AZTÈQUES : LA CROISÉE DES MONDES : J-14

Bonjours à tous,

Le voyage a été long, intense, et je suis allé jusqu’au bout de moi-même sans parvenir à trouver le message que je voulais délivrer. Tel un joyau, il demeurait caché. Je sentais qu’il était là, tout près, mais je n’arrivais ni à le voir, ni à le toucher.

Il faut parfois le regard d’un autre pour voir ce que l’on ne peut voir seul.

C’est là qu’est intervenue Raquel, l’une de mes plus précieuses collaboratrices. Grâce à elle, j’ai fini par trouver ce message tant désiré. En fait, il était juste devant mes yeux !

Dès lors, je me suis repenché sur le roman à la lumière de ce joyau. Quelques tremblements et quelques palpitations plus tard, le voilà prêt… j’espère être parvenu à insuffler cette vibration pour que vous puissiez vous aussi en profiter.

Un livre plus long, plus dense et plus complexe que les précédents, qui peut se découvrir comme un unitaire, même si les lecteurs familiarisés avec Ameyal en tireront un plaisir accru.

Je profite de ce message pour remercier Raquel, bien sûr, et aussi Isa, Chtisa, Florence et Mathilde, qui ont eu la gentillesse de porter leur regard critique sur le manuscrit, et qui m’ont prodigué leurs conseils avisés. Je remercie également Julien, à qui je dois cette superbe couverture !

Le livre sera disponible en version numérique et papier sur Amazon à compter du 3 mai.

Belle journée à tous, et merci à celles et ceux qui seront au rendez-vous.

Aztèques : Harem : chronique de Passion Lecture d’Annick

Un grand merci à Annick du site https://passionlecturedannick.blogspot.fr pour cette nouvelle chronique !

« Aztèques, Harem » Tome 1 de Eric COSTA

Mon avis
Lecture de février 2018

Je ne pensais pas être réceptive à ce style de roman et finalement je me suis laissée emporter par la main d’Ameyal assez vite dès les premières pages, peut être parce que ce début est très fort en émotion. On se retrouve au cœur du Mexique au XVIème siècle. Ce sont ces émotion qui m’ont transportée tout au long de ce récit. Le personnage principale fait toute l’histoire. Ameyal est détournée de sa vie brutalement, mais c’est sans compté son caractère rebelle qu’elle va tenir en espérant avancer. Je remercie l’auteur pour cette offre, je n’aurai sans doute pas lu ces livres sinon, « Aztèques », ni le titre ni la couverture ne m’accrochaient et finalement les « a priori » quelques fois sont bien trompeurs. Tout en étant un roman fantasy ce livre relate beaucoup de faits historiques sur cette civilisation. C’est aussi un roman noir avec quelques scènes terribles, de la souffrance, de l’amitié, des croyances, de la volonté de s’en sortir quelques soient les conséquences. Voilà, je vais laisser reposer ce premier tome et dans quelques temps je m’en irais retrouver Ameyal dans le second tome : La voix du papillon.
Merci encore Eric, je suis très heureuse d’avoir découvert cet univers captivant. »

Interview de Fans de nouveaux auteurs

Le 5 décembre 2017, j’ai eu l’occasion d’être invité à une journée d’interview sur la page Facebook du groupe Fans de nouveaux auteurs. Le concept est très intéressant car elle a lieu en live et tout le monde peut poser les questions qu’il souhaite.
J’ai retranscrit ici l’interview qui explique entre autres pourquoi j’écris, depuis quand, comment, qui évoque la genèse de la sage Aztèques et d’autres choses encore.
Bonne lecture !

« Début de l’interview :

Maité Pasero : Administratrice du groupe Fans de nouveaux auteurs :

#unlivre#unjour
La vingtième et une ième

Bonjour les fans.
Aujourd’hui, nous recevons Eric Costa.
Vous pouvez lui poser des questions en commentaire. N’hésitez pas.

Aztèques - Harem Eric Costa

Maité Pasero : Bonjour Eric Costa. Sois le bienvenu dans cette rubrique

Bonjour Maité, bonjour à toutes et à tous, merci de m’accueillir parmi vous

— Peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Disons que je suis un grand rêveur qui essaye de garder les pieds sur terre !
Dans la « vraie vie » je travaille dans le monde de l’aviation

— Dans l’aviation… C’est déjà un peu être dans les nuages Eric

— L’écriture est elle une passion, comment t’es venu l’envie d’écrire ?
Oui l’écriture est une passion, dans le sens où elle me manque si je n’écris pas un jour. Dans celui où je ne vois pas le temps passer et ou elle me fait vibrer.
Parfois, lorsqu’on écrit, quelque chose se passe, on devient le premier lecteur ou observateur de la scène qu’on est en train d’imaginer. Comme si on était un canal relié à quelque chose d’universel qui passe à travers nous. Les doigts ont du mal à suivre sur le clavier. Les larmes coulent ou on rit malgré nous. Voilà pour moi le nirvana de l’écriture.

J’espère que je ne passe pas pour un illuminé si d’autres auteurs peuvent partager leurs impressions je suis preneur !

 
— C’est ton premier livre, et te voilà déjà primé. T’attendais tu à une telle réussite ?

 Lorsque je suis monté au salon du livre de Paris avec des exemplaires d’Aztèques dans ma valise, je dois dire que je riais un peu de moi-même !
« Mais qu’est-ce ce que tu espères avec tes livres, toi qui ne connais pas plus de gens au SDL qu’à Tahiti … que Gallimard te repère et te publie ? »
J’avais l’impression d’être un ersatz de Rastignac, du genre « à nous deux, Paris » et en même temps je trouvais ça drôle.
« Il n’y a que les folies que l’on ne regrette jamais », a dit l’ami Oscar, et je suis entièrement d’accord avec lui.
J’ai suivie une formation longue et excitante en dramaturgie où j’ai beaucoup appris. J’ai travaillé.
Je me suis dit « pourquoi pas ? »

Séverine Vialon : Est-ce un roman pure fiction ou pourrait-il être considéré comme historique ?
Ce roman raconte l’histoire d’un personnage imaginaire dans un cadre historique qui représente pour moi l’un des plus grands moments de l’histoire : la rencontre entre l’ancien et le nouveau monde.

