Comment structurer une scène :

La semaine dernière, nous avons vu comment structurer une histoire. Et bien la bonne nouvelle, c’est que chaque scène de votre récit peur se structurer également.

La scène est une unité de lieu, de temps et d’action. Elle est ce qui, une fois assemblé, compose une séquence, qui compose elle-même un chapitre ou un épisode. Pensez à un chou romanesco ou encore à une fractale : lorsque vous zoomez dessus, vous retrouvez la même structure. Et bien voilà, après la structure de l’histoire, vous tenez la structure de la scène.

À quoi peut vous servir de penser l’histoire en terme de scènes ?
— Tout d’abord, apporter de la clarté à votre histoire. Pouvoir vérifier que tout se déroule de la meilleure manière possible, avec des étapes logiques et pertinentes pour votre protagoniste.
— Ensuite, il s’agit pour moi d’un très bon outil à la réécriture, car il vous permet de découper chaque partie de votre récit pour pouvoir le retravailler en tourte efficacité.

Pour apprendre comment réécrire vos scènes, je vous invite à étudier Comment écrire des scènes en 21 jours : plus captivantes, plus originales, plus réussies, d’Anaël Verdier :

Pour vous montrer les différentes façons de structurer une scène, je partage avec vous ce schéma élaboré par Ostramus.

Alors bien-sûr, tout comme la structure d’histoire, la structure de scène est un outil. Vous pouvez tout à fait choisir de ne pas l’utiliser et réaliser quand même de très bonnes scènes. Mais cet outil peut vous aider à ajouter la petite touche qui fera d’une bonne scène une scène d’anthologie !

Si vous avez des questions, n’hésitez pas, j’essaierai d’y répondre.
N’hésitez pas à partager sur votre blog, les réseaux sociaux ou autres.
D’ici là, je vous souhaite bonne lecture et bonne écriture !

Interview de Fans de nouveaux auteurs

Le 5 décembre 2017, j’ai eu l’occasion d’être invité à une journée d’interview sur la page Facebook du groupe Fans de nouveaux auteurs. Le concept est très intéressant car elle a lieu en live et tout le monde peut poser les questions qu’il souhaite.
J’ai retranscrit ici l’interview qui explique entre autres pourquoi j’écris, depuis quand, comment, qui évoque la genèse de la sage Aztèques et d’autres choses encore.
Bonne lecture !

« Début de l’interview :

Maité Pasero : Administratrice du groupe Fans de nouveaux auteurs :

#unlivre#unjour
La vingtième et une ième

Bonjour les fans.
Aujourd’hui, nous recevons Eric Costa.
Vous pouvez lui poser des questions en commentaire. N’hésitez pas.

Aztèques - Harem Eric Costa

Maité Pasero : Bonjour Eric Costa. Sois le bienvenu dans cette rubrique

Bonjour Maité, bonjour à toutes et à tous, merci de m’accueillir parmi vous

— Peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Disons que je suis un grand rêveur qui essaye de garder les pieds sur terre !
Dans la « vraie vie » je travaille dans le monde de l’aviation

— Dans l’aviation… C’est déjà un peu être dans les nuages Eric

— L’écriture est elle une passion, comment t’es venu l’envie d’écrire ?
Oui l’écriture est une passion, dans le sens où elle me manque si je n’écris pas un jour. Dans celui où je ne vois pas le temps passer et ou elle me fait vibrer.
Parfois, lorsqu’on écrit, quelque chose se passe, on devient le premier lecteur ou observateur de la scène qu’on est en train d’imaginer. Comme si on était un canal relié à quelque chose d’universel qui passe à travers nous. Les doigts ont du mal à suivre sur le clavier. Les larmes coulent ou on rit malgré nous. Voilà pour moi le nirvana de l’écriture.

J’espère que je ne passe pas pour un illuminé si d’autres auteurs peuvent partager leurs impressions je suis preneur !

 
— C’est ton premier livre, et te voilà déjà primé. T’attendais tu à une telle réussite ?

