Présentation d’Aztèques : Harem par Mayaztequemexique.fr

Je remercie chaleureusement Mélanie Chaluleau, du site Mayaztèquemexique.fr pour cette présentation de Aztèques : Harem.
Mélanie est une passionnée du Mexique sous toutes ses formes, et vous trouverez sur son site de nombreuses vidéos sur l’histoire de ce pays, les découvertes archéologiques, la culture etc. Je vous conseille d’aller y faire un tour !

« Rencontre avec Eric Costa auteur de Harem (VIDEO)

Eric Costa, contrôleur aérien dans le civil, vient de sortir son premier livre intitulé Harem. Salué par la critique, il s’inspire librement de la vie des Aztèques et raconte l’histoire d’Ameyal.

Un roman qui s’inspire de la vie au temps des Aztèques et qui a pour héroïne une jeune fille Ameyal, ça ne peut pas être mal, non ? Je n’ai pas vraiment eu besoin de me laisser convaincre pour lire le livre Harem d’Eric Costa. Tout y est : les descriptions, les noms inventés mais plus aztèques que nature, les rites et dieux du panthéon aztèque. On s’y croirait vraiment ! Quant à l’intrigue, elle mêle habilement tension, suspense, rebondissements et trahisons en tout genre. A la fin du livre, on n’a qu’une hâte, savoir ce qu’il va arriver à l’héroïne dans la suite de ses aventures !

Harem sera décliné en 7 tomes

Mais pour ça, il va falloir attendre un peu. Eric Costa, contrôleur aérien dans le civil, a auto-édité son premier livre. Très vite, il a été repéré par la plateforme Amazon qui le distribue au format électronique. Il a même obtenu le prix du roman lauréat du Salon du Livre Paris 2017 par le jury Amazon KDP.

Une rampe de lancement idéale pour celui qui voudrait devenir écrivain à temps plein et qui a déjà dessiné un avenir tout tracé à Ameyal. Ses aventures, elle va les vivre durant 7 tomes. Un projet très ambitieux qu’Eric Costa assume pleinement.  « Je suis en train de mettre en place des façons de travailler qui devraient me permettre d’arriver à mes objectifs. Je ne pars pas d’un axe dramatique, mais d’une thématique. Le héros va apprendre des choses au fil de l’histoire. Il va partir d’un état initial et va arriver à un état final. J’ai défini pour sa progression 7 grandes étapes. »

Son défi : éviter de perdre le lecteur en route

Une manière un peu clinique d’aborder l’écriture qui n’enlève rien au fait qu’Eric y « met ses tripes« . Ce qu’il veut éviter à tout prix, c’est de perdre son lecteur et de prendre l’exemple de la série Tv The Walking Dead : « On trouve un nouvel endroit, on se défend et ainsi de suite. Au final, c’est tout le temps la même histoire. » Comme on le comprend !

A quoi pouvait bien ressembler le Mexique au temps des Aztèques ?

Pour prévenir tout faux pas et avancer dans la bonne direction, Eric Costa a suivi l’enseignement d’une école de scénario.  Il s’est aussi beaucoup renseigné avant d’entreprendre l’écriture d’Harem : « J’ai passé 3 semaines au Yucatán et je suis tombé amoureux de ce pays. J’aime bien connaître les choses car après je me sens plus légitime pour écrire sur un sujet. » Pour travailler sur son roman et sa série de 7 livres, Eric Costa s’est très longuement documenté. « J’ai essayé de me procurer un maximum d’ouvrages. J’ai commencé par lire des livres de Jacques Soustelle puis Bernardo de Sahagun et Christian Duverger puis beaucoup de romans de Gary Jennings. »

Si tout se passe comme prévu, Eric Costa devrait publier le deuxième tome des aventures d’Ameyal en octobre. »

Pour en savoir plus sur Aztèques : Harem, cliquer ci-dessous :

Merci d’avoir regardé cette vidéo 🙂
Si vous avez aimé, n’hésitez pas à likez, partager ou commenter !

Merci à Laurent Fabre pour cette magnifique chronique sur Aztèques : Harem

Il y a quelques jours, je contactais Laurent sur Facebook car j’aime beaucoup les ses chroniques (Laurent est un très grand lecteur présent sur les réseaux sociaux), et parce que je me suis aperçu qu’il propose des services de bêta lecteur.
Je lui ai donc envoyé un message du type :

« Bonjour Laurent, nous ne nous connaissons pas encore mais j’adore ce que vous faites, accepteriez-vous d’être bêta lecteur pour Aztèques t2 ? »

Laurent a tout de suite accepté (et nous nous sommes aperçus que nous sommes tous deux des Alpes de Haute-Provence, un joli point commun !).

J’ai donc fait parvenir à Laurent un exemplaire Ebook de Aztèques : Harem, pour qu’il découvre l’histoire d’Ameyal et me dise s’il est d’accord pour poursuivre l’aventure sur le tome 2 en tant que bêta lecteur.

Je ne pouvais rêver mieux : non seulement il accepte d’être bêta lecteur, mais en plus il a aimé le tome 1… et cerise sur le gâteau, il l’a chroniqué !

Voici donc son analyse, que je partage avec vous. Je l’aime particulièrement, car il a su déceler le message du livre sur la place difficile de la femme et la possibilité, l’espoir de s’en sortir quelque soit la situation initiale (et ça, ça nous concerne tous !).

Encore une fois, un grand merci à toi Laurent, et à très bientôt pour la suite des aventures d’Ameyal !

Aztèques : Harem de Eric Costa est un page-turner décoiffant, une aventure hors du commun et du temps des … Aztèques !!!