— Valérie Bel : Coucou Eric, comment t’es venu l’idée de cette saga ? Pourquoi le monde aztèque ? Et pourquoi une héroïne féminine, toi qui es un homme ?
Bonjour Valérie, merci pour ces questions !
Je voulais écrire une histoire sur plusieurs tomes dans un univers médiéval qui n’ait pas été trop « creusé », l’idée étant d’avoir plus le temps de développer des intrigues et des personnages que dans un unitaire.
Lors de mes recherches, une amie m’a parlé de l’existence du « tribut » aztèque, c’est à dire de l’impôt que devaient payer les cités-état à la capitale de l’Empire aztèque.
Elle a ajouté que des razzias pouvaient avoir lieu dans les villages environnants pour le constituer.
Une histoire m’est alors venue à l’esprit : celui d’une jeune fille de chef arrachée à son village et plongée dans un nouveau monde, le tout étant lié à la constitution du tribut.
Sa lignée, son caractère et les épreuves traversées forment le socle d’un besoin de réparation, voire de vengeance, le tout étant mêlé à son ambition personnelle.

 J’aime les héroïnes féminines notamment car elles ne peuvent jouer les gros bras comme Conan. Elles sont à la fois plus fortes et plus fragiles.

Cela me force à chercher des solutions plus fines, plus creusées que ce que je ferais avec un héros masculin.
Dans une tentative d’ascension vers le pouvoir dans une société patriarcale telle que celle des Aztèques, une femme va éprouver plus de difficultés qu’un homme, et c’est ce challenge qui m’intéresse.
Le conflit étant plus élevé, il devient plus intéressant.
— Valérie Bel : Et c’est réussi : ton héroïne a une forte personnalité, tout en laissant transparaître une certaine sensibilité. C’est un joli mélange
Merci !
— Malia Rigazzo : Bonjour Éric, as-tu un nouveau projet de roman ?
Bonjour Malia, merci pour ta question ; en effet je travaille sur la suite d’Aztèques, à paraitre ce mois-ci, sur un roman de type action/young adult ainsi que sur un roman écrit à quatre mains avec un ami, que je classerais en « littérature blanche cynique et déjantée ».
Donc trois projets dont le plus gros est Aztèques !

— Isabelle Piraux : Bonjour Éric Eric, quand trouves tu le temps d’écrire et à quelle fréquence ?
Merci Isabelle pour ta question : j’ai choisi un métier qui me permet de travailler en horaires décalés pour pouvoir écrire.
J’écris chaque jour, une grande partie de mon temps libre lorsque je suis en repos, et souvent durant mes pauses au boulot.Voir plus
J’aime la définition du succès de Earl Nightingale :
L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes et texte

Le succès, c’est de faire un pas chaque jour vers la réalisation de ses objectifs. Donc même une phrase, un mot, c’est déjà avoir du succès 😉

— Amélieb auteur : Hello ! Etre Lauréat a-t-il changé quelque chose? Vente? Visibilité? Contact?
Bonjour Amélieb, oui bien sûr. Je dirais d’abord que ce qui change quelque chose, c’est de sortir de sa tanière d’auteur et se montrer au grand jour.
Par exemple, personnellement, je pense que monter au salon du livre de Paris peut déjà changer quelque chose.
Rencontrer les auteurs comme Valérie, qui faisait partie du jury du speed dating Amazon.
Rencontrer les membres Amazon. Assister à des conférences sur l’auto édition.
Tout ça change quelque chose.
Eric Costa Être lauréat, c’est encore mieux, car cela te permet de mettre en place une relation avec les membres Amazon qui t’aident et te mettent en avant avec une offre éclair.
Eric Costa Donc vente oui (plus de 530 pour ma part en offre éclair)
Visibilité : oui, le temps de l’offre et grâce au bandeau.
Contact, ça c’est surtout dû au fait d’être allé vers les auteurs et les membres Amazon, et c’est un oui également, j’ai rencontré des gens géniaux et nous sommes restés en lien, ce qui est particulièrement bien pour un auteur qui travaille plutôt seul
Amélieb Auteur oui, c’est dur de sortir de sa tannière, mais on y trouve que du bon dehors ! C’est très enrichissant de partager son expérience et d’apprendre des autres ! Merci pour ce retour d’expérience !

Amélieb entièrement d’accord, merci encore pour tes questions

Aloisia Nidhead : Bonjour Eric, je vois que tu as plusieurs projets en cours, tout en travaillant à côté. Je te tire mon chapeau ! Comment réussis-tu à gérer tes différents projets ? Tu passes de l’un à l’autre facilement ?
Bonjour, Aloisia, et merci !
Il m’est arrivé de les travailler tous à la fois, mais dans des phases de finition c’est plus délicat, car il faut tout avoir en tête tout le temps.
Je les aborde donc en séquence en ce moment.
Je repense à un sculpteur qui m’a dit un jour qu’il devait travailler quatre ou cinq statues à la fois car sinon il ne voyait plus rien. Je pense que c’est pareil en écriture. Passer de l’un à l’autre peut permettre de laisser reposer et d’y voir plus clair, de revenir à un projet avec plus d’envie, de faire en sorte que les œuvres se nourrissent l’une l’autre.
Donc je dirai suivant la phase, avancer sur plusieurs front en parallèle ou se concentrer essentiellement sur l’un d’entre eux dans les phases critiques !
Aloisia Nidhead Merci pour la réponse Eric.
Personnellement j’ai beaucoup de mal à travailler sur deux projets en même temps. J’ai toujours peur de me disperser. Mais il faudrait que je tente l’expérience !
Aloisia super si ça t’a aidé
Maité PaseroAdmin du groupe : Eric, as tu passé du temps à faire des recherches historiques pour écrire ton livre ?
Oui, j’ai lu et visionné tout ce que je pouvais (et ça continue) sur les aztèques, mayas, incas, conquistadors. Je me suis aperçu qu’il y a assez peu de romans sur ce sujet, et les connaissances que l’on a sur ces civilisations disparues sont plutôt lacunaires.
Idéal pour un romancier qui adore imaginer comment combler les vides !
Maité PaseroAdmin du groupe Eric combien de temps as tu mis pour l’écrire ?
Euh… 2 ans ! (Mais ça n’a pas été continu, la vie n’étant pas toujours, comme chacun sait, un long fleuve tranquille )
Pour la suite je me suis fixé environ six mois par livre. Il faut le temps de la première version, celle écrite « avec les tripes ». Puis du repos pour revenir avec un oeil neuf (cf. Écriture, de Stephen King). Puis la réécriture (celle écrite « avec la tête ») qui pour moi est le passage le plus long.
Pas facile dans un monde où tout pousse à la conso !

