire apparaître des touches de poésie et de trouver des associations, des musicalités originales. Parfois, une belle phrase apparaît, comme une rose au sein d’une étendue verte.

 

C’est le moment où je me fais plaisir, je lis un extrait de ton roman. J’adore lire à voix haute…

Peux-tu coller ici le passage que tu désirerais entendre lu ?

 

 

Necahual s’arrête devant un rideau brodé. Une ronde colorée d’enfants et d’oiseaux ressort sur le fond blanc.

 

— Seconde sœur, voici la nouvelle esclave comme vous avez demandé.

— Fais-la entrer et laisse-nous, répond une voix. Toi aussi, Quinametli.

 

Le rideau d’entrée s’écarte dans un tintement de clochettes, dévoilant le corps rond d’une femme. Le visage fermé, elle jette un regard froid à Ameyal et lui indique de passer. La jeune fille pénètre dans la pièce et fait le signe d’embrasser la terre :

 

— Bonjour, seconde sœur.

 

L’imposante esclave quitte la pièce en soupirant. Ameyal l’entend se plaindre à Necahual, puis les voix s’atténuent à mesure que les deux esclaves s’éloignent dans le couloir. Un parfum de miel flotte dans l’air encore frais du matin. Assise dos à Ameyal, Coatzin scrute la jeune esclave dans un miroir d’obsidienne qu’elle tient dans sa main.

 

— Lève-toi.

 

Ameyal s’exécute en gardant les yeux baissés. À ses pieds gisent des jouets de bois ainsi qu’une poupée de chiffon qui tient un petit miroir. Lentement, la seconde épouse s’approche d’elle. Elle porte une robe de plumes vert-pâle disposées comme des écailles. À son cou luit un collier vert translucide.

Des émeraudes.

La jeune fille tressaille. Le bijou lui rappelle l’inconnue qu’elle a croisée lorsqu’elle a volé l’octli.

Un rictus se dessine sur les lèvres de Coatzin, qui s’approche et tourne plusieurs fois autour d’Ameyal. Puis, la seconde sœur pose une main sous le menton de la jeune fille pour lui faire lever le visage. Sa peau est à la fois lisse et froide.

 

— Quel magnifique regard. Tu vas faire des envieuses !

Ameyal s’éclaircit la gorge. À son tour, elle observe Coatzin. Sa chevelure, attachée en arrière, descend jusqu’à sa taille. Ses yeux saillants surplombent deux profonds cernes striés de ridules, comme une paroi qui commence à se lézarder.

— Inutile de trembler. Personne ne te veut de mal, ici.

 

Le visage d’Ameyal reste crispé. La seconde épouse se retourne et marche vers la fenêtre en se tenant le ventre. Ameyal se baisse et saisit le petit miroir, qu’elle dissimule sous sa jupe. Parvenue à la fenêtre, Coatzin n’est plus qu’une ombre dans la lumière éclatante.

La jeune fille balaye la pièce d’un bref coup d’œil. Contre les murs de la chambre sont disposés coffres, sièges et meubles bas. Dans un coin s’élève une estrade tapissée de coussins et d’édredons blancs. Le clapotis rythmé des pierres contre les metlals remonte jusqu’à elle, affaibli par la distance et la hauteur de la chambre.

 

— Belle journée, n’est-ce pas, remarque Coatzin.

— Oui, seconde sœur.

Ameyal plisse les yeux pour discerner les traits de la seconde épouse à contrejour.

— Nous vivons dans un véritable paradis.

Une grimace furtive semble strier le visage de Coatzin, qui s’adosse au rebord de la fenêtre :

— Dommage qu’il soit infesté de vipères.

— Pourquoi m’avez-vous demandée, seconde sœur ?

— Prend la bourse qui se trouve sur le lit.

La voix de la seconde épouse s’est faite sèche. Ameyal gagne l’estrade en contemplant les édredons blancs, vaporeux comme des nuages. Sur les draps soyeux repose un petit sac de cuir qu’elle saisit.

— Ouvre-le, poursuit Coatzin.

La jeune fille s’exécute. La bourse contient cinq fèves de cacao.

— Je veux que tu la portes cette nuit au chef de la garde.

Ameyal sent un frisson la parcourir. Elle repense à la traîtrise de Chimalli, à sa tentative d’évasion avortée et à ce qui en a découlé. Coatzin se rapproche, les sourcils froncés :

— Tu connais Amocualli ?

— C’est lui qui m’a escortée jusqu’au harem.

— Très bien. Ça facilitera ta mission. Il attendra dans la cour extérieure au gong de minuit.

 

Agitée à l’idée de revoir Amocualli, la jeune fille hésite à faire volte-face et courir dans les escaliers. Mais une pensée la retient. Si Coatzin est bien la femme qui l’a surprise en train de voler l’octli, elle représente une menace qu’elle ne peut ignorer.

 

— Necahual nous enferme la nuit, finit-t-elle par dire.

Coatzin répond en désignant un crochet de bois sur une table :

— Voici de quoi déverrouiller la trappe.

Ameyal s’approche de l’objet fin et robuste. Elle le soupèse et l’examine. Sans doute plus efficace que la branche utilisée précédemment.

— Dissimule ces deux objets dans ton corsage, et surtout ne les perds pas.

Ameyal s’exécute.

— En échange de cet argent, Amocualli te donnera deux fioles. Tu les apporteras directement ici, sans en perdre une goutte.

— Et si quelqu’un me voit ?

— Il y a peu de chance que cela arrive. Les concubines sont tenues de garder leur chambre durant la nuit. Fais ce qu’il faut pour ne pas être vue.

Un cri s’échappe soudain de la bouche de Coatzin, qui s’affaisse sur le sol. Hésitante, Ameyal fait un pas vers elle.

— Ne t’approche pas !

La jeune fille s’arrête. La seconde épouse tient son ventre en gémissant. Une grimace déforme son visage :

— Il me faut les fioles cette nuit même. Compris ?

— Oui, seconde soeur.

— À présent disparaît. Je ne veux pas que ta présence soulève de questions.

 

Chassée d’un mouvement de main, Ameyal s’incline et quitte la pièce. Le crochet de bois frotte contre sa peau aux côtés de la bourse et du miroir. La voix de Coatzin retentit lorsqu’elle pose les pieds sur l’escalier :

 

— Au fait, tu peux garder le miroir de ma fille. Fais-en bon usage.

 

La jeune fille déglutit.

 

9/ Pourquoi as-tu choisi l’auto-édition?

J’ai été formé à la dramaturgie par un scénariste qui nous a tout de suite parlé d’Amazon KDP. Je suis donc tombé dedans avant même de me poser la question. Beaucoup m’ont confirmé que les maisons d’éditions ne laissent que très peu de chance aux nouveaux auteurs, ce qui m’a confirmé dans ce choix. En outre, j’aime avoir prise sur le destin de mes livres et je réalise que certains auteurs indépendants sont contactés par de grandes maisons d’éditions. C’est donc une voie porteuse.

 

10/ Quelles sont tes belles surprises vécues depuis que tu as commencé à t’autoéditer ?