 Lorsque je suis monté au salon du livre de Paris avec des exemplaires d’Aztèques dans ma valise, je dois dire que je riais un peu de moi-même !
« Mais qu’est-ce ce que tu espères avec tes livres, toi qui ne connais pas plus de gens au SDL qu’à Tahiti … que Gallimard te repère et te publie ? »
J’avais l’impression d’être un ersatz de Rastignac, du genre « à nous deux, Paris » et en même temps je trouvais ça drôle.
« Il n’y a que les folies que l’on ne regrette jamais », a dit l’ami Oscar, et je suis entièrement d’accord avec lui.
J’ai suivie une formation longue et excitante en dramaturgie où j’ai beaucoup appris. J’ai travaillé.
Je me suis dit « pourquoi pas ? »

Séverine Vialon : Est-ce un roman pure fiction ou pourrait-il être considéré comme historique ?
Ce roman raconte l’histoire d’un personnage imaginaire dans un cadre historique qui représente pour moi l’un des plus grands moments de l’histoire : la rencontre entre l’ancien et le nouveau monde.

— Valérie Bel : Coucou Eric, comment t’es venu l’idée de cette saga ? Pourquoi le monde aztèque ? Et pourquoi une héroïne féminine, toi qui es un homme ?
Bonjour Valérie, merci pour ces questions !
Je voulais écrire une histoire sur plusieurs tomes dans un univers médiéval qui n’ait pas été trop « creusé », l’idée étant d’avoir plus le temps de développer des intrigues et des personnages que dans un unitaire.
Lors de mes recherches, une amie m’a parlé de l’existence du « tribut » aztèque, c’est à dire de l’impôt que devaient payer les cités-état à la capitale de l’Empire aztèque.
Elle a ajouté que des razzias pouvaient avoir lieu dans les villages environnants pour le constituer.
Une histoire m’est alors venue à l’esprit : celui d’une jeune fille de chef arrachée à son village et plongée dans un nouveau monde, le tout étant lié à la constitution du tribut.
Sa lignée, son caractère et les épreuves traversées forment le socle d’un besoin de réparation, voire de vengeance, le tout étant mêlé à son ambition personnelle.

 J’aime les héroïnes féminines notamment car elles ne peuvent jouer les gros bras comme Conan. Elles sont à la fois plus fortes et plus fragiles.

Cela me force à chercher des solutions plus fines, plus creusées que ce que je ferais avec un héros masculin.
Dans une tentative d’ascension vers le pouvoir dans une société patriarcale telle que celle des Aztèques, une femme va éprouver plus de difficultés qu’un homme, et c’est ce challenge qui m’intéresse.
Le conflit étant plus élevé, il devient plus intéressant.
— Valérie Bel : Et c’est réussi : ton héroïne a une forte personnalité, tout en laissant transparaître une certaine sensibilité. C’est un joli mélange
Merci !
— Malia Rigazzo : Bonjour Éric, as-tu un nouveau projet de roman ?
Bonjour Malia, merci pour ta question ; en effet je travaille sur la suite d’Aztèques, à paraitre ce mois-ci, sur un roman de type action/young adult ainsi que sur un roman écrit à quatre mains avec un ami, que je classerais en « littérature blanche cynique et déjantée ».
Donc trois projets dont le plus gros est Aztèques !

— Isabelle Piraux : Bonjour Éric Eric, quand trouves tu le temps d’écrire et à quelle fréquence ?
Merci Isabelle pour ta question : j’ai choisi un métier qui me permet de travailler en horaires décalés pour pouvoir écrire.
J’écris chaque jour, une grande partie de mon temps libre lorsque je suis en repos, et souvent durant mes pauses au boulot.Voir plus
J’aime la définition du succès de Earl Nightingale :
L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes et texte

Le succès, c’est de faire un pas chaque jour vers la réalisation de ses objectifs. Donc même une phrase, un mot, c’est déjà avoir du succès 😉