Vanaly Nomain Bonjour Maité Pasero, bonjour Eric Costa, quelles sont tes sources d’inspirations littéraires?

J’ai un gros gros faible pour Tolkien, Poe, Stephen King, Lovecraft.
J’aime tout ce qui ouvre sur des explications autres que celles que nous donnent les scientifiques occidentaux (dont je fais moi-même partie en quelque sorte, en temps qu’ingénieur)

C’est en partie la raison pour laquelle j’ai choisi les Aztèques, qui représentent un monde réel, un environnement tangible et historique sur lequel planent des croyances, des mystères, des dieux trop nombreux pour être nommés, des guérisseurs, des devins et autres sorciers.

Le tout étant laissé à la libre interprétation du lecteur.
Ameyal y croit, elle.

Le dernier livre qui m’a marqué est L’attrape-Coeurs, de Salinger. Comme son héros Holden Caulfield, Ameyal va apprendre comment passer de l’enfance au monde adulte, au fil des épreuves et avec l’amour comme solution (au sens large du terme).
D’ailleurs, Vanaly, je n’ai pas encore lu ton livre Emulsion, qui est dans ma pal, mais je pense qu’on a des goûts en commun et que je vais l’adorer

Vanaly Nomain C’est très intéressant

Vanaly Nomain Arrives tu à lire lorsque tu es en phase d’écriture?

Question très pertinente qui concerne tous les auteurs !
C’est jamais évident.
Le temps ne peut s’étirer à l’envi, et la construction d’un roman en nécessite tellement.
Par contre oui, je lis chaque soir avant de m’endormir. Pour le tome 2 à paraître, je lisais (et lis encore) des récits Aztèques pour m’immerger totalement, en recherchant cet état où tout « coule » naturellement sans que cela donne une impression de « forcé » à la lecture.
Ensuite, j’ai attaqué les témoignages de conquistadors qui me permettent de mieux voir les différences entre les amérindiens et nous à cette époque.
Donc je dirais oui, et même que la lecture pendant l’écriture peut servir l’écriture et la créativité
Vanaly Nomain Merci pour tes réponses qui sont vraiment intéressantes !
Eric Costa : Vanaly et toi tu arrives à lire quand tu écris ?

Vanaly Nomain Non je n’y arrive pas. En fait je n’avais pas trop lu pendant des années avant Emulsion. Et depuis que je l’ai lancé, je relis… mais je crois que ça ne m’aide pas. J’ai besoin de rentrer en moi…

Vanaly Nomain Depuis quand écris tu?

 J’écrivais des nouvelles à mon meilleur ami au lycée. Après une formation à la dramaturgie, ce sont devenus des romans

Vanaly Nomain C’est intriguant cette formation…

En gros l’idée est de comprendre comment se construit une histoire, conscientiser ce qu’on fait plus ou moins naturellement pour être plus intentionnel et efficace.

Maya Maya Bonjour Eric Costa, tu as changé la couverture d’Aztèques ? Pour quelle raison ?

Eric Costa J’explique ce changement dans un billet de blog que vous pouvez trouver ici : https://costaeric.fr/…/nouvelle-couv-dazteques-saison…/

En résumé, l’ancienne couverture ne reflétait pas suffisamment l’héroïne et l’histoire.
En outre, ce changement a été l’occasion de travailler avec un illustrateur, Julien Lesne, qui a aimé l’histoire et travaille actuellement sur la couv du tome 2.
Nous allons ainsi « grandir » côte à côte au fil de l’histoire d’Ameyal, et partager ses aventures ensemble. Et qu’y a-t-il de mieux que partager sa passion ?
Maya Maya Ok merci , je comprends mieux
Laurence Colin le regard de tes proches a t- il changé quand tu es sorti de l’anonymat? si oui , comment? ( si ce n’est pas indiscret, bien sûr) et comment le vis-tu? ( idem)
Merci Laurence pour tes questions
Alors c’est assez marrant, je ne crois pas que ma mère et mon père aient lu ce roman. Je ne sais pas pourquoi, ça leur appartient. L’une de mes soeurs a lu et aimé, elle paraissait pour le moins surprise et a fait ma pub dans une grande partie de la famille, qui a aimé et salué mon travail à son tour.
Ma copine participe à l’élaboration des histoires, me conseille, me donne son avis, elle aime ce côté créatif et m’aide à avancer, j’ai vraiment de la chance de ce côté là.
Au boulot, ils ont tout simplement halluciné. Ils ne s’attendaient pas du tout à ça et me regardent… je ne sais pas vraiment comment. Quelqu’un d’un peu bizarre je pense !
Je dirais donc que le regard de certaines personnes a changé et plutôt en bien.
Comment je le vis : autrefois, je demandais l’avis à tous dès que je voulais faire quelque chose.
Résultat, tout le monde avait un droit de regard sur ma vie et pouvait influencer mes décisions, car je croyais que les autres faisaient mieux que moi.
Ça m’a fait faire de bonnes choses comme de mauvaises.
Aujourd’hui, je pense que l’autonomie et l’indépendance sont deux choses très importantes, et je ne veux pas que mon bonheur soit contingenté par l’opinion des autres.
Si leur regard change, je le remarque et l’apprécie, et je continue ma route en sachant pourquoi et surtout pour qui je le fais.
J’espère que ça répond à ta question
Laurence Colin Eric Costa oh oui! Quelle (belle sagesse)
Hahaha
Philo de comptoir oui !
Je suis preneur si tu veux partager ton avis
Laurence Colin Eric Costa c’est difficile de garder indépendance et autonomie, j’aimerais savoir le faire, sans souffrir du désintérêt qui pourrait bien en découler… quand on aime partager, il faut savoir se vendre, aguicher ses lecteurs, est-ce bien compatible? j’ai du changer légerement mon dernier manuscrit pour trouver » maison à mon pied » …( tu comprends, le passé composé ne se fait plus, parait-il…et épicer un peu certaines descriptions . Je m’y suis pliée de bonne grâce parce que cela n’était pas contre nature pour moi , mais n’empêche… comme je ne suis pas autonome pour m’auto éditer..)
Eric Costa Laurence oui je parlais plutôt d’autonomie émotionnelle.
Je te rejoins totalement : pas facile de se vendre et aguicher en effet, ce sont deux métiers si différents !
Laurence Colin Eric Costa concernant le regard…. je vois bien qu’on a du mal à être pris au sérieux tant que les livres se deviennent pas des objets. Alors si tu y arrives, chapeau! et si tu as une recette? un mantra? je suis preneuse j’ai bien du chemin à faire me concernant !
Eric Costa Laurence ah, la vie des livres…
Laurence Colin Eric Costa j’aime ce terme, qui a tant de sens à mes yeux…
Un grand merci encore à toi Maité ainsi qu’à tous les membres pour votre accueil et vos questions « 
Fin de l’interview de Fans de nouveaux auteurs.
Merci de l’avoir lue jusqu’au bout. N’hésitez pas à liker et commenter cet article.