Lorsqu’une ou un inconnu me laisse un commentaire sur Amazon. Je me dis que j’ai réussi à créer une histoire, un univers qui a été visité, aimé par un autre être humain. C’est un acte d’échange, presque d’amour.

En écriture, ma plus belle surprise est arrivée lorsque je rédigeais The prison Experiment, un roman non encore publié. J’écrivais dans un jardin. Je voyais mes personnages évoluer devant moi, et mes doigts avaient du mal à suivre leurs actions. Je ne faisais que retranscrire ce que je voyais, ni plus, ni moins. J’étais connecté. Certains auteurs pensent que nous sommes un canal avec l’univers quand de telles choses se produisent. Ils parlent encore d’inconscient collectif et de Young. J’aime ces idées…

 

11/ Quel est ton prochain roman? Tes prochains projets?

Ma série Aztèques se structure autour de 7 tomes, peut-être plus, qui correspondent aux grandes étapes de développement d’Ameyal.

La saison 2 comptera 6 épisodes riches en surprises et rebondissements, toujours beaucoup de suspense, l’histoire s’ouvrira et nous découvriront d’autres univers que le harem. Ce tome est prévu vers octobre-novembre de cette année. Ensuite, si tout va bien, je sortirai une saison tous les six mois.
Parallèlement, j’aimerais terminer The Prison Experiment, un récit d’action/aventures moderne de type young adult. J’ai également un roman à quatre mains en cours, qui traite du couple, des rêves, des peurs, des rêves et lâchetés humaines.

 

 

12/ le truc de l’écrivain : quel conseil d’écriture donnerais-tu à un jeune auteur ?

L’écriture n’est pas une voie facile. Un roman demande énormément de travail et peut passer de bon à mauvais avec seulement quelques éléments manquant. Ne vous découragez-pas. Faites-vous confiance et faites entendre votre voix. N’hésitez pas à demander des conseils ou à vous former à la dramaturgie. Si le style ne peut être appris avec des leçons, la façon de raconter votre histoire et de captiver votre audience peut l’être. Et bien sûr, lisez tout ce que vous pouvez.

 

Peux tu me laisser tes liens pour qu’on puisse te suivre et acheter tes livres :

Liens vers ERIC COSTA:
Ceux qui veulent me suivre peuvent aller sur mon blog :

https://costaeric.wordpress.com

Ou ma page FB d’auteur :

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Twitter : @CostaEric2

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lien vers mon recueil de nouvelles :

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Extraits de commentaires des lecteurs sur Amazon :

— Une écriture superbe, précise. Aucun temps mort. On voudrait que la pauvre héroïne ait le temps de souffler. Mais elle est le jouet d’un destin cruel qui s’acharne, dans un monde où chacun survit comme il peut. On est plongé dans un récit exotique et violent à la beauté hiératique.

— L’auteur a été à la hauteur de mes espérances dans tous les points qui, à titre personnel, caractérise un bon roman : finesse d’écriture au service d’une histoire tumultueuse, description précise sans tomber dans la lourdeur, un suspens qui nous fait défiler machinalement les pages au point de se surprendre d’être arrivé au bout. Je me languis déjà de retrouver les aventures de la jeune esclave aux yeux d’émeraude.

— Un voyage. Nous voilà loin, ailleurs, autrefois, au coeur d’une civilisation disparue, aussi fascinante qu’effrayante. Dès les premières lignes on est aspiré par l’histoire, et l’auteur nous tient jusqu’au dernier mot, même au delà.
Le style est direct, à la fois simple et précis, le rythme soutenu. Un livre efficace.
On mesure souvent le plaisir d’un roman au regret qu’on éprouve à quitter ses protagonistes: et bien c’est le cas… Alors on attend le prochain comme on se languit de la saison suivante d’une bonne série.

— Quel régal cette saison 1 d’Aztèques ! On est plongé dans l’univers tout au long du récit, on navigue d’intrigues en dénouements inattendus… Je suis passée par toutes les émotions, la petite larme, du haut le coeur au soulagement. Les descriptions sont prenantes. On a qu’une envie c’est connaître la suite des aventures d’Ameyal ! Merci pour ce moment et hâte d’en savoir plus…

Un premier Roman très abouti et bien construit. Le rythme est très soutenu et les aventures s’enchaînent à un rythme palpitant. Un jeune auteur à suivre et qui va faire parler de lui. Vivement le tome 2!

Merci à Laurent Fabre pour cette magnifique chronique sur Aztèques : Harem

Il y a quelques jours, je contactais Laurent sur Facebook car j’aime beaucoup les ses chroniques (Laurent est un très grand lecteur présent sur les réseaux sociaux), et parce que je me suis aperçu qu’il propose des services de bêta lecteur.
Je lui ai donc envoyé un message du type :

« Bonjour Laurent, nous ne nous connaissons pas encore mais j’adore ce que vous faites, accepteriez-vous d’être bêta lecteur pour Aztèques t2 ? »

Laurent a tout de suite accepté (et nous nous sommes aperçus que nous sommes tous deux des Alpes de Haute-Provence, un joli point commun !).

J’ai donc fait parvenir à Laurent un exemplaire Ebook de Aztèques : Harem, pour qu’il découvre l’histoire d’Ameyal et me dise s’il est d’accord pour poursuivre l’aventure sur le tome 2 en tant que bêta lecteur.

Je ne pouvais rêver mieux : non seulement il accepte d’être bêta lecteur, mais en plus il a aimé le tome 1… et cerise sur le gâteau, il l’a chroniqué !

Voici donc son analyse, que je partage avec vous. Je l’aime particulièrement, car il a su déceler le message du livre sur la place difficile de la femme et la possibilité, l’espoir de s’en sortir quelque soit la situation initiale (et ça, ça nous concerne tous !).

Encore une fois, un grand merci à toi Laurent, et à très bientôt pour la suite des aventures d’Ameyal !

Aztèques : Harem de Eric Costa est un page-turner décoiffant, une aventure hors du commun et du temps des … Aztèques !!!

Pour Ameyal, une adolescente de 16 ans, l’insouciance et la joie de vivre rythment son quotidien.
Alors qu’elle était promise à un avenir tracé avec la perspective de devenir prêtresse et un mariage arrangé, l’horreur s’invite à la place.
Une bande de pillards Aztèques vient d’attaquer son petit village, Ameyal se retrouve embarqué … comme esclave avec quelques survivants.
La vie d’Ameyal a basculé en quelques minutes, son destin est en … route.

Pour situer le contexte géographique du roman, l’histoire démarre dans un petit village nommé Huaxca, hors de l’Empire (Aztèque), près de l’Océan (oriental comme l’héroïne le dira plus tard), plus précisément, dans le plateau central de l’actuel Mexique.
Historiquement, nous sommes à priori entre le 15 et 16ème siècle, du temps de l’empire Aztèque alors à son apogée et dont le chef absolu est Moctezuma.
Bien que l’auteur fasse preuve d’une précision sans faille et d’une rigoureuse représentation respectant l’histoire d’une civilisation, les Aztèques, le roman se focalise surtout sur son personnage principal, Ameyal.
Très rapidement, je me suis laissé transporté … dans le temps, oublié le quotidien d’un jour de novembre 2017 pour faire un bond de 5 siècles en arrière.

