The Prison Experiment : chronique de Marie-Nel lit

« J’ai déjà eu le plaisir de découvrir Eric Costa avec Aztèques, c’est avec joie que je le retrouve ici dans un autre décor, avec d’autres personnages et dans un autre contexte. La similarité entre les deux repose sur le fait qu’il a gardé sa belle plume narrative, précise, les lieux et les protagonistes sont bien décrits, il est très facile de s’imaginer les scènes tellement elles sont bien dépeintes.

L’action commence fort, on est tout de suite plongé dans le roman. Lorsque je l’ai lu, l’auteur n’avait pas encore fini de préparer le résumé, j’y suis donc allé à l’aveuglette, sans rien savoir à l’avance et j’ai trouvé l’exercice plutôt sympa. Tout commence donc par l’arrivée d’un groupe de mercenaires sur un lieu mystérieux et bien gardé. Ils ouvrent une brèche et entrent dans ce lieu qui, on l’apprendra plus tard, est une énorme prison en forme de dogme. Ce groupe est composé de douze hommes et d’une femme, Elena. On saura plus tard qu’ils sont venus là pour retrouver le créateur de cette prison expérimentale, Dédale. Il porte bien son surnom, car cet endroit se révèle être un véritable labyrinthe.

Les hommes qui composent ce groupe sont de véritables militaires, Elena est, elle, douée en informatique et a été recrutée pour déjouer les nombreux pièges mis en place et pour découvrir ce que cache ce dôme, qui est appelé l’Oeuvre.

Mais on suit également d’autres personnages, certains sont encore dans cette prison, d’autres sont à l’extérieur et sont chargés de la surveillance. C’est à travers le journal d’un détenu et le récit d’un survivant que l’on en saura plus sur ce qu’est ce dôme et ceux qui l’occupent. Cette énorme prison contenait près de 5300 détenus, livrés à eux-mêmes puisque le dôme est à l’abandon. Comment ont-ils survécus ? Que sont-ils devenus…c’est ce que nous allons découvrir petit à petit.

Eric Costa a crée un monde complexe et varié, il divulgue les informations au compte goutte, laissant le lecteur dans l’expectative à chaque fin de chapitre. En plus de suivre Elena et son groupe, leurs péripéties et les nombreux problèmes qu’ils vivent, d’autres personnages viennent se greffer à eux et on apprend ainsi que des clans se sont formés entre les prisonniers, les Piégeurs, les Sédentaires, les Chasseurs entre autre, et que certains ont survécu avec tout le danger qu’ils peuvent représenter pour les autres, mais pour eux-mêmes également.

Après un début de roman sur les chapeaux de roue, le milieu du roman est plus calme avec le récit d’un personnage important sur le fonctionnement de l’Oeuvre. L’alternance des chapitres entre ce récit, des extraits du journal d’un prisonnier, les péripéties du groupe et d’autres personnages donnent beaucoup de rythme à la lecture. On est avide de savoir, de comprendre le fonctionnement et le pourquoi de cette prison, de voir si certains s’en sortent. L’auteur ne nous ménage pas, les pertes humaines vont être nombreuses. Et la dernière partie de l’histoire est de nouveau palpitante et stressante. Je me suis demandée bien souvent vers quel final Eric Costa allait nous emmener, et surtout qui dans tout ce monde allait s’en sortir. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai découvert que tout n’était pas fini ! Plus je me rapprochais de la fin, et plus je me disais qu’il allait devoir brusquer les choses pour que ça se termine, mais en fait, il y a une suite de prévue. Elle risque d’être encore bien mouvementée, l’auteur m’a laissée sur ma faim, dans l’inquiétude pour certains protagonistes, dans le doute sur certaines questions…bref, j’ai maintenant hâte que ce deuxième opus soit écrit pour pouvoir être rassurée et avoir toutes mes réponses et que toutes les pièces du puzzle se mettent enfin en place.

Je vais arrêter d’être trop bavarde, je ne veux pas trop en dévoiler, je pourrais vous en parler encore un moment, mais ce serait vraiment dommage de vous gâcher la surprise. L’auteur, à travers cet Œuvre, véhicule de nombreux messages d’une profonde humanité sur la tolérance, l’amitié, l’entraide, le pouvoir, la haine et tout ce que peut ressentir l’être humain. J’ai été traversée par une foule de sentiments pendant ma lecture, j’ai eu peur, souvent, j’ai souri parfois, j’ai été triste aussi et j’ai surtout été dans un état de stress permanent et l’attention en alerte constante. Vous l’aurez compris, c’est une lecture prenante, avec de nombreux personnages. J’ai eu peur de me perdre à travers toute cette galerie hétéroclite, mais ils sont tellement marquants qu’il est impossible de les oublier eux et leur vécu. C’est tout juste s’ils ne seraient pas réels..C’est à se demander d’ailleurs si tout cela ne pourrait pas arriver..

Donc, en conclusion, un roman à lire absolument, pénétrez vous aussi dans cette Œuvre que l’auteur a mis longtemps à réaliser. J’ai lu sur son blog que c’était une nouvelle au départ, qu’il a réécrite et étoffée, et qu’il avait mis sept ans pour la mûrir pour qu’elle devienne ce qu’elle est aujourd’hui. Un grand travail que je félicite ici, un roman que je verrai bien adaptée en film, il a toutes les compétences pour.

Je remercie chaleureusement Eric Costa pour cette belle aventure que j’ai vécue le temps d’une lecture. J’ai passé un excellent moment et j’espère pouvoir vite me replonger dans la suite !« 

Un grand merci à Marie-Nel du site Marie-Nel lit pour cette chronique !

Résumé :
« Zone 51, désert du Nevada.
Un dôme immense, à la peau cuivrée, se dresse tel un monstre sous les étoiles.
Son nom : « L’Œuvre », prison expérimentale secrète dotée d’une intelligence artificielle.
Nul ne sait ce que recèle l’édifice depuis que la CIA en a perdu le contrôle. Que sont devenus les 5300 détenus, livrés à eux-mêmes après sept ans d’abandon ?
Un commando de douze hommes et une femme pénètre en secret dans ce labyrinthe mortel.
Leur mission : retrouver Dédale, son architecte, à n’importe quel prix.
Elena, hackeuse surdouée, compte bien percer les mystères de l’Œuvre. Elle ignore que cette mission l’emportera au-delà des illusions, face à ses peurs les plus folles, dans les tréfonds de l’âme humaine.
Son génie peut les sauver… ou les tuer.
Jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre ? »

PLONGER AU CŒUR DE L’ŒUVRE

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