 

Aztèques : Harem : interview écrite par Alice Quinn

Entretien avec ERIC COSTA, par ALICE QUINN

 

OUVRAGES DE ERIC COSTA

 

Aztèques – Harem

Réalités invisibles, recueil de nouvelles

 

Ton roman nous fait faire un bond dans l’histoire de 500 ans, puisqu’il nous emporte au cœur de la civilisation aztèque.

Mais là il ne s’agit ni de magnifier cette civilisation, ni de la voir par les yeux du conquérant espagnol, comme on en a souvent l’habitude, tu as choisi –dis moi si je me trompe- de nous faire vivre l’épopée d’une jeune fille, survivante d’un village pillé et massacré par les Aztèques, justement.

1/ Peux tu nous présenter ton roman en quelques phrases? Une sorte de pitch ? Un peu ce que tu as fait au speed-dating…

 

La série pose la question suivante : une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

 

L’histoire se déroule au Mexique, et commence juste avant la rencontre entre l’Ancien et le Nouveau Monde.

 

« Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.
Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.
Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.
Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ? »

 

NB : mes sources d’inspiration sont autant Epouses et concubines de Su Tong que Conan le barbare de Robert E. Howard. Je sais, c’est un cocktail détonant !

 

2/ Pourquoi le choix de l’historique ?

Lorsque j’ai écrit mon recueil de nouvelles fantastiques Réalités Invisibles, j’ai été confronté à une réaction étrange des gens : beaucoup considèrent que le fantastique est un sous-genre littéraire alors que de grands écrivains comme Maupassant ou Théophile Gauthier on écrit dans ce genre. Ils ont été agréablement surpris et ont aimé mes histoires, mais je me suis dit qu’une série purement fantastique aurait peut-être du mal à trouver ses lecteurs.

A tord ou à raison, je me suis dit que l’historique était peut-être un genre plus noble, intéressant de par le côté aventures. Et puis je voulais tester autre chose que ce que j’avais fait jusqu’alors, à savoir surnaturel, horreur et fantastique. Je cherche à la fois à développer mes compétences d’auteur et à trouver ce qui fonctionne le mieux pour moi.

 

3/ D’où est venue ton idée? Pourquoi cette période ? Pourquoi cette région du monde ?

Je voulais écrire une série dans le monde médiéval avec un très subtil soupçon de fantasy, mais différent de Games of thrones.

C’est alors qu’une amie qui étudiait les Aztèques à l’école du Louvre m’a raconté que les villes conquises par les Aztèques devaient payer un tribut à l’empereur Moctezuma. Ça m’a tout de suite donné cette idée de jeune esclave déportée et plongée dans un monde inconnu. Je me suis renseigné sur le monde aztèque : un univers de conquêtes, de croyances, de sacrifices humains avec un haut niveau de connaissance et de philosophie. En outre, c’est à cette époque que se déroule la rencontre entre le Nouveau et l’Ancien Monde, une période de l’histoire tout a fait fascinante et remplie d’évènements épiques que je peux exploiter.

Enfin, cette civilisation étant mal jugée et ayant été totalement supprimée de la carte, il s’agit de leur rendre justice, en quelque sorte.

Le tout dans un pays que j’ai eu l’occasion de découvrir en voyage et dont je suis tombé amoureux de part ses paysages, son climat, sa richesse culturelle et gustative (nous restons français avant tout !).

 

4/ Ton protagoniste principal est une jeune fille. As-tu des points communs avec elle? Lesquels ?

C’est marrant que tu me poses la question. La plupart de mes protagonistes sont des filles ou des femmes car elles sont plus fragiles physiquement et peut-être plus fines intellectuellement. En tout cas elles ne peuvent se reposer sur leurs gros bras !

Des points communs, bien sûr ; je suis aussi têtu qu’elle ! Plus sérieusement, il y a l’ambition, la persévérance et le courage, même au fond du fond. C’est l’un des messages que je veux véhiculer à travers ce récit : même lorsque rien ne va, gardez vos rêves et vos espoirs. Ne les perdez jamais de vue. Battez-vous pour eux quelques soient les épreuves à traverser ; ils finiront par devenir réalité.

Au début Ameyal est impulsive et se laisse entraîner par ses émotions, au risque de commettre d’énormes erreurs. A la fin du tome 1 elle est déjà plus réfléchie et commence à calculer. Mais il lui reste énormément de choses à apprendre si elle veut assouvir ses ambitions !

 

5/ S’il y avait un personnage secondaire auquel tu t’identifies, ce serait lequel ?

Ce serait peut-être Chimalli, l’un des gardes du harem. Il a un cœur gros comme ça, mais il a peur. Il est tiraillé entre l’envie d’aider Ameyal, voire de l’aimer, et son ambition personnelle : devenir membre de la garde personnelle du Maître. Je dirais que je suis un Chimalli qui a de moins en moins peur et qui est de plus en plus libre !

 

6/ Cherches-tu, à travers ce roman, à traiter d’un thème spécial ? à dire quelque chose à ton lecteur ?