Pour Ameyal, une adolescente de 16 ans, l’insouciance et la joie de vivre rythment son quotidien.
Alors qu’elle était promise à un avenir tracé avec la perspective de devenir prêtresse et un mariage arrangé, l’horreur s’invite à la place.
Une bande de pillards Aztèques vient d’attaquer son petit village, Ameyal se retrouve embarqué … comme esclave avec quelques survivants.
La vie d’Ameyal a basculé en quelques minutes, son destin est en … route.

Pour situer le contexte géographique du roman, l’histoire démarre dans un petit village nommé Huaxca, hors de l’Empire (Aztèque), près de l’Océan (oriental comme l’héroïne le dira plus tard), plus précisément, dans le plateau central de l’actuel Mexique.
Historiquement, nous sommes à priori entre le 15 et 16ème siècle, du temps de l’empire Aztèque alors à son apogée et dont le chef absolu est Moctezuma.
Bien que l’auteur fasse preuve d’une précision sans faille et d’une rigoureuse représentation respectant l’histoire d’une civilisation, les Aztèques, le roman se focalise surtout sur son personnage principal, Ameyal.
Très rapidement, je me suis laissé transporté … dans le temps, oublié le quotidien d’un jour de novembre 2017 pour faire un bond de 5 siècles en arrière.

A comme Ameyal

La plume est d’une redoutable efficacité, fluide, le contexte historique passe au arrière fond et place à la petite histoire, celle qui va vous bercer tout au long de ces pages qui se sont consumées à une vitesse vertigineuse, tellement le style est prenant, addictif, un véritable page-turner, quelques petites heures …
Le temps de s’habituer aux noms propres et à la culture de l’époque (l’auteur a judicieusement placé un lexique en fin de l’ouvrage), l’action est non-stop, on ne peut que suivre le périple d’Ameyal.
C’est une jeune fille de 16 ans, presque femme, son père est le chef de son village et lui a déjà esquissé de ce qui sera son avenir. C’est sans compter sur les affres du destin.
Le caractère farouchement rebelle d’Ameyal contre l’autorité, son intrépidité, sa fougue, sa soif d’amour et de liberté, difficile de résister à en éprouver une totale … empathie.
Elle pourrait incarner toutes ces héroïnes fictives ou pas qui ont marqué l’Histoire de l’humanité, je me garde de citer des noms, chacun pourra y puiser dans sa culture et dans sa mémoire en suivant les pas du personnage principal, une femme moderne avant l’heure, émancipée, libre dans sa tête à défaut de ses mouvements.

L’histoire est belle et touchante, enivrante et tragique en même temps, des moments de suspension, l’effroi se dispute à l’espoir, les rêves d’une fille qui voulait tout simplement découvrir les joies de la vie, dans l’amour, défiant l’autorité pour se prouver, faire éclore son moi, ce désir de décider par elle-même de ses choix,
un esprit indépendante et communicatif à travers ses yeux verts de jade, elle porte en elle la beauté et l’émoi amoureux propre à toutes ses semblables, Ameyal donne l’image … de la vie.

Elle s’appelle Ameyal.

Sa deuxième vie forcée va la contraindre à puiser dans ses plus profondes ressources morales et physiques, le roman s’attache à décrire tous ses états d’âme, tout s’emballe, tout est chamboulé dans son univers, Ameyal devra faire preuve d’une volonté hors du commun pour survivre, trouver des solutions pour s’en sortir et reconquérir … sa liberté.
Elle est en mode alerte et de survie permanente.
Tout en évitant de spoiler, son nouveau lieu de vie sera le théâtre des plus basses perversités de l’être humain, les trahisons, les complots, les mensonges, les tromperies, la violence traduite par des punitions et des châtiments, rien ne lui sera épargné, j’ai souffert avec elle, j’ai vibré, j’ai éprouvé de la compassion, j’ai hurlé de douleur en même temps qu’elle souffrait dans le mur de sa solitude et de son désespoir sans fin, un gouffre sans fonds, bonjour je m’appelle Ameyal, je suis Ameyal, partager mes peurs et mes angoisses, libérez-moi s’il vous plaît, je ne veux pas rester ici, je veux juste sortir d’ici, pardonnez-moi mais le dieu Serpent a prévu d’autres plans, ce n’est pas possible autrement …

Moi, c’est elle.

En attendant, Ameyal doit subir des lois, doit feinter, prier pour son salut, obéir à des règles, suivre les ordres, souffrir en silence, son salut viendra-t-il ou pas, c’est à elle et seulement de donner un nouveau tournant dans sa vie, elle n’a qu’un mot à dire, donner c’est recevoir, recevoir c’est donner, partager, aider son prochain, la sortie est presque au bout du tunnel, la lumière et la nuit se confondent dans la tête d’Ameyal, ses cauchemars finissent par la rattraper …

L’ambiance et l’atmosphère qui s’en dégagent tout le long du livre est époustouflant de réalisme, aucune impression de lire, visualiser des scènes à travers les yeux, tout est centré sur la protagoniste, les saveurs et les douceurs qu’elle hume, les relents nauséabonds et la crasse qu’elle doit fouler, c’est âcre et immonde souvent, les dures aspérités d’une vie « emprisonnée », c’est enchanteur et suave parfois, Ameyal va vivre une multitude d’émotions et de sentiments contradictoires pendant tout ce temps de captivité, elle est enfermée dans une « prison », elle est esclave de l’extérieur, elle va découvrir un monde nouveau, des traditions d’un autre temps, les sacrifices, les mœurs d’une civilisation, les corvées obligatoires qui seront son lot quotidien à travers des tâches harassantes et épuisantes, l’auteur excelle à faire ressentir tout cela et sans tomber dans la lourdeur stylistique pour forcer l’empathie des opprimés et éviter aussi la surenchère gratuite de scènes gratuites et violentes qui dénatureraient alors le roman.