— Amélieb auteur : Hello ! Etre Lauréat a-t-il changé quelque chose? Vente? Visibilité? Contact?
Bonjour Amélieb, oui bien sûr. Je dirais d’abord que ce qui change quelque chose, c’est de sortir de sa tanière d’auteur et se montrer au grand jour.
Par exemple, personnellement, je pense que monter au salon du livre de Paris peut déjà changer quelque chose.
Rencontrer les auteurs comme Valérie, qui faisait partie du jury du speed dating Amazon.
Rencontrer les membres Amazon. Assister à des conférences sur l’auto édition.
Tout ça change quelque chose.
Eric Costa Être lauréat, c’est encore mieux, car cela te permet de mettre en place une relation avec les membres Amazon qui t’aident et te mettent en avant avec une offre éclair.
Eric Costa Donc vente oui (plus de 530 pour ma part en offre éclair)
Visibilité : oui, le temps de l’offre et grâce au bandeau.
Contact, ça c’est surtout dû au fait d’être allé vers les auteurs et les membres Amazon, et c’est un oui également, j’ai rencontré des gens géniaux et nous sommes restés en lien, ce qui est particulièrement bien pour un auteur qui travaille plutôt seul
Amélieb Auteur oui, c’est dur de sortir de sa tannière, mais on y trouve que du bon dehors ! C’est très enrichissant de partager son expérience et d’apprendre des autres ! Merci pour ce retour d’expérience !

Amélieb entièrement d’accord, merci encore pour tes questions

Aloisia Nidhead : Bonjour Eric, je vois que tu as plusieurs projets en cours, tout en travaillant à côté. Je te tire mon chapeau ! Comment réussis-tu à gérer tes différents projets ? Tu passes de l’un à l’autre facilement ?
Bonjour, Aloisia, et merci !
Il m’est arrivé de les travailler tous à la fois, mais dans des phases de finition c’est plus délicat, car il faut tout avoir en tête tout le temps.
Je les aborde donc en séquence en ce moment.
Je repense à un sculpteur qui m’a dit un jour qu’il devait travailler quatre ou cinq statues à la fois car sinon il ne voyait plus rien. Je pense que c’est pareil en écriture. Passer de l’un à l’autre peut permettre de laisser reposer et d’y voir plus clair, de revenir à un projet avec plus d’envie, de faire en sorte que les œuvres se nourrissent l’une l’autre.
Donc je dirai suivant la phase, avancer sur plusieurs front en parallèle ou se concentrer essentiellement sur l’un d’entre eux dans les phases critiques !
Aloisia Nidhead Merci pour la réponse Eric.
Personnellement j’ai beaucoup de mal à travailler sur deux projets en même temps. J’ai toujours peur de me disperser. Mais il faudrait que je tente l’expérience !
Aloisia super si ça t’a aidé
Maité PaseroAdmin du groupe : Eric, as tu passé du temps à faire des recherches historiques pour écrire ton livre ?
Oui, j’ai lu et visionné tout ce que je pouvais (et ça continue) sur les aztèques, mayas, incas, conquistadors. Je me suis aperçu qu’il y a assez peu de romans sur ce sujet, et les connaissances que l’on a sur ces civilisations disparues sont plutôt lacunaires.
Idéal pour un romancier qui adore imaginer comment combler les vides !
Maité PaseroAdmin du groupe Eric combien de temps as tu mis pour l’écrire ?
Euh… 2 ans ! (Mais ça n’a pas été continu, la vie n’étant pas toujours, comme chacun sait, un long fleuve tranquille )
Pour la suite je me suis fixé environ six mois par livre. Il faut le temps de la première version, celle écrite « avec les tripes ». Puis du repos pour revenir avec un oeil neuf (cf. Écriture, de Stephen King). Puis la réécriture (celle écrite « avec la tête ») qui pour moi est le passage le plus long.
Pas facile dans un monde où tout pousse à la conso !

Vanaly Nomain Bonjour Maité Pasero, bonjour Eric Costa, quelles sont tes sources d’inspirations littéraires?

J’ai un gros gros faible pour Tolkien, Poe, Stephen King, Lovecraft.
J’aime tout ce qui ouvre sur des explications autres que celles que nous donnent les scientifiques occidentaux (dont je fais moi-même partie en quelque sorte, en temps qu’ingénieur)

C’est en partie la raison pour laquelle j’ai choisi les Aztèques, qui représentent un monde réel, un environnement tangible et historique sur lequel planent des croyances, des mystères, des dieux trop nombreux pour être nommés, des guérisseurs, des devins et autres sorciers.

Le tout étant laissé à la libre interprétation du lecteur.
Ameyal y croit, elle.