Évidemment. La thématique d’un livre est pour moi essentielle. C’est même en partant de la thématique que je construis la série aujourd’hui. Pourquoi ? La thématique est le message qu’un auteur fait passer. Il est illustré par la transformation du protagoniste. Le thème de la série est le pouvoir, qui a toujours été moteur pour l’humanité. Le point de vue sur ce thème sera la réponse aux questions : comment accéder au pouvoir, comment l’exercer et le garder ? Qu’est-ce qui fait un bon dirigeant ? Question au combien d’actualité !

Et la réponse, vous l’aurez en lisant cette histoire…

 

7/ Quels sont tes recettes pour organiser ta structure de récit?

Pour écrire mon recueil de nouvelles (et mes trois autres romans non publiés), je partais de structures de scénario auxquelles je commence à être à peu près habitué.
Pour Aztèques, j’ai décidé d’aller beaucoup plus loin. J’effectue un travail sur la thématique, et je l’illustre par les transformations que vit l’héroïne à travers le récit. J’utilise la structure du chemin du héros, de Joseph Campbell dans Monomyth (structure notamment utilisée dans Star Wars 4).

 

8/ Comment qualifierais tu ton style d’écriture ?

J’écris désormais au présent. Cela me force à rester simple et ne me prendre pour Proust.

Je dirais que mon style est simple, efficace et fluide. Je fais beaucoup référence aux cinq sens pour faciliter l’immersion du lecteur.

J’ai pour modèles des écrivains comme Camus, Le Clezio ou Saint Exupéry. Je pense qu’un style simple, contrairement à un style simpliste, demande une grande pratique de l’écriture et une bonne maîtrise de la langue. Lorsque l’histoire me le permet, j’essaye de faire apparaître des touches de poésie et de trouver des associations, des musicalités originales. Parfois, une belle phrase apparaît, comme une rose au sein d’une étendue verte.

 

C’est le moment où je me fais plaisir, je lis un extrait de ton roman. J’adore lire à voix haute…

Peux-tu coller ici le passage que tu désirerais entendre lu ?

 

 

Necahual s’arrête devant un rideau brodé. Une ronde colorée d’enfants et d’oiseaux ressort sur le fond blanc.

 

— Seconde sœur, voici la nouvelle esclave comme vous avez demandé.

— Fais-la entrer et laisse-nous, répond une voix. Toi aussi, Quinametli.

 

Le rideau d’entrée s’écarte dans un tintement de clochettes, dévoilant le corps rond d’une femme. Le visage fermé, elle jette un regard froid à Ameyal et lui indique de passer. La jeune fille pénètre dans la pièce et fait le signe d’embrasser la terre :

 

— Bonjour, seconde sœur.

 

L’imposante esclave quitte la pièce en soupirant. Ameyal l’entend se plaindre à Necahual, puis les voix s’atténuent à mesure que les deux esclaves s’éloignent dans le couloir. Un parfum de miel flotte dans l’air encore frais du matin. Assise dos à Ameyal, Coatzin scrute la jeune esclave dans un miroir d’obsidienne qu’elle tient dans sa main.

 

— Lève-toi.

 

Ameyal s’exécute en gardant les yeux baissés. À ses pieds gisent des jouets de bois ainsi qu’une poupée de chiffon qui tient un petit miroir. Lentement, la seconde épouse s’approche d’elle. Elle porte une robe de plumes vert-pâle disposées comme des écailles. À son cou luit un collier vert translucide.

Des émeraudes.

La jeune fille tressaille. Le bijou lui rappelle l’inconnue qu’elle a croisée lorsqu’elle a volé l’octli.

Un rictus se dessine sur les lèvres de Coatzin, qui s’approche et tourne plusieurs fois autour d’Ameyal. Puis, la seconde sœur pose une main sous le menton de la jeune fille pour lui faire lever le visage. Sa peau est à la fois lisse et froide.

 

— Quel magnifique regard. Tu vas faire des envieuses !

Ameyal s’éclaircit la gorge. À son tour, elle observe Coatzin. Sa chevelure, attachée en arrière, descend jusqu’à sa taille. Ses yeux saillants surplombent deux profonds cernes striés de ridules, comme une paroi qui commence à se lézarder.

— Inutile de trembler. Personne ne te veut de mal, ici.

 

Le visage d’Ameyal reste crispé. La seconde épouse se retourne et marche vers la fenêtre en se tenant le ventre. Ameyal se baisse et saisit le petit miroir, qu’elle dissimule sous sa jupe. Parvenue à la fenêtre, Coatzin n’est plus qu’une ombre dans la lumière éclatante.

La jeune fille balaye la pièce d’un bref coup d’œil. Contre les murs de la chambre sont disposés coffres, sièges et meubles bas. Dans un coin s’élève une estrade tapissée de coussins et d’édredons blancs. Le clapotis rythmé des pierres contre les metlals remonte jusqu’à elle, affaibli par la distance et la hauteur de la chambre.

 

— Belle journée, n’est-ce pas, remarque Coatzin.

— Oui, seconde sœur.

Ameyal plisse les yeux pour discerner les traits de la seconde épouse à contrejour.

— Nous vivons dans un véritable paradis.

Une grimace furtive semble strier le visage de Coatzin, qui s’adosse au rebord de la fenêtre :

— Dommage qu’il soit infesté de vipères.

— Pourquoi m’avez-vous demandée, seconde sœur ?

— Prend la bourse qui se trouve sur le lit.

La voix de la seconde épouse s’est faite sèche. Ameyal gagne l’estrade en contemplant les édredons blancs, vaporeux comme des nuages. Sur les draps soyeux repose un petit sac de cuir qu’elle saisit.

— Ouvre-le, poursuit Coatzin.

La jeune fille s’exécute. La bourse contient cinq fèves de cacao.

— Je veux que tu la portes cette nuit au chef de la garde.

Ameyal sent un frisson la parcourir. Elle repense à la traîtrise de Chimalli, à sa tentative d’évasion avortée et à ce qui en a découlé. Coatzin se rapproche, les sourcils froncés :

— Tu connais Amocualli ?

— C’est lui qui m’a escortée jusqu’au harem.

— Très bien. Ça facilitera ta mission. Il attendra dans la cour extérieure au gong de minuit.

 

Agitée à l’idée de revoir Amocualli, la jeune fille hésite à faire volte-face et courir dans les escaliers. Mais une pensée la retient. Si Coatzin est bien la femme qui l’a surprise en train de voler l’octli, elle représente une menace qu’elle ne peut ignorer.