La communication et la relation qu’elle va devoir entamer avec d’autres, son énergie et sa volonté de vivre vont l’amener à se surpasser, à donner le meilleur d’elle-même, à greffer dans sa tête du plomb pour contredire sa nature et ses velléités, son découragement et sa déprime vont la faire douter plus d’une fois, elle va devoir expérimenter, prendre le mal en patience, prendre ses jambes à son cou, imprimer de nouvelles cartes pour concrétiser ses projets et accomplir son ambition.
Ses souvenirs, son passé lui revient souvent pour lui rappeler combien la vie tient à si peu de choses, le précipice n’est jamais loin, elle va devoir écouter son coeur, discerner les sons, réfréner son impatience, ne pas confondre vitesse et précipitation, la mysticité et le mystère qui enveloppent son nouveau mode de vie va définitivement la convaincre, l’instinct naturel et audacieux vont l’amener à franchir et à gagner de nouveaux galons, c’est le prix à payer et le billet de sortie qui lui tend ses bras, Ameyal sait qu’il lui reste peu de temps pour réaliser et s’accomplir.

Elle c’est moi

Une lecture addictive, j’ai non seulement été happé par le personnage principal mais dopé dans cette aventure, en ce sens, tout y est parfaitement retranscrit, je me suis retrouvé dans les méandres de la tête d’Ameyal, à vouloir suivre la voie qu’elle a dû subir dans un premier temps avant de trouver la conviction qu’il lui fallait tenter quelque chose, renverser le cours de sa vie, donner cette impulsion indispensable sans quoi elle ne n’en sortirait … jamais.

Va-t-elle arriver à infléchir sur les voies tumultueuses de son futur imposé et forcé ?
Pourra-elle faire confiance à ses congénères pour établir un plan de fuite ?

Le roman se situe dans l’Empire Aztèque mais je n’ai pu m’empêcher de penser et faire un parallèle avec certaines « prisons » encore, hélas, en vigueur, aujourd’hui, dans certaines parties du monde, toutes ces femmes qui tentent de s’échapper, de fuir des « maisons » dorées, d’influer sur leur futur « programmé » ou planifié, soumises, violentées, violées, brimées, brisées, forcées, l’incarnation d’Ameyal est comme un miroir auquel se reflète toutes ces personnes, visage caché et couverte, la liberté d’être et de choisir ne sont juste que … des rêves lointains et utopique dans leur tête, une réalité sombre et triste, je me suis identifié à Ameyal dont le degré d’empathie n’a fait que croître jusqu’à la fin de ce roman.

Autant le dire, sans fioriture, j’ai été emballé par Aztèques : Harem de Eric Costa dont je suis vraiment tombé sous le charme de son écriture qui peut paraître plutôt, d’un premier abord, beaucoup centré sur les agissements de son héroïne dans l’action, il y a beaucoup de dialogues et ses actes aventureux nombreux s’enchaînent mais l’urgence et la progression achèvent de donner un charme et une générosité certaine.
De la relation de cause à effet, il n’y a qu’un pas, Ameyal sait que le temps lui est compté, sa destinée en dépend.
Je vous laisse le soin de découvrir ce roman et vous laisser aller et plonger dans un passé vieux de cinq siècles, Aztèques : Harem de Eric Costa.
Bouleversant par instant, émouvant, dramatique et dur souvent, jubilatoire et passionnant, je me suis régalé et passé un très moment en compagnie d’Ameyal.

Je remercie sincèrement l’auteur de m’avoir invité de découvrir son roman.
❤️❤️❤️

C’est une nouvelle pépite de l’auto-édition, je précise que l’auteur a été récompensé par le prix Lauréat jury Amazon Kindle au dernier salon de Paris, en mars dernier.

Interview par Amazon lors de la remise des prix des Plumes Francophones 2017

Lorsque Ainara Bastard, présidente Amazon KDP France, m’a proposé de faire une interview pendant le cocktail de la remise des prix des Plumes francophones présidées par Yasmina Kahdra, j’ai tout de suite accepté.

Ainara m’a très bien accueilli au Salon du Livre de Paris 2017, et nous sommes restés en contact depuis lors. Je tiens à la remercier une nouvelle fois de me permettre de faire connaître mon travail avec le soutien d’Amazon.

Lorsque l’on se retrouve pour la première fois devant une équipe professionnelle de tournage, le stress monte un peu (et je dois dire que j’ai englouti quelques coupes de champagne avant que mon tour n’arrive !)

Enfin, je pense que ça ne s’est pas trop mal passé. La prochaine fois que je travaillerai dans les bureaux d’Amazon, ce sera pour vous parler du Speed-Dating, le tremplin offert par Amazon KDP aux jeunes auteurs francophones durant le Salon du Livre de Paris, dont j’ai eu l’honneur d’être lauréat en compagnie de Charlotte Munich.
Mais ça, c’est une autre histoire (et je ne vous ai rien dit !)

Voici donc les questions qui m’ont été posées lors de cette courte vidéo :

— Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ?
— Comment vous organisez-vous ?
— L’autoédition a-t-elle changé votre vie ?

Mais assez parlé, je vous laisse la découvrir !

 

 

N’hésitez pas à likez, je me sentirai moins seul ! Et à commenter pour répondre vous aussi à ces trois questions, et même partager si vous pensez que cette vidéo peut-ête inspirante pour certaines ou certains !

Aztèques : interview par Alice Quinn

La première fois où j’ai assisté à un atelier d’écriture, une chose m’a beaucoup surpris et beaucoup plu.

Nous avons commencé par imaginer un personnage, puis un autre, puis un conflit. Ensuite, nous avons écrit une scène. Et enfin… Anael nous a demandé de lire nos textes.

Je crois que mon visage a viré au rouge. Comment ? Lire une scène à peine pensée ? A peine écrite ?
Et puis l’un de nous a lu son texte (ou plutôt l’une d’entre nous, vu que j’étais le seul mec !). A travers sa voix, son intonation, j’ai été surpris de découvrir cette personne mise à nue, en quelque sorte.