Le dernier livre qui m’a marqué est L’attrape-Coeurs, de Salinger. Comme son héros Holden Caulfield, Ameyal va apprendre comment passer de l’enfance au monde adulte, au fil des épreuves et avec l’amour comme solution (au sens large du terme).
D’ailleurs, Vanaly, je n’ai pas encore lu ton livre Emulsion, qui est dans ma pal, mais je pense qu’on a des goûts en commun et que je vais l’adorer

Vanaly Nomain C’est très intéressant

Vanaly Nomain Arrives tu à lire lorsque tu es en phase d’écriture?

Question très pertinente qui concerne tous les auteurs !
C’est jamais évident.
Le temps ne peut s’étirer à l’envi, et la construction d’un roman en nécessite tellement.
Par contre oui, je lis chaque soir avant de m’endormir. Pour le tome 2 à paraître, je lisais (et lis encore) des récits Aztèques pour m’immerger totalement, en recherchant cet état où tout « coule » naturellement sans que cela donne une impression de « forcé » à la lecture.
Ensuite, j’ai attaqué les témoignages de conquistadors qui me permettent de mieux voir les différences entre les amérindiens et nous à cette époque.
Donc je dirais oui, et même que la lecture pendant l’écriture peut servir l’écriture et la créativité
Vanaly Nomain Merci pour tes réponses qui sont vraiment intéressantes !
Eric Costa : Vanaly et toi tu arrives à lire quand tu écris ?

Vanaly Nomain Non je n’y arrive pas. En fait je n’avais pas trop lu pendant des années avant Emulsion. Et depuis que je l’ai lancé, je relis… mais je crois que ça ne m’aide pas. J’ai besoin de rentrer en moi…

Vanaly Nomain Depuis quand écris tu?

 J’écrivais des nouvelles à mon meilleur ami au lycée. Après une formation à la dramaturgie, ce sont devenus des romans

Vanaly Nomain C’est intriguant cette formation…

En gros l’idée est de comprendre comment se construit une histoire, conscientiser ce qu’on fait plus ou moins naturellement pour être plus intentionnel et efficace.

Maya Maya Bonjour Eric Costa, tu as changé la couverture d’Aztèques ? Pour quelle raison ?

Eric Costa J’explique ce changement dans un billet de blog que vous pouvez trouver ici : https://costaeric.fr/…/nouvelle-couv-dazteques-saison…/

En résumé, l’ancienne couverture ne reflétait pas suffisamment l’héroïne et l’histoire.
En outre, ce changement a été l’occasion de travailler avec un illustrateur, Julien Lesne, qui a aimé l’histoire et travaille actuellement sur la couv du tome 2.
Nous allons ainsi « grandir » côte à côte au fil de l’histoire d’Ameyal, et partager ses aventures ensemble. Et qu’y a-t-il de mieux que partager sa passion ?
Maya Maya Ok merci , je comprends mieux
Laurence Colin le regard de tes proches a t- il changé quand tu es sorti de l’anonymat? si oui , comment? ( si ce n’est pas indiscret, bien sûr) et comment le vis-tu? ( idem)
Merci Laurence pour tes questions
Alors c’est assez marrant, je ne crois pas que ma mère et mon père aient lu ce roman. Je ne sais pas pourquoi, ça leur appartient. L’une de mes soeurs a lu et aimé, elle paraissait pour le moins surprise et a fait ma pub dans une grande partie de la famille, qui a aimé et salué mon travail à son tour.
Ma copine participe à l’élaboration des histoires, me conseille, me donne son avis, elle aime ce côté créatif et m’aide à avancer, j’ai vraiment de la chance de ce côté là.
Au boulot, ils ont tout simplement halluciné. Ils ne s’attendaient pas du tout à ça et me regardent… je ne sais pas vraiment comment. Quelqu’un d’un peu bizarre je pense !
Je dirais donc que le regard de certaines personnes a changé et plutôt en bien.
Comment je le vis : autrefois, je demandais l’avis à tous dès que je voulais faire quelque chose.
Résultat, tout le monde avait un droit de regard sur ma vie et pouvait influencer mes décisions, car je croyais que les autres faisaient mieux que moi.
Ça m’a fait faire de bonnes choses comme de mauvaises.
Aujourd’hui, je pense que l’autonomie et l’indépendance sont deux choses très importantes, et je ne veux pas que mon bonheur soit contingenté par l’opinion des autres.
Si leur regard change, je le remarque et l’apprécie, et je continue ma route en sachant pourquoi et surtout pour qui je le fais.
J’espère que ça répond à ta question
Laurence Colin Eric Costa oh oui! Quelle (belle sagesse)
Hahaha
Philo de comptoir oui !
Je suis preneur si tu veux partager ton avis
Laurence Colin Eric Costa c’est difficile de garder indépendance et autonomie, j’aimerais savoir le faire, sans souffrir du désintérêt qui pourrait bien en découler… quand on aime partager, il faut savoir se vendre, aguicher ses lecteurs, est-ce bien compatible? j’ai du changer légerement mon dernier manuscrit pour trouver » maison à mon pied » …( tu comprends, le passé composé ne se fait plus, parait-il…et épicer un peu certaines descriptions . Je m’y suis pliée de bonne grâce parce que cela n’était pas contre nature pour moi , mais n’empêche… comme je ne suis pas autonome pour m’auto éditer..)
Eric Costa Laurence oui je parlais plutôt d’autonomie émotionnelle.
Je te rejoins totalement : pas facile de se vendre et aguicher en effet, ce sont deux métiers si différents !
Laurence Colin Eric Costa concernant le regard…. je vois bien qu’on a du mal à être pris au sérieux tant que les livres se deviennent pas des objets. Alors si tu y arrives, chapeau! et si tu as une recette? un mantra? je suis preneuse j’ai bien du chemin à faire me concernant !
Eric Costa Laurence ah, la vie des livres…
Laurence Colin Eric Costa j’aime ce terme, qui a tant de sens à mes yeux…
Un grand merci encore à toi Maité ainsi qu’à tous les membres pour votre accueil et vos questions « 
Fin de l’interview de Fans de nouveaux auteurs.
Merci de l’avoir lue jusqu’au bout. N’hésitez pas à liker et commenter cet article.