A comme Ameyal

La plume est d’une redoutable efficacité, fluide, le contexte historique passe au arrière fond et place à la petite histoire, celle qui va vous bercer tout au long de ces pages qui se sont consumées à une vitesse vertigineuse, tellement le style est prenant, addictif, un véritable page-turner, quelques petites heures …
Le temps de s’habituer aux noms propres et à la culture de l’époque (l’auteur a judicieusement placé un lexique en fin de l’ouvrage), l’action est non-stop, on ne peut que suivre le périple d’Ameyal.
C’est une jeune fille de 16 ans, presque femme, son père est le chef de son village et lui a déjà esquissé de ce qui sera son avenir. C’est sans compter sur les affres du destin.
Le caractère farouchement rebelle d’Ameyal contre l’autorité, son intrépidité, sa fougue, sa soif d’amour et de liberté, difficile de résister à en éprouver une totale … empathie.
Elle pourrait incarner toutes ces héroïnes fictives ou pas qui ont marqué l’Histoire de l’humanité, je me garde de citer des noms, chacun pourra y puiser dans sa culture et dans sa mémoire en suivant les pas du personnage principal, une femme moderne avant l’heure, émancipée, libre dans sa tête à défaut de ses mouvements.

L’histoire est belle et touchante, enivrante et tragique en même temps, des moments de suspension, l’effroi se dispute à l’espoir, les rêves d’une fille qui voulait tout simplement découvrir les joies de la vie, dans l’amour, défiant l’autorité pour se prouver, faire éclore son moi, ce désir de décider par elle-même de ses choix,
un esprit indépendante et communicatif à travers ses yeux verts de jade, elle porte en elle la beauté et l’émoi amoureux propre à toutes ses semblables, Ameyal donne l’image … de la vie.

Elle s’appelle Ameyal.

Sa deuxième vie forcée va la contraindre à puiser dans ses plus profondes ressources morales et physiques, le roman s’attache à décrire tous ses états d’âme, tout s’emballe, tout est chamboulé dans son univers, Ameyal devra faire preuve d’une volonté hors du commun pour survivre, trouver des solutions pour s’en sortir et reconquérir … sa liberté.
Elle est en mode alerte et de survie permanente.
Tout en évitant de spoiler, son nouveau lieu de vie sera le théâtre des plus basses perversités de l’être humain, les trahisons, les complots, les mensonges, les tromperies, la violence traduite par des punitions et des châtiments, rien ne lui sera épargné, j’ai souffert avec elle, j’ai vibré, j’ai éprouvé de la compassion, j’ai hurlé de douleur en même temps qu’elle souffrait dans le mur de sa solitude et de son désespoir sans fin, un gouffre sans fonds, bonjour je m’appelle Ameyal, je suis Ameyal, partager mes peurs et mes angoisses, libérez-moi s’il vous plaît, je ne veux pas rester ici, je veux juste sortir d’ici, pardonnez-moi mais le dieu Serpent a prévu d’autres plans, ce n’est pas possible autrement …

Moi, c’est elle.

En attendant, Ameyal doit subir des lois, doit feinter, prier pour son salut, obéir à des règles, suivre les ordres, souffrir en silence, son salut viendra-t-il ou pas, c’est à elle et seulement de donner un nouveau tournant dans sa vie, elle n’a qu’un mot à dire, donner c’est recevoir, recevoir c’est donner, partager, aider son prochain, la sortie est presque au bout du tunnel, la lumière et la nuit se confondent dans la tête d’Ameyal, ses cauchemars finissent par la rattraper …

L’ambiance et l’atmosphère qui s’en dégagent tout le long du livre est époustouflant de réalisme, aucune impression de lire, visualiser des scènes à travers les yeux, tout est centré sur la protagoniste, les saveurs et les douceurs qu’elle hume, les relents nauséabonds et la crasse qu’elle doit fouler, c’est âcre et immonde souvent, les dures aspérités d’une vie « emprisonnée », c’est enchanteur et suave parfois, Ameyal va vivre une multitude d’émotions et de sentiments contradictoires pendant tout ce temps de captivité, elle est enfermée dans une « prison », elle est esclave de l’extérieur, elle va découvrir un monde nouveau, des traditions d’un autre temps, les sacrifices, les mœurs d’une civilisation, les corvées obligatoires qui seront son lot quotidien à travers des tâches harassantes et épuisantes, l’auteur excelle à faire ressentir tout cela et sans tomber dans la lourdeur stylistique pour forcer l’empathie des opprimés et éviter aussi la surenchère gratuite de scènes gratuites et violentes qui dénatureraient alors le roman.

La communication et la relation qu’elle va devoir entamer avec d’autres, son énergie et sa volonté de vivre vont l’amener à se surpasser, à donner le meilleur d’elle-même, à greffer dans sa tête du plomb pour contredire sa nature et ses velléités, son découragement et sa déprime vont la faire douter plus d’une fois, elle va devoir expérimenter, prendre le mal en patience, prendre ses jambes à son cou, imprimer de nouvelles cartes pour concrétiser ses projets et accomplir son ambition.
Ses souvenirs, son passé lui revient souvent pour lui rappeler combien la vie tient à si peu de choses, le précipice n’est jamais loin, elle va devoir écouter son coeur, discerner les sons, réfréner son impatience, ne pas confondre vitesse et précipitation, la mysticité et le mystère qui enveloppent son nouveau mode de vie va définitivement la convaincre, l’instinct naturel et audacieux vont l’amener à franchir et à gagner de nouveaux galons, c’est le prix à payer et le billet de sortie qui lui tend ses bras, Ameyal sait qu’il lui reste peu de temps pour réaliser et s’accomplir.

Elle c’est moi

Une lecture addictive, j’ai non seulement été happé par le personnage principal mais dopé dans cette aventure, en ce sens, tout y est parfaitement retranscrit, je me suis retrouvé dans les méandres de la tête d’Ameyal, à vouloir suivre la voie qu’elle a dû subir dans un premier temps avant de trouver la conviction qu’il lui fallait tenter quelque chose, renverser le cours de sa vie, donner cette impulsion indispensable sans quoi elle ne n’en sortirait … jamais.

Va-t-elle arriver à infléchir sur les voies tumultueuses de son futur imposé et forcé ?
Pourra-elle faire confiance à ses congénères pour établir un plan de fuite ?

Le roman se situe dans l’Empire Aztèque mais je n’ai pu m’empêcher de penser et faire un parallèle avec certaines « prisons » encore, hélas, en vigueur, aujourd’hui, dans certaines parties du monde, toutes ces femmes qui tentent de s’échapper, de fuir des « maisons » dorées, d’influer sur leur futur « programmé » ou planifié, soumises, violentées, violées, brimées, brisées, forcées, l’incarnation d’Ameyal est comme un miroir auquel se reflète toutes ces personnes, visage caché et couverte, la liberté d’être et de choisir ne sont juste que … des rêves lointains et utopique dans leur tête, une réalité sombre et triste, je me suis identifié à Ameyal dont le degré d’empathie n’a fait que croître jusqu’à la fin de ce roman.