 

— Necahual nous enferme la nuit, finit-t-elle par dire.

Coatzin répond en désignant un crochet de bois sur une table :

— Voici de quoi déverrouiller la trappe.

Ameyal s’approche de l’objet fin et robuste. Elle le soupèse et l’examine. Sans doute plus efficace que la branche utilisée précédemment.

— Dissimule ces deux objets dans ton corsage, et surtout ne les perds pas.

Ameyal s’exécute.

— En échange de cet argent, Amocualli te donnera deux fioles. Tu les apporteras directement ici, sans en perdre une goutte.

— Et si quelqu’un me voit ?

— Il y a peu de chance que cela arrive. Les concubines sont tenues de garder leur chambre durant la nuit. Fais ce qu’il faut pour ne pas être vue.

Un cri s’échappe soudain de la bouche de Coatzin, qui s’affaisse sur le sol. Hésitante, Ameyal fait un pas vers elle.

— Ne t’approche pas !

La jeune fille s’arrête. La seconde épouse tient son ventre en gémissant. Une grimace déforme son visage :

— Il me faut les fioles cette nuit même. Compris ?

— Oui, seconde soeur.

— À présent disparaît. Je ne veux pas que ta présence soulève de questions.

 

Chassée d’un mouvement de main, Ameyal s’incline et quitte la pièce. Le crochet de bois frotte contre sa peau aux côtés de la bourse et du miroir. La voix de Coatzin retentit lorsqu’elle pose les pieds sur l’escalier :

 

— Au fait, tu peux garder le miroir de ma fille. Fais-en bon usage.

 

La jeune fille déglutit.

 

9/ Pourquoi as-tu choisi l’auto-édition?

J’ai été formé à la dramaturgie par un scénariste qui nous a tout de suite parlé d’Amazon KDP. Je suis donc tombé dedans avant même de me poser la question. Beaucoup m’ont confirmé que les maisons d’éditions ne laissent que très peu de chance aux nouveaux auteurs, ce qui m’a confirmé dans ce choix. En outre, j’aime avoir prise sur le destin de mes livres et je réalise que certains auteurs indépendants sont contactés par de grandes maisons d’éditions. C’est donc une voie porteuse.

 

10/ Quelles sont tes belles surprises vécues depuis que tu as commencé à t’autoéditer ?

Lorsqu’une ou un inconnu me laisse un commentaire sur Amazon. Je me dis que j’ai réussi à créer une histoire, un univers qui a été visité, aimé par un autre être humain. C’est un acte d’échange, presque d’amour.

En écriture, ma plus belle surprise est arrivée lorsque je rédigeais The prison Experiment, un roman non encore publié. J’écrivais dans un jardin. Je voyais mes personnages évoluer devant moi, et mes doigts avaient du mal à suivre leurs actions. Je ne faisais que retranscrire ce que je voyais, ni plus, ni moins. J’étais connecté. Certains auteurs pensent que nous sommes un canal avec l’univers quand de telles choses se produisent. Ils parlent encore d’inconscient collectif et de Young. J’aime ces idées…

 

11/ Quel est ton prochain roman? Tes prochains projets?

Ma série Aztèques se structure autour de 7 tomes, peut-être plus, qui correspondent aux grandes étapes de développement d’Ameyal.

La saison 2 comptera 6 épisodes riches en surprises et rebondissements, toujours beaucoup de suspense, l’histoire s’ouvrira et nous découvriront d’autres univers que le harem. Ce tome est prévu vers octobre-novembre de cette année. Ensuite, si tout va bien, je sortirai une saison tous les six mois.
Parallèlement, j’aimerais terminer The Prison Experiment, un récit d’action/aventures moderne de type young adult. J’ai également un roman à quatre mains en cours, qui traite du couple, des rêves, des peurs, des rêves et lâchetés humaines.

 

 

12/ le truc de l’écrivain : quel conseil d’écriture donnerais-tu à un jeune auteur ?

L’écriture n’est pas une voie facile. Un roman demande énormément de travail et peut passer de bon à mauvais avec seulement quelques éléments manquant. Ne vous découragez-pas. Faites-vous confiance et faites entendre votre voix. N’hésitez pas à demander des conseils ou à vous former à la dramaturgie. Si le style ne peut être appris avec des leçons, la façon de raconter votre histoire et de captiver votre audience peut l’être. Et bien sûr, lisez tout ce que vous pouvez.

 

Peux tu me laisser tes liens pour qu’on puisse te suivre et acheter tes livres :

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Extraits de commentaires des lecteurs sur Amazon :

— Une écriture superbe, précise. Aucun temps mort. On voudrait que la pauvre héroïne ait le temps de souffler. Mais elle est le jouet d’un destin cruel qui s’acharne, dans un monde où chacun survit comme il peut. On est plongé dans un récit exotique et violent à la beauté hiératique.

— L’auteur a été à la hauteur de mes espérances dans tous les points qui, à titre personnel, caractérise un bon roman : finesse d’écriture au service d’une histoire tumultueuse, description précise sans tomber dans la lourdeur, un suspens qui nous fait défiler machinalement les pages au point de se surprendre d’être arrivé au bout. Je me languis déjà de retrouver les aventures de la jeune esclave aux yeux d’émeraude.

— Un voyage. Nous voilà loin, ailleurs, autrefois, au coeur d’une civilisation disparue, aussi fascinante qu’effrayante. Dès les premières lignes on est aspiré par l’histoire, et l’auteur nous tient jusqu’au dernier mot, même au delà.
Le style est direct, à la fois simple et précis, le rythme soutenu. Un livre efficace.
On mesure souvent le plaisir d’un roman au regret qu’on éprouve à quitter ses protagonistes: et bien c’est le cas… Alors on attend le prochain comme on se languit de la saison suivante d’une bonne série.

— Quel régal cette saison 1 d’Aztèques ! On est plongé dans l’univers tout au long du récit, on navigue d’intrigues en dénouements inattendus… Je suis passée par toutes les émotions, la petite larme, du haut le coeur au soulagement. Les descriptions sont prenantes. On a qu’une envie c’est connaître la suite des aventures d’Ameyal ! Merci pour ce moment et hâte d’en savoir plus…

Un premier Roman très abouti et bien construit. Le rythme est très soutenu et les aventures s’enchaînent à un rythme palpitant. Un jeune auteur à suivre et qui va faire parler de lui. Vivement le tome 2!