 

Merci à Laurent Fabre pour cette magnifique chronique sur Aztèques : Harem

Il y a quelques jours, je contactais Laurent sur Facebook car j’aime beaucoup les ses chroniques (Laurent est un très grand lecteur présent sur les réseaux sociaux), et parce que je me suis aperçu qu’il propose des services de bêta lecteur.
Je lui ai donc envoyé un message du type :

« Bonjour Laurent, nous ne nous connaissons pas encore mais j’adore ce que vous faites, accepteriez-vous d’être bêta lecteur pour Aztèques t2 ? »

Laurent a tout de suite accepté (et nous nous sommes aperçus que nous sommes tous deux des Alpes de Haute-Provence, un joli point commun !).

J’ai donc fait parvenir à Laurent un exemplaire Ebook de Aztèques : Harem, pour qu’il découvre l’histoire d’Ameyal et me dise s’il est d’accord pour poursuivre l’aventure sur le tome 2 en tant que bêta lecteur.

Je ne pouvais rêver mieux : non seulement il accepte d’être bêta lecteur, mais en plus il a aimé le tome 1… et cerise sur le gâteau, il l’a chroniqué !

Voici donc son analyse, que je partage avec vous. Je l’aime particulièrement, car il a su déceler le message du livre sur la place difficile de la femme et la possibilité, l’espoir de s’en sortir quelque soit la situation initiale (et ça, ça nous concerne tous !).

Encore une fois, un grand merci à toi Laurent, et à très bientôt pour la suite des aventures d’Ameyal !

Aztèques : Harem de Eric Costa est un page-turner décoiffant, une aventure hors du commun et du temps des … Aztèques !!!

Pour Ameyal, une adolescente de 16 ans, l’insouciance et la joie de vivre rythment son quotidien.
Alors qu’elle était promise à un avenir tracé avec la perspective de devenir prêtresse et un mariage arrangé, l’horreur s’invite à la place.
Une bande de pillards Aztèques vient d’attaquer son petit village, Ameyal se retrouve embarqué … comme esclave avec quelques survivants.
La vie d’Ameyal a basculé en quelques minutes, son destin est en … route.