Elle nous parlait avec son cœur.

Une grande tendresse, une grande sensibilité, je dirais même fragilité accompagnait chacune de ses phrases, chacun de ses mots.
J’ai été très touché. Émerveillé. Enfin, je découvrais un espace où l’authenticité était de mise. Où l’on pouvait se livrer dans toute notre nudité, dans toute notre vérité.

Plus tard, j’ai compris que l’authenticité était sans doute la qualité principale d’un écrivain, car c’est ce qui le rend unique. C’est en se dévoilant dans toute sa vérité qu’il plaira ou non.
Et c’est pour cela qu’il est le seul à pouvoir écrire ses livres, et que ces derniers seront toujours originaux, même si le sujet a déjà été maintes et maintes fois abordé.

Lorsqu’Alice m’a proposé une interview au sujet d’Aztèques, j’ai presque sauté au plafond. J’ai rencontré Alice au salon du livre de Paris, et ça a été une très belle rencontre. Je me suis livré à elle sans détour, en toute simplicité.
Aujourd’hui, je me sens capable de partager cette vidéo avec vous. Vous y découvrirez les coulisses d’Aztèques, ainsi que mon travail préparatoire sur la structure et la thématique.

Merci Alice de me donner l’occasion de présenter mon travail sur Aztèques !

 

Merci de nous avoir accordé votre temps.
Si cette vidéo vous a plu, likez-la. Partagez-la si vous le jugez utile.
Commentez, réagissez, posez-moi des questions ou dites-moi le premier truc qui vous passe par la tête !

Nouvelle couv d’Aztèques : Harem

Un changement de couverture est un sujet très délicat, et je préfère prévenir de suite, certains préfèreront la nouvelle couverture, et d’autres préfèreront l’ancienne, que voici :

Aussi, dans ce billet, je vais vous expliquer pourquoi j’ai décidé d’en changer, et ce qui peut intéresser ceux d’entre vous qui sont auteurs auto-édités, comment nous avons construit ensemble cette nouvelle couv.

Lorsque Guillaume Petit-Jean, mon coach, m’a parlé d’un ami à lui qui souhaitait devenir illustrateur, je me suis dit que j’allais le contacter pour mes couvertures. L’écriture étant une activité solitaire, qu’y a-t-il de mieux que de partager son travail avec quelqu’un qui se lance lui aussi ?

J’ai donc contacté Julien Lesne et nous avons discuté. Nous nous sommes très bien entendus. Il faut dire qu’un détail a facilité les choses : Guillaume lui avait offert Aztèques : Harem et il avait aimé. Il était très motivé pour en faire la couv.

Julien m’a donc proposé plusieurs drafts qui nous ont permis d’affiner nos idées. Dans l’ancienne couverture, Ameyal était (des)habillée en guerrière sexy, elle se tenait debout devant la jungle avec une lance stylisée à la main. Elle était belle et attirante, son regard énigmatique invitait à la rencontre, mais l’image était bien trop statique par rapport à l’histoire.

Aztèques : Harem est une véritable course contre la montre. La mort peut frapper à chaque instant. Il fallait que le personnage d’Ameyal illustre cette idée. Nous avons donc décidé de la montrer de face, comme si elle courait vers le lecteur, un couteau d’obsidienne dans les mains, ce qui correspond à la fois à la course d’Ameyal pour retrouver son père lors de l’attaque de son village, et au moment où elle tente de gagner le palais de Sept serpents, sur la grand-place de Teotitlan, afin d’être affranchie comme le permet la tradition Aztèque.
Pour augmenter l’impression de vitesse et de précipitation, Julien a proposé d’incliner l’horizon.

Ensuite s’est posée la question de l’arrière plan, et nous avons très vite opté pour les pyramides et les pictogrammes pour symboliser le monde Aztèque. Mais ce n’était pas tout : il nous fallait un ou une antagoniste. Nous avons tour à tour pensé à Celle qui s’habille de sable ; la favorite, à Tene ; la mère du Maître et donc Maîtresse du harem, à Coatzin ; l’imprévisible seconde épouse.
Finalement, nous avons opté pour un personnage masculin, le prêtre de Tlaloc (dieu des tempêtes), pour plusieurs raisons. D’abord, la présence du masculin, opposé au féminin, permet d’établir une polarité. Ensuite, Ameyal rencontre le prêtre de Tlaloc à deux reprises : lors d’une cérémonie le jour de son arrivée à Teotitlan, et lors de la cérémonie rendue à Tlaloc lorsque la pluie revient à Teotitlan, c’est à dire à deux moments clés de l’histoire. Et ce prêtre, représenté selon une structure pyramidale, symbolise la grande pyramide de Teotitlan, c’est à dire la ville elle-même, et ses deux mains levées au ciel représentent la puissance, l’emprise, le fanatisme à l’égard de cette religion omniprésente qui régit le monde Aztèque.

Pour les couleurs, nous avons opté pour un gris crépusculaire, qui évoque la tempête qui se lève à la fin du roman, ainsi que le rouge qui symbolise le soleil couchant, les flammes qui dévorent le village d’Ameyal et le sang qui coule, témoin des sacrifices comme des violences qui régissent la civilisation Aztèques.

Enfin, vous pouvez voir un aigle voler dans le ciel. Il symbolise l’espoir, et évoque la lignée royale d’Ameyal en tant que fille de l’Aigle, destinée à s’envoler elle-aussi. En effet, comme le lui a prédit le devin Collier d’étoiles, sa destinée n’est-elle pas de commander aux hommes ?

Voici donc le résultat :

Pour conclure, je dirais que je suis très heureux de travailler avec Julien. Quelqu’un qui a été emporté par l’histoire d’Aztèques et qui est motivé pour illustrer toutes les saisons de la série. Que pourrais-je demander de plus ?