Merci à Laurent Fabre pour cette magnifique chronique sur Aztèques : Harem

Il y a quelques jours, je contactais Laurent sur Facebook car j’aime beaucoup les ses chroniques (Laurent est un très grand lecteur présent sur les réseaux sociaux), et parce que je me suis aperçu qu’il propose des services de bêta lecteur.
Je lui ai donc envoyé un message du type :

« Bonjour Laurent, nous ne nous connaissons pas encore mais j’adore ce que vous faites, accepteriez-vous d’être bêta lecteur pour Aztèques t2 ? »

Laurent a tout de suite accepté (et nous nous sommes aperçus que nous sommes tous deux des Alpes de Haute-Provence, un joli point commun !).

J’ai donc fait parvenir à Laurent un exemplaire Ebook de Aztèques : Harem, pour qu’il découvre l’histoire d’Ameyal et me dise s’il est d’accord pour poursuivre l’aventure sur le tome 2 en tant que bêta lecteur.

Je ne pouvais rêver mieux : non seulement il accepte d’être bêta lecteur, mais en plus il a aimé le tome 1… et cerise sur le gâteau, il l’a chroniqué !

Voici donc son analyse, que je partage avec vous. Je l’aime particulièrement, car il a su déceler le message du livre sur la place difficile de la femme et la possibilité, l’espoir de s’en sortir quelque soit la situation initiale (et ça, ça nous concerne tous !).

Encore une fois, un grand merci à toi Laurent, et à très bientôt pour la suite des aventures d’Ameyal !

Aztèques : Harem de Eric Costa est un page-turner décoiffant, une aventure hors du commun et du temps des … Aztèques !!!

Pour Ameyal, une adolescente de 16 ans, l’insouciance et la joie de vivre rythment son quotidien.
Alors qu’elle était promise à un avenir tracé avec la perspective de devenir prêtresse et un mariage arrangé, l’horreur s’invite à la place.
Une bande de pillards Aztèques vient d’attaquer son petit village, Ameyal se retrouve embarqué … comme esclave avec quelques survivants.
La vie d’Ameyal a basculé en quelques minutes, son destin est en … route.

Pour situer le contexte géographique du roman, l’histoire démarre dans un petit village nommé Huaxca, hors de l’Empire (Aztèque), près de l’Océan (oriental comme l’héroïne le dira plus tard), plus précisément, dans le plateau central de l’actuel Mexique.
Historiquement, nous sommes à priori entre le 15 et 16ème siècle, du temps de l’empire Aztèque alors à son apogée et dont le chef absolu est Moctezuma.
Bien que l’auteur fasse preuve d’une précision sans faille et d’une rigoureuse représentation respectant l’histoire d’une civilisation, les Aztèques, le roman se focalise surtout sur son personnage principal, Ameyal.
Très rapidement, je me suis laissé transporté … dans le temps, oublié le quotidien d’un jour de novembre 2017 pour faire un bond de 5 siècles en arrière.

A comme Ameyal

La plume est d’une redoutable efficacité, fluide, le contexte historique passe au arrière fond et place à la petite histoire, celle qui va vous bercer tout au long de ces pages qui se sont consumées à une vitesse vertigineuse, tellement le style est prenant, addictif, un véritable page-turner, quelques petites heures …
Le temps de s’habituer aux noms propres et à la culture de l’époque (l’auteur a judicieusement placé un lexique en fin de l’ouvrage), l’action est non-stop, on ne peut que suivre le périple d’Ameyal.
C’est une jeune fille de 16 ans, presque femme, son père est le chef de son village et lui a déjà esquissé de ce qui sera son avenir. C’est sans compter sur les affres du destin.
Le caractère farouchement rebelle d’Ameyal contre l’autorité, son intrépidité, sa fougue, sa soif d’amour et de liberté, difficile de résister à en éprouver une totale … empathie.
Elle pourrait incarner toutes ces héroïnes fictives ou pas qui ont marqué l’Histoire de l’humanité, je me garde de citer des noms, chacun pourra y puiser dans sa culture et dans sa mémoire en suivant les pas du personnage principal, une femme moderne avant l’heure, émancipée, libre dans sa tête à défaut de ses mouvements.

L’histoire est belle et touchante, enivrante et tragique en même temps, des moments de suspension, l’effroi se dispute à l’espoir, les rêves d’une fille qui voulait tout simplement découvrir les joies de la vie, dans l’amour, défiant l’autorité pour se prouver, faire éclore son moi, ce désir de décider par elle-même de ses choix,
un esprit indépendante et communicatif à travers ses yeux verts de jade, elle porte en elle la beauté et l’émoi amoureux propre à toutes ses semblables, Ameyal donne l’image … de la vie.

Elle s’appelle Ameyal.

Sa deuxième vie forcée va la contraindre à puiser dans ses plus profondes ressources morales et physiques, le roman s’attache à décrire tous ses états d’âme, tout s’emballe, tout est chamboulé dans son univers, Ameyal devra faire preuve d’une volonté hors du commun pour survivre, trouver des solutions pour s’en sortir et reconquérir … sa liberté.
Elle est en mode alerte et de survie permanente.
Tout en évitant de spoiler, son nouveau lieu de vie sera le théâtre des plus basses perversités de l’être humain, les trahisons, les complots, les mensonges, les tromperies, la violence traduite par des punitions et des châtiments, rien ne lui sera épargné, j’ai souffert avec elle, j’ai vibré, j’ai éprouvé de la compassion, j’ai hurlé de douleur en même temps qu’elle souffrait dans le mur de sa solitude et de son désespoir sans fin, un gouffre sans fonds, bonjour je m’appelle Ameyal, je suis Ameyal, partager mes peurs et mes angoisses, libérez-moi s’il vous plaît, je ne veux pas rester ici, je veux juste sortir d’ici, pardonnez-moi mais le dieu Serpent a prévu d’autres plans, ce n’est pas possible autrement …

Moi, c’est elle.