Pour situer le contexte géographique du roman, l’histoire démarre dans un petit village nommé Huaxca, hors de l’Empire (Aztèque), près de l’Océan (oriental comme l’héroïne le dira plus tard), plus précisément, dans le plateau central de l’actuel Mexique.
Historiquement, nous sommes à priori entre le 15 et 16ème siècle, du temps de l’empire Aztèque alors à son apogée et dont le chef absolu est Moctezuma.
Bien que l’auteur fasse preuve d’une précision sans faille et d’une rigoureuse représentation respectant l’histoire d’une civilisation, les Aztèques, le roman se focalise surtout sur son personnage principal, Ameyal.
Très rapidement, je me suis laissé transporté … dans le temps, oublié le quotidien d’un jour de novembre 2017 pour faire un bond de 5 siècles en arrière.

A comme Ameyal

La plume est d’une redoutable efficacité, fluide, le contexte historique passe au arrière fond et place à la petite histoire, celle qui va vous bercer tout au long de ces pages qui se sont consumées à une vitesse vertigineuse, tellement le style est prenant, addictif, un véritable page-turner, quelques petites heures …
Le temps de s’habituer aux noms propres et à la culture de l’époque (l’auteur a judicieusement placé un lexique en fin de l’ouvrage), l’action est non-stop, on ne peut que suivre le périple d’Ameyal.
C’est une jeune fille de 16 ans, presque femme, son père est le chef de son village et lui a déjà esquissé de ce qui sera son avenir. C’est sans compter sur les affres du destin.
Le caractère farouchement rebelle d’Ameyal contre l’autorité, son intrépidité, sa fougue, sa soif d’amour et de liberté, difficile de résister à en éprouver une totale … empathie.
Elle pourrait incarner toutes ces héroïnes fictives ou pas qui ont marqué l’Histoire de l’humanité, je me garde de citer des noms, chacun pourra y puiser dans sa culture et dans sa mémoire en suivant les pas du personnage principal, une femme moderne avant l’heure, émancipée, libre dans sa tête à défaut de ses mouvements.

L’histoire est belle et touchante, enivrante et tragique en même temps, des moments de suspension, l’effroi se dispute à l’espoir, les rêves d’une fille qui voulait tout simplement découvrir les joies de la vie, dans l’amour, défiant l’autorité pour se prouver, faire éclore son moi, ce désir de décider par elle-même de ses choix,
un esprit indépendante et communicatif à travers ses yeux verts de jade, elle porte en elle la beauté et l’émoi amoureux propre à toutes ses semblables, Ameyal donne l’image … de la vie.

Elle s’appelle Ameyal.

Sa deuxième vie forcée va la contraindre à puiser dans ses plus profondes ressources morales et physiques, le roman s’attache à décrire tous ses états d’âme, tout s’emballe, tout est chamboulé dans son univers, Ameyal devra faire preuve d’une volonté hors du commun pour survivre, trouver des solutions pour s’en sortir et reconquérir … sa liberté.
Elle est en mode alerte et de survie permanente.
Tout en évitant de spoiler, son nouveau lieu de vie sera le théâtre des plus basses perversités de l’être humain, les trahisons, les complots, les mensonges, les tromperies, la violence traduite par des punitions et des châtiments, rien ne lui sera épargné, j’ai souffert avec elle, j’ai vibré, j’ai éprouvé de la compassion, j’ai hurlé de douleur en même temps qu’elle souffrait dans le mur de sa solitude et de son désespoir sans fin, un gouffre sans fonds, bonjour je m’appelle Ameyal, je suis Ameyal, partager mes peurs et mes angoisses, libérez-moi s’il vous plaît, je ne veux pas rester ici, je veux juste sortir d’ici, pardonnez-moi mais le dieu Serpent a prévu d’autres plans, ce n’est pas possible autrement …

Moi, c’est elle.