Nous sommes en train de préparer la couverture de mon nouveau roman : La Croisée des Mondes, et je trouve que son pinceau s’améliore chaque jour. Les drafts qu’il m’a envoyés nous permettent de réfléchir aux symboles que nous voulons y placer, et ce qui est encore plus magique, c’est qu’en discutant ensemble, nous réalisons que le texte nourrit son dessin et que son dessin nourrit le texte.

Pour en savoir plus sur Julien :
Après dix ans dans l’administration, Julien décide de tout arrêter pour vivre de sa passion : le dessin. Il se forme pendant deux ans, et signe sa première couverture de roman en 2017. Depuis lors, il travaille comme illustrateur et développe d’arrache-pied son premier projet BD en tant que scénariste et dessinateur. https://lloyken.artstation.com

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout 😀
J’espère que ce billet vous a apporté. N’hésitez pas à liker ou poster un commentaire sur votre expérience personnelle.

L’autoédition : un cercle vertueux pour les auteurs, les lecteurs et la langue française

Lors de la remise des prix des Plumes Francophones le 5 octobre 2017 a été organisée une table ronde sur le thème : « L’autoédition : un cercle vertueux pour les auteurs, les lecteurs et la langue française ».

 

Table ronde

L’objectif de cette table ronde était de présenter l’évolution de l’auto-édition tant au niveau de la perception des lecteurs que de celle des auteurs.
Elle s’appuyait sur deux études menées cet été : l’une auprès des grands lecteurs Babelio (4500 répondants), l’autre auprès des auteurs KDP (1000 répondants).
Le débat été animé par Ainara Ipas, Manager KDP France, et les intervenants étaient Guillaume Teisseire, Cofondateur de Babelio, Gabrielles Desabers, auteure KDP, Stephie, auteure publiée chez Mazarine et blogueuse des Mille et une frasques.

Je vous propose de découvrir les résultats des deux études dans l’ordre dans lequel ils ont été abordés en notre présence.

Babélio :
— Selon l’étude Babélio, près de la moitié des lecteurs interrogés lisent auteurs traditionnels et auto-édités sans faire la distinction entre ces types d’auteurs.
— 4% des lecteurs ne lisent que du numérique, 52% sont des lecteurs « mixtes » : papier et numérique, et 15% des lecteurs papier sont prêts à essayer le livre numérique.
— Le principal obstacle au passage numérique est le fait de lire sur un écran.
— Le principal avantage perçu de la lecture numérique est la capacité de stockage. Ensuite nous avons : le rétroéclairage, les fonctionnalités, la lecture d’extraits, l’accès aux livres gratuits (dont ceux du domaine public) ou épuisés.

— Pourquoi les lecteurs s’intéressent-ils à l’auto-édition ?
1. Permet de révéler de nouveaux talents
2. Élargissent le choix de lecture
3. Liberté totale d’écriture et de ton
4. Moins chers que les autres
5. Auteurs auxquels les lecteurs peuvent s’identifier plus
6. Autres raisons : auteurs connus personnellement, plus accessibles (réseaux sociaux, mails, salons), auteurs qui perçoivent une meilleure rétribution, donner leur chance aux nouveaux

— 77% des lecteurs qui n’ont pas lu d’indépendants n’en ont simplement pas eu l’occasion. Ensuite les raisons invoquées sont le manque de confiance dans la qualité des ouvrages autoédités, et le fait de préférer se fier aux choix des maisons d’édition.

— Quels sont les principaux modes de découverte des livres pour les lecteurs ?
1. Notes et commentaires des lecteurs
2. Conseils des proches
3. Articles ou chroniques
4. Réseaux sociaux
5. Prescriptions du libraire

KDP :
— Sondage KDP : 1/5 des auteurs KDP ont été contactés par un éditeur ou un producteur audiovisuel.

Babélio :
— 2/3 des lecteurs écrivent ou aimeraient écrire
— Top 3 des régions qui ont la plus grande propension à écrire : Corse (75% des corses voudraient écrire), Paca et Normandie.

— Quels sont les freins à l’écriture :
1. 46% des lecteurs s’estiment illégitimes : « qui suis-je pour estimer pouvoir écrire ? »
2. 41% manquent d’inspiration
3. 32% n’en ont pas envie
4. 30% manquent de temps (ce à quoi les auteurs répondent que quand on commence, on finit par trouver le temps !)
5. Ignorance des codes ou des circuits d’édition

— les auteurs choisissent l’autoédition principalement pour la liberté, le contrôle de toutes les étapes de création du livre, la rapidité de publication, l’accessibilité partout dans le monde et le taux de redevance.

KDP :
— 60% des auteurs KDP écrivent pendant leur temps libre (Selon Alice Quinn, auteure hybride : « si on écrit une page par jour, à la fin de l’année on a 365 pages »).

— Pourquoi les auteurs ont-ils choisi KDP ?
1. 40% citent la rapidité de publication : 24H/72H selon le format ebook/papier
2. 25% citent l’accès aux lecteurs du monde entier
3. Possibilité d’imprimer le livre à la demande (possibilité d’obtenir des épreuves et copies d’auteur)
4. ?
5. Gros taux redevance : de 35 à 70% du prix HT des livres (réponse qui arrive en cinquième position avec moins de 10% de réponses, ceci étant certainement dû à la « pudeur française » à parler argent).
NdA : à titre de comparaison, l’édition traditionnelle propose des royalties allant de 3% à 20% seulement.