Autant le dire, sans fioriture, j’ai été emballé par Aztèques : Harem de Eric Costa dont je suis vraiment tombé sous le charme de son écriture qui peut paraître plutôt, d’un premier abord, beaucoup centré sur les agissements de son héroïne dans l’action, il y a beaucoup de dialogues et ses actes aventureux nombreux s’enchaînent mais l’urgence et la progression achèvent de donner un charme et une générosité certaine.
De la relation de cause à effet, il n’y a qu’un pas, Ameyal sait que le temps lui est compté, sa destinée en dépend.
Je vous laisse le soin de découvrir ce roman et vous laisser aller et plonger dans un passé vieux de cinq siècles, Aztèques : Harem de Eric Costa.
Bouleversant par instant, émouvant, dramatique et dur souvent, jubilatoire et passionnant, je me suis régalé et passé un très moment en compagnie d’Ameyal.

Je remercie sincèrement l’auteur de m’avoir invité de découvrir son roman.
❤️❤️❤️

C’est une nouvelle pépite de l’auto-édition, je précise que l’auteur a été récompensé par le prix Lauréat jury Amazon Kindle au dernier salon de Paris, en mars dernier.

Aztèques : interview par Alice Quinn

La première fois où j’ai assisté à un atelier d’écriture, une chose m’a beaucoup surpris et beaucoup plu.

Nous avons commencé par imaginer un personnage, puis un autre, puis un conflit. Ensuite, nous avons écrit une scène. Et enfin… Anael nous a demandé de lire nos textes.

Je crois que mon visage a viré au rouge. Comment ? Lire une scène à peine pensée ? A peine écrite ?
Et puis l’un de nous a lu son texte (ou plutôt l’une d’entre nous, vu que j’étais le seul mec !). A travers sa voix, son intonation, j’ai été surpris de découvrir cette personne mise à nue, en quelque sorte.

Elle nous parlait avec son cœur.

Une grande tendresse, une grande sensibilité, je dirais même fragilité accompagnait chacune de ses phrases, chacun de ses mots.
J’ai été très touché. Émerveillé. Enfin, je découvrais un espace où l’authenticité était de mise. Où l’on pouvait se livrer dans toute notre nudité, dans toute notre vérité.

Plus tard, j’ai compris que l’authenticité était sans doute la qualité principale d’un écrivain, car c’est ce qui le rend unique. C’est en se dévoilant dans toute sa vérité qu’il plaira ou non.
Et c’est pour cela qu’il est le seul à pouvoir écrire ses livres, et que ces derniers seront toujours originaux, même si le sujet a déjà été maintes et maintes fois abordé.

Lorsqu’Alice m’a proposé une interview au sujet d’Aztèques, j’ai presque sauté au plafond. J’ai rencontré Alice au salon du livre de Paris, et ça a été une très belle rencontre. Je me suis livré à elle sans détour, en toute simplicité.
Aujourd’hui, je me sens capable de partager cette vidéo avec vous. Vous y découvrirez les coulisses d’Aztèques, ainsi que mon travail préparatoire sur la structure et la thématique.

Merci Alice de me donner l’occasion de présenter mon travail sur Aztèques !

 

Merci de nous avoir accordé votre temps.
Si cette vidéo vous a plu, likez-la. Partagez-la si vous le jugez utile.
Commentez, réagissez, posez-moi des questions ou dites-moi le premier truc qui vous passe par la tête !

Aztèques : chronique de « Un mot à la fois »

Un grand merci à Un mot à la fois pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Un mot à la fois

 

Résumé :

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.

Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.

Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

Avis de Un mot à la fois :
Je viens tout juste de terminer de lire Aztèques de Eric Costa. C’est vraiment un très beau livre, dont je ne suis vraiment pas déçue de l’avoir lu. Surtout s’agissant d »un univers que je ne côtoie pas souvent, c’est une très belle découverte. Mais qui est son auteur ?

Eric Costa, le papa de Aztèques, est un passionné de voyages et d’aventures qui publie son premier roman cette année. C’est justement son goût pour l’aventure qui l’anime pour écrire ce roman basé sur un peuple du Mexique Précolombien.

Cela lui permet également de se présenter au salon du livre de Paris 2017, pour la première fois et de remporter le prix du Jury Amazon KDP.

Il est aussi l’auteur d’un recueil de nouvelles fantastiques

Réalités invisibles. Pour le contacter,  suivez-le sur Facebook  ou Twitter. Il possède également un blog d’ auteur  et une adresse mail eric.costa.auteur@gmail.com.

Aztèques est un roman  se déroulant dans le Mexique Précolombien. L’auteur nous introduit donc dans le monde des aztèques. Avant de découvrir les différents aspects de leur culture, nous faisons connaissance avec Ameyal, l’héroïne.

Ameyal est un personnage féminin complet. Très entêtée et indépendante, elle garde son courage malgré tous les malheurs qui lui arrivent dès les premières pages. Et des malheurs elle en rencontre.

L’auteur ne l’épargne pas. Ce que j’ai vraiment trouvé authentique parce que souvent certains auteurs/ scénaristes évite de faire trop de mal aux protagonistes ou alors ils s’en sortent facilement. Pas Ameyal.

Tout au long du livre, de choses terribles lui arrivent. Elle se retrouve au milieu de complots et sa vie est constamment en danger. Elle s’en sort bien évidemment mais pas sans souffrances. Et des souffrances assez terrible tout de même.

On rencontre également d’autres personnages à travers les péripéties de notre héroïne. Ce sont principalement des femmes, comme elle évolue dans un  harem. Mais elle croise la route de certains hommes aussi.

Et ces personnages aussi différents les uns que les autres, du fait de leur fonction, leur statut. Se révèlent finalement assez semblables parce qu’ils sont perfides, manipulateurs, comploteurs et surtout violents.

Sans parler du Harem qui a ses propres lois que Ameyal a du mal à suivre. On tombe vraiment sur un peuple tyrannique et sans pitié, qui ne distingue pas femme, enfant et homme pour faire appliquer sa violence.

Un vrai travail de fond

Ameyal est un personnage que j’ai vraiment apprécié. Courageuse, indépendante, révoltée et qui ne baisse pas vite les bras jusqu’au bout. Une chose assez cocasse sur le roman c’est que Ameyal n’est pas aztèque.

Alors pourquoi on parle de ce peuple ? Parce que notre héroïne, à la suite de circonstances très fâcheuses, va se retrouver chez eux. En fait Ameyal vient d’un peuple voisin mais qui n’a pas tout à fait les mêmes coutumes.

Eric Costa nous fait donc découvrir les aztèques. Pas tel un livre d’histoire ou d’anthropologie le ferait. Mais plutôt en nous racontant l’histoire de l’héroïne, en faisant une description des lieux, des vêtements. En nous présentant les dieux aztèques, leurs coutumes, leur alimentation et même la chaleur ambiante.

Et tout cela est très clair. L’auteur s’en est assuré avec à la fin du livre, un lexique des termes aztèques qu’on retrouve durant notre lecture. Un répertoire des personnages ainsi qu’un récapitulatif des dieux mentionnés et leur fonction.