En attendant, Ameyal doit subir des lois, doit feinter, prier pour son salut, obéir à des règles, suivre les ordres, souffrir en silence, son salut viendra-t-il ou pas, c’est à elle et seulement de donner un nouveau tournant dans sa vie, elle n’a qu’un mot à dire, donner c’est recevoir, recevoir c’est donner, partager, aider son prochain, la sortie est presque au bout du tunnel, la lumière et la nuit se confondent dans la tête d’Ameyal, ses cauchemars finissent par la rattraper …

L’ambiance et l’atmosphère qui s’en dégagent tout le long du livre est époustouflant de réalisme, aucune impression de lire, visualiser des scènes à travers les yeux, tout est centré sur la protagoniste, les saveurs et les douceurs qu’elle hume, les relents nauséabonds et la crasse qu’elle doit fouler, c’est âcre et immonde souvent, les dures aspérités d’une vie « emprisonnée », c’est enchanteur et suave parfois, Ameyal va vivre une multitude d’émotions et de sentiments contradictoires pendant tout ce temps de captivité, elle est enfermée dans une « prison », elle est esclave de l’extérieur, elle va découvrir un monde nouveau, des traditions d’un autre temps, les sacrifices, les mœurs d’une civilisation, les corvées obligatoires qui seront son lot quotidien à travers des tâches harassantes et épuisantes, l’auteur excelle à faire ressentir tout cela et sans tomber dans la lourdeur stylistique pour forcer l’empathie des opprimés et éviter aussi la surenchère gratuite de scènes gratuites et violentes qui dénatureraient alors le roman.

La communication et la relation qu’elle va devoir entamer avec d’autres, son énergie et sa volonté de vivre vont l’amener à se surpasser, à donner le meilleur d’elle-même, à greffer dans sa tête du plomb pour contredire sa nature et ses velléités, son découragement et sa déprime vont la faire douter plus d’une fois, elle va devoir expérimenter, prendre le mal en patience, prendre ses jambes à son cou, imprimer de nouvelles cartes pour concrétiser ses projets et accomplir son ambition.
Ses souvenirs, son passé lui revient souvent pour lui rappeler combien la vie tient à si peu de choses, le précipice n’est jamais loin, elle va devoir écouter son coeur, discerner les sons, réfréner son impatience, ne pas confondre vitesse et précipitation, la mysticité et le mystère qui enveloppent son nouveau mode de vie va définitivement la convaincre, l’instinct naturel et audacieux vont l’amener à franchir et à gagner de nouveaux galons, c’est le prix à payer et le billet de sortie qui lui tend ses bras, Ameyal sait qu’il lui reste peu de temps pour réaliser et s’accomplir.

Elle c’est moi

Une lecture addictive, j’ai non seulement été happé par le personnage principal mais dopé dans cette aventure, en ce sens, tout y est parfaitement retranscrit, je me suis retrouvé dans les méandres de la tête d’Ameyal, à vouloir suivre la voie qu’elle a dû subir dans un premier temps avant de trouver la conviction qu’il lui fallait tenter quelque chose, renverser le cours de sa vie, donner cette impulsion indispensable sans quoi elle ne n’en sortirait … jamais.

Va-t-elle arriver à infléchir sur les voies tumultueuses de son futur imposé et forcé ?
Pourra-elle faire confiance à ses congénères pour établir un plan de fuite ?

Le roman se situe dans l’Empire Aztèque mais je n’ai pu m’empêcher de penser et faire un parallèle avec certaines « prisons » encore, hélas, en vigueur, aujourd’hui, dans certaines parties du monde, toutes ces femmes qui tentent de s’échapper, de fuir des « maisons » dorées, d’influer sur leur futur « programmé » ou planifié, soumises, violentées, violées, brimées, brisées, forcées, l’incarnation d’Ameyal est comme un miroir auquel se reflète toutes ces personnes, visage caché et couverte, la liberté d’être et de choisir ne sont juste que … des rêves lointains et utopique dans leur tête, une réalité sombre et triste, je me suis identifié à Ameyal dont le degré d’empathie n’a fait que croître jusqu’à la fin de ce roman.

Autant le dire, sans fioriture, j’ai été emballé par Aztèques : Harem de Eric Costa dont je suis vraiment tombé sous le charme de son écriture qui peut paraître plutôt, d’un premier abord, beaucoup centré sur les agissements de son héroïne dans l’action, il y a beaucoup de dialogues et ses actes aventureux nombreux s’enchaînent mais l’urgence et la progression achèvent de donner un charme et une générosité certaine.
De la relation de cause à effet, il n’y a qu’un pas, Ameyal sait que le temps lui est compté, sa destinée en dépend.
Je vous laisse le soin de découvrir ce roman et vous laisser aller et plonger dans un passé vieux de cinq siècles, Aztèques : Harem de Eric Costa.
Bouleversant par instant, émouvant, dramatique et dur souvent, jubilatoire et passionnant, je me suis régalé et passé un très moment en compagnie d’Ameyal.