— Plus de 50% des auteurs KDP font appel à des compétence extérieures pour achever leur livre : correcteurs, bêta lecteurs, marketeurs
— 85% d’entre eux assurent la promo de leurs livres eux-même sur les réseaux sociaux, blogs etc.
— 2/3 des auteurs KDP estiment que l’autoédition a changé leur vie : à titre exemple, Gabrielles Desabers estime pouvoir vivre de l’écriture.
— Le Top 100 des Livres Amazon est composé à 40% d’auteurs indés !

Selon Slimane Zeghidour, rédacteur en chef de France 5, l’arrivée de l’autoédition est une révolution comparable à l’invention de l’imprimerie.

Amis auteurs aux Plumes Francophones

Je suis très heureux de vivre cette révolution avec les autres auteurs KDP !

Suite à la table ronde a eu lieu la remise des Prix des Plumes Francophones à :
Lucas Tahtieazym
Nabil Benali
Un grand bravo à eux !

Lucas Tahtieazym, prix du public


Nabil Benali, prix du jury

J’espère que cet état des lieux vous a apporté.
N’hésitez pas à liker et commenter 🙂

Super Writer Tips : comment exprimer la peur, la joie, la tristesse

En tant qu’auteur, vous voulez donner des émotions aux lecteurs. Je vous conseille de montrer plutôt qu’expliquer.

Pour quelle raison ?
Expliquer nécessite de passer par l’intellect, ce qui peut faire sortir le lecteur de l’histoire. Montrer, au contraire, signifie parler des sensations. Cela permet au lecteur de ressentir la même chose que le héros et facilite son immersion.

Voici plusieurs listes des expressions que vous pouvez utiliser pour donner des sensations à vos lecteurs.

Attention, ne pas se répéter est important, mais il faut garder à l’esprit qu’une réaction à un stimulus est propre à un personnage en particulier et sert à le caractériser. Par exemple, dans Aztèques, Ameyal ressent la peur par : la gorge sèche, le cœur qui s’accélère, le corps qui tremble, etc. Mais ces réactions sont propres à elle-même, c’est à dire qu’elle aura toujours le même type de réactions face à un stimulus entraînant la peur, et qu’un autre personnage aura des réactions différentes qu’il faudra définir et respecter du début à la fin de l’histoire pour éviter les contresens.

1. Exprimer la peur :

cœur : s’accélère, bat à tout rompre, résonne aux oreilles

sang : se glace

cheveux : se dressent sur la tête

corps : se raidit, secoué de frissons, de tremblements, frissons parcourent le dos/l’échine, sueur perle sur le front, transpiration, glacé, vague de froid le traverse/parcourt

verbes : tressaillir, trembler, se pétrifier, se figer, ne plus arriver à respirer, blêmir

mains : moites, tremblantes

chair : chair de poule

bouche : aucun son ne sort de la bouche

adjectif : livide, blême, pâle

dos : se glacer, froid dans le dos

jambes : vacillent, coupées, se ramollissent, prendre les jambes à son cou

pupilles : se dilatent

dents : claquent

gorge : sèche, nouée

respiration : se coupe

 

2. Exprimer la joie :

visage : sourire, pleurer de joie

cœur : saute de joie

sourire : s’épanouit sur les lèvres, fleurit sur les lèvres, éclaire/illumine le visage, apparaît, se dessine, erre sur ses lèvres, s’épanouit, s’esquisse, rayonne

corps : sensation de chaleur qui nous gagne

joues : se rehaussent

bouche : s’ouvre

 

3. Exprimer la tristesse :

visage : traits affaissés, teint blême

regard : terne, sans éclat, douloureux, baissé, tourné vers le sol

adjectif : morne

corps : épaules affaissées

 

4. Exprimer la surprise :

yeux : s’écarquillent

bouche : s’ouvre, s’entr’ouvre

sourcils : se relèvent, se haussent

 

5. Exprimer la colère :

regard : fixe

visage : fermé, renfrogné

sourcils : se serrent

mâchoire : se serre

 

6. Exprimer le dégoût :

yeux : se plissent, se rétrécissent

visage : se mue en grimace

 

J’espère que ces expressions vous aideront et vous permettront de faire vivre des émotions à vos lecteurs et de ne pas vous répéter.

Si d’autres expressions vous viennent en tête, n’hésitez pas à les poster pour que j’enrichisse ce billet. De même si vous connaissez des livres ou sites internet qui traitent de ce sujet !

 

Aztèques participe à l’opération #ClichyPlage lancée par #Amazon !

Il y a quelque jours, je recevais un mail d’#Amazon #KDP France, qui illuminait ma journée (et même mon été 😉 ).

Dans ce mail, j’apprenais que Aztèques : Harem participerait à l’opération #ClichyPlage.

Qu’est-ce que #ClichyPlage ?
Dans le cadre de son programme de soutien à la communauté de Clichy où sont implantés ses bureaux, #Amazon est partie prenante de l’opération Clichy Plage, espace de détente et de loisirs conçu par l’équipe municipale pour les habitants de la ville n’ayant pas la chance de partir en vacances, du 8 juillet au 20 août.

La participation d’Amazon a pris la forme d’un espace culturel où sont notamment mis à disposition des livres consultables sur place, et aucune contrepartie financière n’est demandée aux lecteurs ou à la ville de Clichy.

Aztèques : Harem, fait partie des livres proposés à la lecture.
Ameyal rejoindra ainsi de grands noms de l’auto-édition et de l’édition hybride  tels que Rosie Maldonne, Angel et Marie ainsi que d’autres héros « présents » au Salon du livre de Paris 2017 (pardonnez le fait que je ne cite que quelques noms ; je ne connais pas les autres !).