De plus, le travail d’Eric Costa est remarquable parce que non seulement on voit sa passion pour le sujet avec sa bibliographie, mais on la ressent aussi au fil des mots.  Il  m’a fait voyager durant ma lecture, je vivais à travers notre héroïne intrépide et je ressentais les mêmes choses qu’elle.

cropped pen 1 300x300 - Chronique d'auto-édition "Aztèques: Harem" Eric Costa.

 

Je comprends maintenant pourquoi il a remporté le prix du Jury Amazon KDP.

Ainsi tout ce que je peux vous dire, c’est de ne surtout pas rater une occasion de lire Aztèques: Harem.  

Vous trouverez tous les ingrédients pour passer un bon moment, aucune fois vous ne vous ennuierez et votre esprit aventureux vous remerciera de cette lecture. En plus, vous pourrez vous vanter de connaître quelque chose sur un ancien peuple. Sans oublier la belle plume de l’auteur, qui n’est pas monotone ni gonflante ennuyante.

On se retrouve pour la prochaine saison des aventures de Ameyal  (eh oui, ce n’étais que le commencement ^^).

Allez la bise !

Aztèques : bibliographie des principaux ouvrages sur les Aztèques

Mes recherches pour la saga Le Cinquième Monde continuent (Tome 1 : été 2015). Au plus je découvre la civilisation aztèque, au plus je la trouve riche et intéressante. Architecture, médecine, astronomie, arts, propreté… nombreux étaient les domaines où ils avaient de l’avance sur l’ancien continent.

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Quels sont les ouvrages que j’étudie pour mes recherches ? En voici les principaux, avec les liens de téléchargement.

Il y a d’abord les manuels de Jacques Soustelle. Jacques Soustelle est un homme politique et un ethnologue français qui a eu une vie assez controversée (élève brillant, ministre, membre de l’OAS, apparenté à la secte Moon…).
Il a publié un certain nombres d’ouvrages sur l’Amérique précolombienne. Il parlait nahuatl (et échangeait même des correspondances avec sa femme dans ce langage !), et avait des connaissances en maya.
Parmi ses principaux ouvrages sur les Aztèques, nous pouvons citer : La vie quotidienne des Aztèques, un ouvrage très intéressant qui me sert de référence pour imaginer la vie pratique en ce temps-là.
Il y a également Les Aztèques (kindle), qui présente également des généralités sur les us et coutumes de l’époque. Les Aztèques à la veille de la conquête espagnole. Les quatre soleils (expérience personnelle et réflexions sur la formation et le déclin des civilisations mésomaéricaines.

Nous pouvons ensuite citer Christian Duverger. Christian Duverger est un mésoaméricaniste français qui a fait de nombreuses recherches sur le sujet.
Il a écrit l’Origine des Aztèques, qui explique d’où vient ce peuple et comment il s’est construit.
Puis vient la Fleur létale, un livre qui explique tout le processus de fonctionnement de l’univers aztèque en ce qui concerne les sacrifices pour assoir le pouvoir en place et permettre au monde de continuer à vivre.
On peut également citer Cortès, qui présente la vie du conquérant espagnol du Mexique. Puis Cortès et son double, sorti plusieurs années après le livre précédent, qui établit la thèse que c’est bien Cortès et non Bernal Diaz del Castillo qui a écrit l’Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle Espagne.

Viennent ensuite les romanciers, parmi lesquels l e romancier autodidacte américain Gary Jennings, qui a écrit Azteca. Ce livre, très documenté, raconte la vie d’un Aztèque né quelques années avant la conquête espagnole. A travers ce récit, Gary Jennings nous livre une grande quantité d’informations sur la vie, la géographie, l’histoire et les moeurs de l’Epoque. La chronique n’est pas le procédé le plus captivant en terme de dramaturgie, puisqu’il s’agit d’une énumération d’anecdotes et de périodes de vie, mais cela permet de brosser l’histoire d’un peuple de son zénith à son déclin à travers la vie d’un personnage qui a pris part à peu près à tout ! Enfin, il faut noter que les textes de Gary Jennings sont empreints d’érotisme (et même de pornographie) qui dénonce sans prendre de pincettes les travers de l’âme humaine (inceste, etc.).
On peut également citer L’automne Aztèque, qui explique la vie des mexicas après la conquête espagnole.
Il a également écrit Sang Aztèque, un ouvrage qui raconte la vie d’un sang mêlé mi Aztèque, mi Espagnol, sur un ton humoristique. Christo le Bastardo doit faire sa place dans le monde post-Conquista où les indiens ne sont plus rien, où tout est démoli, où tout doit se reconstruire.

Il y a ensuite De sang et d’obsidienne, d’Aliette de Bodard. Aliette de Bodard est une polytechnicienne française bilingue qui a choisi d’écrire ce livre en anglais, car elle se sent plus à l’aise dans cette langue. Le livre a donc été traduit en français par quelqu’un d’autre, ce qui est pour le moins original. Je suis actuellement en train de le lire. Il raconte l’histoire d’Acatl (roseau), un prêtre de la mort, qui doit enquêter sur une disparition de prêtresse à Mexico-Tenochtitlan, dont le principal suspect est son frère, un guerrier jaguar. Aliette de Bodard a allègrement su lier deux genre entre eux : le polar et le roman historique. J’attend de l’avoir terminé pour vous faire un retour plus objectif.

En conclusion, il existe comme vous pouvez le voir de nombreux livres sur les Aztèques (dont je ne vous ai cité qu’une petite partie jugée pertinente). Tous permettent d’en savoir un peu plus sur cette civilisation.

Mais ce dont je prend de plus en plus conscience, c’est qu’on ignore encore énormément de choses sur les Aztèques. La Conquista Espagnola a été un véritable massacre, et la plupart des Codex ont été brûlés au nom de la religion. La plupart des fresques, des statues, des oeuvres d’art et des bâtiments (temples, palais, habitations…) on été détruits, ce qui fait que des siècles de connaissance humaine ont été perdus.
Je ne sais pas pour vous, mais ça me fait mal au coeur.
Il existe un côté positif, néanmoins, pour le romancier. Il peut utiliser les vides du savoir pour les combler avec son imagination…

Et vous ? Avez-vous d’autres ouvrages à recommander sur les Aztèques ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez cette culture.


Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série d’aventures intitulée Aztèques.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515.
Ameyal a treize ans. Elle est fille de chef. Lorsque des guerriers  envahissent son village natal, elle jure de tout faire pour les arrêter.

Ses aventures l’emporteront au cœur du monde Aztèque, dans un univers cruel et inconnu : le harem d’un mystérieux Maître.
Va-t-elle surmonter les épreuves qui la menacent et déjouer les intrigues des concubines ?

 Parviendra-t-elle à progresser sur le chemin de son ambition et de sa vengeance ?

Aztèques : la cérémonie du feu nouveau

Mes recherches concernant la saga Aztèques continuent (Tome 1 : été 2015). Au plus je découvre cette civilisation, au plus je la trouve passionnante. Architecture, médecine, astronomie, arts… nombreux étaient les domaines où les Aztèques excellaient.

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La Cérémonie du Feu nouveau

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, de la combinaison d’une année sacrée de 260 jours et d’une année civile de 365 jours résulte une concordance toutes les 52 années solaires.