Je remercie sincèrement l’auteur de m’avoir invité de découvrir son roman.
❤️❤️❤️

C’est une nouvelle pépite de l’auto-édition, je précise que l’auteur a été récompensé par le prix Lauréat jury Amazon Kindle au dernier salon de Paris, en mars dernier.

Interview par Amazon lors de la remise des prix des Plumes Francophones 2017

Lorsque Ainara Bastard, présidente Amazon KDP France, m’a proposé de faire une interview pendant le cocktail de la remise des prix des Plumes francophones présidées par Yasmina Kahdra, j’ai tout de suite accepté.

Ainara m’a très bien accueilli au Salon du Livre de Paris 2017, et nous sommes restés en contact depuis lors. Je tiens à la remercier une nouvelle fois de me permettre de faire connaître mon travail avec le soutien d’Amazon.

Lorsque l’on se retrouve pour la première fois devant une équipe professionnelle de tournage, le stress monte un peu (et je dois dire que j’ai englouti quelques coupes de champagne avant que mon tour n’arrive !)

Enfin, je pense que ça ne s’est pas trop mal passé. La prochaine fois que je travaillerai dans les bureaux d’Amazon, ce sera pour vous parler du Speed-Dating, le tremplin offert par Amazon KDP aux jeunes auteurs francophones durant le Salon du Livre de Paris, dont j’ai eu l’honneur d’être lauréat en compagnie de Charlotte Munich.
Mais ça, c’est une autre histoire (et je ne vous ai rien dit !)

Voici donc les questions qui m’ont été posées lors de cette courte vidéo :

— Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ?
— Comment vous organisez-vous ?
— L’autoédition a-t-elle changé votre vie ?

Mais assez parlé, je vous laisse la découvrir !

 

 

N’hésitez pas à likez, je me sentirai moins seul ! Et à commenter pour répondre vous aussi à ces trois questions, et même partager si vous pensez que cette vidéo peut-ête inspirante pour certaines ou certains !

Aztèques : interview par Alice Quinn

La première fois où j’ai assisté à un atelier d’écriture, une chose m’a beaucoup surpris et beaucoup plu.

Nous avons commencé par imaginer un personnage, puis un autre, puis un conflit. Ensuite, nous avons écrit une scène. Et enfin… Anael nous a demandé de lire nos textes.

Je crois que mon visage a viré au rouge. Comment ? Lire une scène à peine pensée ? A peine écrite ?
Et puis l’un de nous a lu son texte (ou plutôt l’une d’entre nous, vu que j’étais le seul mec !). A travers sa voix, son intonation, j’ai été surpris de découvrir cette personne mise à nue, en quelque sorte.

Elle nous parlait avec son cœur.

Une grande tendresse, une grande sensibilité, je dirais même fragilité accompagnait chacune de ses phrases, chacun de ses mots.
J’ai été très touché. Émerveillé. Enfin, je découvrais un espace où l’authenticité était de mise. Où l’on pouvait se livrer dans toute notre nudité, dans toute notre vérité.

Plus tard, j’ai compris que l’authenticité était sans doute la qualité principale d’un écrivain, car c’est ce qui le rend unique. C’est en se dévoilant dans toute sa vérité qu’il plaira ou non.
Et c’est pour cela qu’il est le seul à pouvoir écrire ses livres, et que ces derniers seront toujours originaux, même si le sujet a déjà été maintes et maintes fois abordé.

Lorsqu’Alice m’a proposé une interview au sujet d’Aztèques, j’ai presque sauté au plafond. J’ai rencontré Alice au salon du livre de Paris, et ça a été une très belle rencontre. Je me suis livré à elle sans détour, en toute simplicité.
Aujourd’hui, je me sens capable de partager cette vidéo avec vous. Vous y découvrirez les coulisses d’Aztèques, ainsi que mon travail préparatoire sur la structure et la thématique.

Merci Alice de me donner l’occasion de présenter mon travail sur Aztèques !

 

Merci de nous avoir accordé votre temps.
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