C’est pour moi un grand honneur et une grande joie que le livre soit ainsi présenté au public par Amazon.
Depuis le Salon du Livre de Paris 2017, Aztèques a ainsi été mis en avant par Amazon conformément au prix remporté lors du Speed Dating de l’auto-édition, ce qui a permis de faire découvrir le livre à des centaines de lecteurs.
L’inclure dans l’opération Clichy Plage permettra à d’autres personnes de voyager tout en restant sur place 😉

Pour profiter de l’espace de détente et de loisirs, il vous suffit de vous rendre :

Piscine municipale Gérard Durant
34, rue Valiton
92110 Clichy

En avril dernier, Amazon organisait déjà dans le parc Salengro de Clichy une opération baptisée « bibliothèque éphémère », en partenariat avec la ville, à laquelle ont participé les enfants des centres de loisirs. Le principe était simple : chacun venait avec un livre pour l’échanger contre un autre.

Je salue ici le soutien d’Ainara et son équipe pour les auteurs hybrides et indépendants qui, comme moi, doivent trop souvent s’extraire de leurs histoires pour revêtir la casquette de l’éditeur ou du marketeur et promouvoir leurs livres.
Je vous souhaite à tous un bel été 🙂

Aztèques : chronique de « Livre et Évasion »

Un grand merci à Éloïse pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Livre et évasion

 

Résumé :

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.

Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.

Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

 

—D’où te viennent ces yeux verts ? Je n’ai jamais vu cela chez personne.

—Mon père m’a dit qu’ils viennent de l’océan, Maîtresse.

—De l’océan ? ricane la vieille femme. Les lèvres sèches de Tene se retroussent. Ameyal écarquille les yeux. Ses dents, incrustées de pierres précieuses, jettent des reflets colorés.

J’ai gagné ce livre dans un concours sur Facebook et je remercie Eric Costa de m’avoir permis de découvrir son livre.

On entre ici dans un univers très rarement utilisé : celui des Aztèques, avec leurs traditions et leurs coutumes. On suit l’histoire d’Ameyal, fille du chef du village qui a été brûlé lors d’une rafle. Ameyal, enlevée par les Aztèques, se voit devenir esclave de l’extérieur. Mais ses ambitions vont beaucoup plus loin : elle souhaite entrer au Harem pour rencontrer le fameux Maître qui règne sur celui-ci.

On découvre avec elle tous les complots qui peuvent exister dans une société où un seul règne et où tout le monde veut s’accorder les faveurs du Maître. Mensonges, trahisons, meurtres : tout est permis pour avoir la place de favorite.

J’ai adoré cet univers et cette ambiance à la Game of Thrones, ou encore Reign. D’habitude je regarde les séries de ce genre d’univers, mais le lire, c’est encore mieux. On rentre complètement dans le livre, je n’arrivais plus à lâcher le livre. Je voulais tellement savoir comment Ameyal allait réussir à concrétiser ses ambitions. Jusqu’à cette dernière phrase de la dernière page. Qui remet tout en doute. Et le suspens jusqu’au prochain tome : j’adore.

Merci Eric Costa pour cette fabuleuse découverte et j’attends le tome 2 avec impatience, j’irai m’empresser de l’acheter dès sa sortie.

Réalités Invisibles : chronique de « Fais moi peur »

Un grand merci à manue pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : fais moi peur

 

Affaire n°311: « Réalités invisibles » de Eric Costa.

Meurtrier: Eric Costa

Victime: Réalités invisibles

Taille de l’arme: grand format

Type d’arme: auto-édition

Nombre de pages que contient le rapport d’enquête: 139
Prix de la caution versée: 9 euros 99
Contacter le meurtrier: Son facebook

Dossier ouvert le: 29 mai 2017 – 

fermé le: 31 mai 2017

Publié par Manue Gioanni à 20:15

Affaire n°311: « Réalités invisibles » de Eric Costa.

 

Informations relatives à l’enquête: Je remercie l’auteur pour l’envoi de son roman. Je lui ai fait une demande via le site Simplement et j’ai eu la chance qu’il ait accepté.

Résumé de l’enquête: Laissez-vous happer par l’étrange, l’occulte et l’insolite le temps de six nouvelles.
Suivez Marion lorsqu’elle découvre une mystérieuse chenille bleue.

Explorez un manoir dont les murs semblent changer de place.
Accompagnez Alzius dans une forêt peuplée de voix étranges.
Voyagez toute une nuit dans les souvenirs d’Alex…


Quelques lignes de rapport d’enquête: /

Mes conclusions sur le meurtre:

La nouvelle « Hôtel Wolff » est assez intéressante au niveau des idées. Le lieu est assez commun, tout le monde est déjà allé dans un hôtel donc on peut facilement s’imaginer que les situations de l’histoire peuvent nous arriver. Je ne me suis pas imaginée une seconde cette fin avec ce retournement de situation. Jusqu’à la conclusion je ne savais pas vraiment où l’auteur voulait en venir avec ces situations mais il cache bien son jeu. Au final s’il tire les ficelles de ses personnages en les manipulant à sa guise il en fait de même avec nous, lecteurs.
Les idées sont intéressantes, recherchées mais selon moi, pas assez approfondies. Je pense que la nouvelle aurait pu être plus longue et donc plus approfondie.
En ce qui concerne les descriptions, pour les lieux il y en a suffisamment pour que l’on arrive à s’imaginer l’ensemble, même si je pense qu’Eric Costa aurait pu en rajouter à certains moments. Ce qui m’a par contre dérangée c’est le manque de détails concernant les personnages. Malheureusement je ne suis pas arrivée à me les imaginer. Je n’ai pas non plus réussi à ressentir leurs émotions… L’auteur devrait vraiment revoir cette partie de l’histoire pour que cette dernière soit plus vivante et que l’on arrive à se mettre dans la peau des protagonistes.
La fin est surprenante, on ne s’y attend pas du tout. C’est une fin ouverte qui nous permet de nous poser plusieurs questions. Autant je me pose beaucoup de questions sur le futur de ce personnage, autant j’aurais envie de savoir ce qu’il est devenu…