On parle alors de Xiuhmolpilli (ligature des années) : le siècle aztèque se termine. La nuit de ce passage d’un siècle à l’autre est une nuit de prière et d’angoisse, où l’on célèbre la Fête du Feu nouveau.

À la minute prévue, les prêtres immolent des victimes.

Pourquoi une telle prophétie ?

À cause de la légende des 5 Soleils. En effet, selon les Aztèques, le monde a déjà connu 4 soleils ; chacun d’eux ayant donné un cataclysme :
•    Le 4-jaguar : les hommes furent dévorés par les jaguars (symbole de Tezcatlipoca)
•    Le 4-vent : une tempête magique transforma les hommes en singes (symbole de Quetzalcoatl, rival du précédent.
•    Le 4-pluie : Tlaloc, dieu de la pluie et de la foudre, submergea l’univers d’une pluie de feu
•    Le 4-eau : sous le signe de Chalchiuhtlicue, le monde s’acheva par un déluge de 52 ans.

Quant au cinquième soleil, le dernier, il doit se terminer au terme d’un cycle de 52 ans.
Il s’agit du 4-tremblement de terre : le monde doit s’effondrer dans des séismes, puis l’humanité anéantie par les Tzitzimime, monstres habitant à l’occident des marches de l’Univers.
Le rôle des aztèques est de repousser l’échéance, en offrant au Soleil l’eau précieuse (le sang) qui lui permettra d’avoir suffisamment d’énergie pour poursuivre sa course dans le ciel.

C’est ce qu’ils faisaient notamment à la Fête du Feu nouveau, tous les 52 ans, via des sacrifices humains.
Ainsi, plusieurs milliers de captifs et d’esclaves pouvaient être sacrifiés.

sacrifice aztèque

Et vous ? Avez-vous des choses à ajouter sur la cérémonie du Feu Nouveau et les sacrifices chez les Aztèques ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez cette étonnante culture.

 


 

Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série d’aventures intitulée Aztèques.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515.
Ameyal a treize ans. Elle est fille de chef. Lorsque des guerriers  envahissent son village natal, elle jure de tout faire pour les arrêter.

Ses aventures l’emporteront au cœur du monde Aztèque, dans un univers cruel et inconnu : le harem d’un mystérieux Maître.
Va-t-elle surmonter les épreuves qui la menacent et déjouer les intrigues des concubines ?

 Parviendra-t-elle à progresser sur le chemin de son ambition et de sa vengeance ?

Aztèques : le calendrier Aztèque

Mes recherches concernant la saga Aztèques continuent (Tome 1 : été 2015). Au plus je découvre cette civilisation, au plus je la trouve passionnante. Architecture, médecine, astronomie, arts… nombreux étaient les domaines où les Aztèques excellaient.

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Comment les aztèques appréhendaient-ils le temps ? Comment faisaient-ils, à cette époque éloignée, pour prévoir le solstice, l’équinoxe ?

Leur calendrier découle directement du calendrier maya. Il était intimement lié à la mythologie aztèque. Il en existait trois :

1.    Le tonalpohualli, calendrier divinatoire sacré de 260 jours, regroupés en 20 groupes (treizaines) de 13 jours auxquels correspondait un symbole (par exemple : le lapin, tochtli),
2.    Le xiuhpohualli, calendrier solaire de 365 jours, faisant office de calendrier civil. Divisé en 18 mois de 20 jours appelés « vingtaines », ce calendrier comportait également, pour s’approcher au maximum de la véritable période de révolution autour du soleil 365,2422 jours, un « mois » de cinq jours néfastes appelé nemontoni ou nemontemi, auxquels s’ajoutait peut-être un sixième jour tous les quatre ans,
3.    Un calendrier vénusien de 584 jours, qui venait en concordance avec les 2 autres tous les 104 ans solaires.

Influence maya :
Les calendriers aztèques sacré et solaire proviennent en réalité des calendriers mayas. Ainsi, la construction et le fonctionnement du calendrier Tonalpohualli correspondent au calendrier sacré maya (Tzolkin), où seuls les glyphes et les dieux protecteurs changent. Il en va de même pour le calendrier Xiuhpohualli, analogue du calendrier Haab solaire maya.

Origine et correspondance des temps :
Tout calendrier possède une origine des temps (fondation légendaire de Rome, naissance du Christ, hégire, etc.). Pour le calendrier aztèque, cette origine n’est pas encore connue avec précision.
Le calendrier julien fut corrigé par le pape Grégoire 13 en 1582. Pour calculer les dates aztèques, il faut donc tenir compte du calendrier julien et non grégorien.
Pour trouver la correspondance avec le calendrier julien, il a fallu prendre pour référence la chute de Tenochtitlan (capitale de l’empire aztèque, sur le site Mexico) : le 13 août 1521 du calendrier julien et le jour 1-coatl d’une année 3-calli du calendrier aztèque.

Calendrier sacré, ou Tonalpohualli :
On peut se figurer le calendrier sacré comme un système de deux roues dentées s’entrainant l’une l’autre. La plus petite d’entre elles portait des nombres de 1 à 13, et la seconde vingt glyphes, soit 260 combinaisons possibles. L’année rituelle comptait donc 260 jours. Chaque glyphe se traduisait par un mot rattachant le jour à un dieu et possédait de ce fait un aspect divinatoire.

Description des jours :
Les jours étaient ainsi définis par l’association de ces deux éléments: le nombre et le glyphe. Les jours pluie et vent avaient la particularité d’utiliser les glyphes des dieux correspondants : Tlaloc et Ehecatl. L’ordre sur chacune des « roues » était fixe ; la séquence des nombres était bien entendu celle de 1 à 13, celle des glyphes étant visible sur l’extrait du codex barbonicus  suivant  :

codex barbonicus

Les deux roues tournaient simultanément, aussi quand on avançait d’un nombre, il fallait également avancer d’un glyphe. A 1-crocodile, succédait ainsi 2-vent, 3-maison, etc. Quand on arrivait à 13-roseau, la roue des nombres achevait un tour et revenait à sa position initiale, sans que celle des glyphes n’ait achevé le sien ; on passait donc à 1-Jaguar. Ces tours de la roue des nombres définissaient des cycles de treize jours, les treizaines, ou « semaines » mésoaméricaines rituelles. Après 20 treizaines, on retombait sur la combinaison de base et une année rituelle s’était écoulée.

Les treizaines :
Chaque treizaine était définie par la date de son premier jour. Comme le nombre était toujours «un», il était escamoté la plupart du temps. De même que les jours, toutes les treizaines étaient consacrées à un dieu.

13aines dieu

Calendrier solaire, ou Xiuhpohualli :
Pour la datation ordinaire, celle dont on se servait tous les jours, on utilisait un calendrier solaire de 365 jours. L’année commençait le 2 février et était divisée en 18 mois de 20 jours, ce qui le reliait à la roue des glyphes du calendrier sacré. À la fin du dernier mois, on ajoutait cinq ou six jours les (nemontemi). Ils permettaient de se caler sur l’année solaire, sans décalage, mais étaient considérés comme particulièrement néfastes. On y évitait donc toute activité susceptible d’irriter les dieux.
L’année portait le nom du dernier jour du dernier mois (le dernier jour ordinaire avant les nemontemi). Seuls 4 glyphes pouvaient tomber à ce moment : Acatl (roseau), tecpatl (silex), calli (maison) et tochtli (lapin). L’année 1-roseau était donc suivie de 2-silex, etc.