La nouvelle « Solitaire » est assez surprenante et déstabilisante. Personnellement il y a pour moi trop de non dits. L’auteur ne nous dévoile pas tout et finalement cette nouvelle est selon moi pas aboutie malheureusement. Pourtant l’histoire commençait bien et me semblait vraiment originale. Jusqu’à la fin… et le retournement de situation. Malheureusement c’est à ce moment-là que j’aurais voulu avoir certaines explications qui ne sont pas présentes.
Concernant les descriptions, que ce soit des lieux, des personnages ou de leurs ressentis, il n’y en a malheureusement pas assez pour que je sois arrivée à m’imaginer l’ensemble de la nouvelle.
De plus, elle est assez courte ce qui est selon moi un peu dommage… J’ai eu l’impression que l’auteur n’avait pas eu envie ou le temps de finir cette nouvelle. Pourtant l’idée de départ était intéressante, mêlant vie quotidienne et thriller soft et j’aurais vraiment apprécié en savoir davantage.
La fin m’a déstabilisée et je me suis demandé pourquoi l’auteur s’était arrêté à ce moment-là… Je pense qu’il aurait pu continuer et nous faire vraiment partager le quotidien de ce personnage peu commun.

« Eclosion » m’a beaucoup plu, c’est une nouvelle aboutie et un thriller soft vraiment intéressant. On y découvre le quotidien d’une jeune fille qui va petit à petit se transformer en cauchemar.
Je n’avais encore jamais lu d’histoire de ce genre ! C’est donc une très bonne chose. Je serais curieuse de découvrir cette nouvelle sous la forme d’un roman plus long et qui se déroulerait, pourquoi pas, sur plusieurs mois.
Les idées s’enchainent bien et les retournements de situations ne sont présents que lorsque c’est nécessaire.
En ce qui concerne les descriptions, si l’auteur décrit très bien l’animal il en oublie de décrire la jeune fille… Pour ce qui est des émotions elles sont décrites mais auraient pu être un peu plus précises. Elles sont tout de même présentes contrairement aux précédentes nouvelles.
Ce qui est un petit peu dommage c’est que l’auteur oublie complètement de nous dire si la nouvelle se passe en quelques heures, une journée ou plusieurs jours. Cela aurait pu être intéressant d’indiquer les heures pour que le suspense soit encore plus présent.
La fin est surprenante, c’est tout de même une nouvelle entièrement finie, avec une pointe de suspense comme on peut en trouver dans la plupart des thrillers.

Celle que j’ai sans doute le moins appréciée est la nouvelle « Le refuge ». Il y a selon moi trop de non-dits. Je ne suis pas arrivée à entrer dans cette histoire et à m’imaginer les situations et les réactions des personnages. L’auteur passait trop rapidement d’une situation à une autre et au final je me suis parfois demandé comment le protagoniste était parvenu à cette situation.
Certaines idées sont originales mais selon moi c’est l’ensemble de la nouvelle qui n’est pas assez approfondie et je trouve cela un peu décevant.
Les personnages manquent de descriptions ce qui fait que je ne suis pas arrivée à m’imaginer leur physique ou ce qu’ils pouvaient vraiment éprouver devant de telles situations.
La fin est selon moi un peu trop floue… on ne sait pas vraiment ce que deviennent les personnages ni ce qui va se passer ensuite pour eux…

Contrairement à la précédente j’ai beaucoup apprécié la nouvelle « Le manoir ». Le suspense est présent tout au long de l’histoire et même ensuite.
Les idées sont intéressantes mais j’ai eu l’impression qu’Eric Costa n’allait pas assez au fond des choses, comme s’il se freinait dans son écriture ce qui est un peu dommage et frustrant. J’aurais vraiment voulu découvrir ce manoir si particulier, me promener dans les couloirs, entrer dans les pièces pour y découvrir des choses et ressentir l’angoisse monter pour le protagoniste mais aussi pour nous en tant que lecteur. Malheureusement je me suis plus sentie spectatrice qu’actrice et c’est un peu frustrant.
Les descriptions des lieux, et surtout des sentiments du personnage ne sont pas assez mis en valeur. Il y en a mais pas assez selon moi.
J’ai bien apprécié le fait qu’il n’y avait pas beaucoup de dialogues, cela crée une sorte d’enfermement que l’on ressent un peu à certains moments.
La fin est surprenante et on se pose beaucoup de questions concernant le futur de l’homme. C’est vraiment au lecteur de s’imaginer un épilogue. Certains lecteurs apprécieront, d’autres peut-être un peu moins…

La dernière nouvelle « Fréquence 24 » est ma préférée. Les idées sont vraiment intéressantes et l’auteur arrive dans l’ensemble à nous faire partager les quelques heures d’angoisse de son personnage.
Certains passages auraient mérité d’être un peu plus développés mais dans l’ensemble l’auteur nous fait facilement entrer dans son univers.
Les retournements de situation ne sont pas très nombreux ce qui est une bonne chose surtout pour une nouvelle. Les idées s’enchainent bien mais vont parfois un petit peu trop vite. Je pense que l’auteur auraient pu les faire durer plus longtemps… il y aurait eu tellement à dire sur ce genre de situations.
Cela aurait pu être bien aussi d’ajouter les heures pour alourdir le suspense et faire remarquer aux lecteurs si les évènements durent longtemps ou pas. Dans ce genre de récit les heures peuvent apporter beaucoup.
La fin est selon moi trop floue. On ne sait pas ce que sont devenus les personnages et j’aurais vraiment voulu en savoir davantage sur eux. C’est un peu le petit point faible des nouvelles, mais celle-là aurait, selon moi, pu durer un peu plus longtemps.

En résumé, un recueil de nouvelles assez variées, traitant de thèmes divers et pour certains assez originaux. Je pense que tout le monde trouvera au moins une ou deux histoires qui lui plairont.