Toutes les combinaisons étaient épuisées en 52 ans (4×13), ce qui constituait un « siècle » aztèque, dont la première année était toujours une année 1-roseau, sous la protection de Quetzalcoatl, le dieu créateur. Hernan Cortès arriva au Mexique précisément une année 1-roseau, ce qui fut sans doute à l’origine de son assimilation à ce dieu.

Les mois :
Habituellement, la date prise en compte pour le début de l’année solaire correspond au 2 février (calendrier julien). Ainsi, Atlcahualco s’étend du 2 au 21 février, Tlacaxipehualitzi du 22 février au 13 mars, etc. Cette correspondance est évidemment indicative, puisque tant le calendrier julien (années bissextiles) que aztèque (cf ci-après) contiennent des ajustements.

  1. Atlacahualo : «Arrêt de l’eau» – Consacré à Tlaloc, le Dieu de la Pluie
  2. Tlacaxipehualitzi : «Ecorchement des hommes» – Consacré à Xipe Totec.
  3. Tozoztontli : «Petite Veille» – Consacré à Coatlicue.
  4. Huey Tozoztli : «Grande Veille» – Consacré à Chicomecoatl.
  5. Toxcatl : «Sécheresse» – Consacré à Huitzilopochtli et Tezcatlipoca.
  6. Etzalcuauliztli : « – Consommation d’etzalli (espèce de bouillie)» – Consacré à Tlaloc.
  7. Tecuilhuitontli : «Petite fête des dignitaires» – Consacré à Huixtociuatl.
  8. Huey Tecuilhuitl : «Grande fête des dignitaires» – Consacré à Xilonen.
  9. Tlaxochimaco : «Offrande de fleurs» – Consacré à Huitzlilopochtli.
  10. Xocotl Huetzi : «Chute des fruits» – Consacré à Xiuhtecuhtli, dieu du feu.
  11. Ochpaniztli : «Balayage des chemins» – Consacrée aux déesses terrestres.
  12. Teotleco : «Retour des dieux» – Consacré à de multiples dieux.
  13. Tepeilhuitl : «Fête des montagnes» – Consacré aux cimes et à Tlaloc.
  14. Quecholli : «Nom d’un oiseau»; – Consacré à Mixcoatl, Dieu de la Chasse.
  15. Panquetzaliztli : «Elévation des étendards» – Consacré à Huitzlilopochtli.
  16. Atemoztli : «La descente de l’eau» – Consacré aux Tlaloque et à Tlaloc.
  17. Tititl : «rétrécissement» – Consacré à Illamatecuhtli.
  18. Izcalli : «Croissance» – Consacré à Xiuhtecuhtli, dieu du feu.

Symbolique du nom des années :

Comme nous l’avons vu, les porteurs d’années sont au nombre de 4 :
•    Roseau : associées à l’Est, les années Roseau sont chaudes fécondes et fertiles ; symbole d’abondance.
•    Silex : associées au Nord, les années Silex sont froides, austères et arides ; symbole des enfers.
•    Maison : associées à l’Ouest, les années Maison sont brumeuses, humides et calmes ; symbole du féminin.
•    Lapin : associées au Sud, les années Lapin sont changeantes, imprévisibles et lunaires ; symbole de la Lune.

Ajustement, ou ligature des années :
Les Aztèques savaient qu’un calendrier de 365 jours était trop court pour une année tropique (365.2422 jours). Ainsi, le calendrier fut modifié pour chacune des 4 années. C’est la raison pour laquelle sont apparus les Nemontemi.

Nemontemi : cinq jours néfastes de jeûne et de recueillement (ils ne constituent donc pas un mois). Naître un jour de nemontemi était annonciateur de malheur.

Le calendrier vénusien :
Pour l’ajustement de l’année solaire, les Aztèques utilisaient également une mesure de temps appelée vieillesse (104 années solaires). Elle découle directement du calendrier vénusien de 584 jours.
Vénus est en effet une des incarnations de Quetzalcoatl ; son cycle était donc parfaitement connu par les prêtres. Or, cinq années vénusiennes équivalent huit années solaires. Ainsi, le chiffre et le signe de l’année solaire sont identiques à ceux de l’année vénusienne au terme d’un cycle de 104 années solaires. Ce cycle se nomme Ueuetiliztli, la vieillesse.

Conclusion :
Il va falloir mettre toutes les dates au clair pour ma série. Je compte faire en sorte qu’elle se déroule à l’arrivée des Conquistadors pour bénéficier du plus gros potentiel dramatique possible. Il va me falloir trouver les noms nahuatl des années qui entourent 1519. Il faudra aussi que je calcule en quelle année sont nés les protagonistes de l’histoire car le premier prénom donné à un enfant est celui de son année de naissance. Ce n’est qu’à l’âge de 7 ans qu’il obtient son nom définitif lors d’une cérémonie.

Et vous ? Avez-vous des choses à ajouter ou à expliquer sur le calendrier Aztèque ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez ce calendrier.


Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série d’aventures intitulée Aztèques.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515.
Ameyal a treize ans. Elle est fille de chef. Lorsque des guerriers  envahissent son village natal, elle jure de tout faire pour les arrêter.

Ses aventures l’emporteront au cœur du monde Aztèque, dans un univers cruel et inconnu : le harem d’un mystérieux Maître.
Va-t-elle surmonter les épreuves qui la menacent et déjouer les intrigues des concubines ?

 Parviendra-t-elle à progresser sur le chemin de son ambition et de sa vengeance ?

Secrets de tournage : Apocalypto (Mel Gibson)

Cet article s’inscrit dans mes recherches relatives à la série Aztèques.
Cette série s’inscrit dans la veine du roman historique pouvant contenir des aspects fantastiques.
Pitch : une fille de chef, vendue comme esclave dans un harem, est prête à tout pour inverser son destin.

Je vous livre ici mes réflexions sur un film relatif à une autre grande civilisation mésoaméricaine : les Mayas.

— Analyse du titre

En langue grecque, le terme « Apocalypto«  signifie « nouveau départ« .

apocalypto 1

— Une bande-annonce très particulière !

A la fin de l’année 2005, la mise en ligne de la première bande-annonce d’Apocalypto a réservé une sacrée surprise aux plus attentifs des internautes. En visionnant le teaser trailer image par image et en s’arrêtant précisément à 1 minutes et 46 secondes, peu avant l’éclipse, c’est un certain… Mel Gibson qui apparaît, barbu, hilare et vêtu d’une simple chemise, aux côtés de ses comédiens mayas !

Une apparition hilarante visible à l’adresse suivante : http://www.apple.com/trailers/touchstone/apocalypto/

— Tournage mexicain

Le tournage d’Apocalypto s’est intégralement déroulé au Mexique, dans une épaisse forêt aux abords de Catemaco, portant le surnom de « La Jungla ». L’équipe logeait dans une vaste plantation de cannes à sucre, à quarante-cinq minutes de Veracruz où ils ont pu reconstituer tout une métropole maya. Des ouvriers du pays ont notamment participé au projet, ce qui a contribué à relancer l’essor économique de la région.

— A la recherche des indigènes

Mel Gibson a engagé des acteurs non professionnels pour donner le maximum d’authenticité à son film, n’hésitant pas à parcourir l’Amérique centrale pour les trouver.

— Un acteur au sang neuf

Apocalypto4

L’interprète principal de Patte de Jaguar se nomme Rudy Youngblood. Mel Gibson l’a choisi pour ses qualités physique et son talent de chanteur.

— Un vrai vieux sage

Pour le rôle du vieux sage, l’équipe du film a recruté un vrai conteur maya d’un petit village de Yucatan pour renforcer l’authenticité du film.

— Interprété en langue maya !

Après sa très controversée Passion du Christ (2004), interprétée en araméen, l’Américain Mel Gibson dévoile avec Apocalypto un nouveau long métrage atypique dont les dialogues sont cette fois-ci écrits et déclamés dans un dialecte maya : le Yucatèque. Pour bien apprendre sa prononciation et son intonation, chaque acteur s’est vu confié un lecteur MP3 pour se mettre le langage en tête, et des spécialistes étaient présents sur le tournage pour apporter des corrections éventuelles.

— Parler une autre langue avec une autre bouche

En plus d’apprendre le langage Maya Yucatèque, les acteurs devaient aussi porter de fausses dents. Le challenge était donc de s’immerger au maximum dans une culture quasiment inconnue tout en paraissant crédible.

— Une chasse à l’homme qui prend aux tripes

Derrière la simple histoire d’un homme qui est prêt à tout sacrifier pour sauver son monde, Mel Gibson cherche à toucher les émotions les plus profondes du spectateur:  » Mon désir était de tourner un film d’action et d’aventure trépidant qui ne laisse aucun répit « , se rappelle-t-il.  » Je cherchais à concevoir un moyen de raconter l’essentiel de l’histoire visuellement, pour toucher les spectateurs au plus profond d’eux-mêmes, viscéralement et émotionnellement « .

— Le mentor Zero Loup

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Le comédien raoul Trujillo, interprète de Zéro Loup, explique que son personnage n’est pas fondamentalement méchant, il représente « le côté obscur du héros«  et aide justement mieux le personnage à se dépasser et à se réaliser:  » Il le guide dans toutes les étapes nécessaires à son développement pour qu’il puisse devenir un homme et représenter un espoir pour l’humanité et les générations futures « .

Le concept de la peur

Pour le réalisateur, le véritable ennemi du film n’est pas Zero Loup, l’indien qui poursuit le héros, mais la peur elle-même: « Le méchant principal du film n’est pas une personne, c’est le concept même de la peur. Et pour pouvoir se dépasser, le héros doit apprendre à surmonter ses propres peurs… comme nous tous !« 

La caméra Genesis

Pour filmer les paysages uniques du monde maya, Mel Gibson a fait appel à Dean Semler, déjà oscarisé pour sa magnifique photographie de Danse avec les loups. Afin de bien capter tous les grands mouvements du film, Dean Semler a utilisé le tout nouveau procédé de la Caméra haute définition Genesis, de Panavision:  » Cet équipement a donné des résultats extraordinaires dans les scènes de poursuite en nous permettant d’obtenir des images que nous n’aurions pas pu capter avec d’autres caméras. Tout est là, on s’y sent réellement « . En plus de résister aux conditions extrêmes de la jungle comme la pluie intense ou la chaleur cuisante, la caméra Genesis exploite au maximum la lumière naturelle, comme dans la très belle scène du feu de camp où les flammes vacillantes éclairent une multitude de détails.

— La cité imaginaire de Tom Sanders

Mel Gibson a aussi fait appel à un ancien collaborateur pour reconstituer le monde maya d’Apocalypto : Tom Sanders, déjà habitué des épopées sur Braveheart, Il faut sauver le soldat Ryan et Dracula. Face au manque de données historiques sur le mode de vie des villages pauvres mayas, il a dû concevoir par lui-même le village de Patte de Jaguar de façon réaliste. Il a donc construit des huttes en forme de nids, pour contraster avec la verticalité des colonnes de la riche cité maya. Il voulait aussi profiter de la matière de ces huttes en bois pour permettre de voir à travers les branches le massacre du village. En arrivant sur le lieu du tournage, le Dr Hansen, principal consultant du film, s’est écrié : « Le passé a été ramené à la vie avec un réalisme rare ! »

— Un parallèle avec notre monde

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Pour bien s’imprégner de la culture Maya, Mel Gibson et la scénariste Farhad Safinia ont fait beaucoup de recherches auprès du Dr Richard Hansen, archéologue et expert en culture Maya.  » Il se trouve que les archéologues et les anthropologues pensent que la civilisation maya s’est heurtée à des problèmes incroyablement similaires à ceux de notre époque, à savoir la généralisation des dégradations environnementales, d’une consommation excessive et de la corruption politique « , remarque Fathad Safini.  » Si une société ne tire pas les leçons de son histoire, elle se condamne à la revivre « , renchérit le Dr Hansen.

En conclusion : mon opinion sur le film :
Je trouve que les scènes d’actions sont très bien tournées, les décors et les costumes permettent une immersion totale, ce qui est très appréciable.
J’émettrais tout de même deux remarques négatives :
— Tout d’abord, la bascule du film, située au milieu du film, communément appelée « point de non retour » ou milieu de l’acte II, est raté alors qu’il s’agit d’une scène clé dans une histoire.
Dans cette scène, le héros est allongé sur le Chaak Mol pour être sacrifié quand le soleil disparait. Les prêtres voient cela comme un signe et il est épargné. Par le soleil ! Par le hasard ! Pour moi, c’est une erreur scénaristique. Il aurait été beaucoup plus fort qu’à ce moment de bascule, le héros pose une action qui fait qu’il s’en sort. Qu’il soit proactif de sa propre destinée. Pas une vulgaire poupée de chiffon !
— Ensuite, pour avoir visionné des reportages sur ce film, j’ai remarqué que grand nombre d’historiens trouvent que le second carnage qui a eu lieu au Mexique, après le massacre des Aztèques et des Mayas par les Conquistadors Espagnols, a été le film de Mel Gibson.
Pourquoi ? Tout simplement car il dépeint les Mayas comme étant des brutes sanguinaires assoiffées de sang et de sacrifice. Mais il omet totalement que la société était très avancée, qu’ils avaient développé d’excellentes qualités artistiques et architecturales, de même qu’un savoir poussé en médecine, en agriculture, en higiène, en nourriture…
De ce côté-là, le message que vous faites passer, Monsieur Gibson, n’est pas très bien formulé malgré vos conseillers historiques. S’agit-il d’une erreur d’appréciation ou d’un calcul destiné à plaire aux masses et faire de l’argent ?

A vous la parole !
Avez-vous vu Apocalypto ? Avez-vous aimé ou trouvez-vous qu’il y a des erreurs scénaristiques ou historiques ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez ce film.


Pour découvrir une histoire comparable à Apocalypto chez les Aztèques, je vous invite à découvrir tout cela dans Harem, le premier tome de ma série Aztèques.
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