En attendant, Ameyal doit subir des lois, doit feinter, prier pour son salut, obéir à des règles, suivre les ordres, souffrir en silence, son salut viendra-t-il ou pas, c’est à elle et seulement de donner un nouveau tournant dans sa vie, elle n’a qu’un mot à dire, donner c’est recevoir, recevoir c’est donner, partager, aider son prochain, la sortie est presque au bout du tunnel, la lumière et la nuit se confondent dans la tête d’Ameyal, ses cauchemars finissent par la rattraper …

L’ambiance et l’atmosphère qui s’en dégagent tout le long du livre est époustouflant de réalisme, aucune impression de lire, visualiser des scènes à travers les yeux, tout est centré sur la protagoniste, les saveurs et les douceurs qu’elle hume, les relents nauséabonds et la crasse qu’elle doit fouler, c’est âcre et immonde souvent, les dures aspérités d’une vie « emprisonnée », c’est enchanteur et suave parfois, Ameyal va vivre une multitude d’émotions et de sentiments contradictoires pendant tout ce temps de captivité, elle est enfermée dans une « prison », elle est esclave de l’extérieur, elle va découvrir un monde nouveau, des traditions d’un autre temps, les sacrifices, les mœurs d’une civilisation, les corvées obligatoires qui seront son lot quotidien à travers des tâches harassantes et épuisantes, l’auteur excelle à faire ressentir tout cela et sans tomber dans la lourdeur stylistique pour forcer l’empathie des opprimés et éviter aussi la surenchère gratuite de scènes gratuites et violentes qui dénatureraient alors le roman.

La communication et la relation qu’elle va devoir entamer avec d’autres, son énergie et sa volonté de vivre vont l’amener à se surpasser, à donner le meilleur d’elle-même, à greffer dans sa tête du plomb pour contredire sa nature et ses velléités, son découragement et sa déprime vont la faire douter plus d’une fois, elle va devoir expérimenter, prendre le mal en patience, prendre ses jambes à son cou, imprimer de nouvelles cartes pour concrétiser ses projets et accomplir son ambition.
Ses souvenirs, son passé lui revient souvent pour lui rappeler combien la vie tient à si peu de choses, le précipice n’est jamais loin, elle va devoir écouter son coeur, discerner les sons, réfréner son impatience, ne pas confondre vitesse et précipitation, la mysticité et le mystère qui enveloppent son nouveau mode de vie va définitivement la convaincre, l’instinct naturel et audacieux vont l’amener à franchir et à gagner de nouveaux galons, c’est le prix à payer et le billet de sortie qui lui tend ses bras, Ameyal sait qu’il lui reste peu de temps pour réaliser et s’accomplir.

Elle c’est moi

Une lecture addictive, j’ai non seulement été happé par le personnage principal mais dopé dans cette aventure, en ce sens, tout y est parfaitement retranscrit, je me suis retrouvé dans les méandres de la tête d’Ameyal, à vouloir suivre la voie qu’elle a dû subir dans un premier temps avant de trouver la conviction qu’il lui fallait tenter quelque chose, renverser le cours de sa vie, donner cette impulsion indispensable sans quoi elle ne n’en sortirait … jamais.

Va-t-elle arriver à infléchir sur les voies tumultueuses de son futur imposé et forcé ?
Pourra-elle faire confiance à ses congénères pour établir un plan de fuite ?

Le roman se situe dans l’Empire Aztèque mais je n’ai pu m’empêcher de penser et faire un parallèle avec certaines « prisons » encore, hélas, en vigueur, aujourd’hui, dans certaines parties du monde, toutes ces femmes qui tentent de s’échapper, de fuir des « maisons » dorées, d’influer sur leur futur « programmé » ou planifié, soumises, violentées, violées, brimées, brisées, forcées, l’incarnation d’Ameyal est comme un miroir auquel se reflète toutes ces personnes, visage caché et couverte, la liberté d’être et de choisir ne sont juste que … des rêves lointains et utopique dans leur tête, une réalité sombre et triste, je me suis identifié à Ameyal dont le degré d’empathie n’a fait que croître jusqu’à la fin de ce roman.

Autant le dire, sans fioriture, j’ai été emballé par Aztèques : Harem de Eric Costa dont je suis vraiment tombé sous le charme de son écriture qui peut paraître plutôt, d’un premier abord, beaucoup centré sur les agissements de son héroïne dans l’action, il y a beaucoup de dialogues et ses actes aventureux nombreux s’enchaînent mais l’urgence et la progression achèvent de donner un charme et une générosité certaine.
De la relation de cause à effet, il n’y a qu’un pas, Ameyal sait que le temps lui est compté, sa destinée en dépend.
Je vous laisse le soin de découvrir ce roman et vous laisser aller et plonger dans un passé vieux de cinq siècles, Aztèques : Harem de Eric Costa.
Bouleversant par instant, émouvant, dramatique et dur souvent, jubilatoire et passionnant, je me suis régalé et passé un très moment en compagnie d’Ameyal.

Je remercie sincèrement l’auteur de m’avoir invité de découvrir son roman.
❤️❤️❤️

C’est une nouvelle pépite de l’auto-édition, je précise que l’auteur a été récompensé par le prix Lauréat jury Amazon Kindle au dernier salon de Paris, en mars dernier.

Aztèques : interview par Alice Quinn

La première fois où j’ai assisté à un atelier d’écriture, une chose m’a beaucoup surpris et beaucoup plu.

Nous avons commencé par imaginer un personnage, puis un autre, puis un conflit. Ensuite, nous avons écrit une scène. Et enfin… Anael nous a demandé de lire nos textes.

Je crois que mon visage a viré au rouge. Comment ? Lire une scène à peine pensée ? A peine écrite ?
Et puis l’un de nous a lu son texte (ou plutôt l’une d’entre nous, vu que j’étais le seul mec !). A travers sa voix, son intonation, j’ai été surpris de découvrir cette personne mise à nue, en quelque sorte.

Elle nous parlait avec son cœur.

Une grande tendresse, une grande sensibilité, je dirais même fragilité accompagnait chacune de ses phrases, chacun de ses mots.
J’ai été très touché. Émerveillé. Enfin, je découvrais un espace où l’authenticité était de mise. Où l’on pouvait se livrer dans toute notre nudité, dans toute notre vérité.

Plus tard, j’ai compris que l’authenticité était sans doute la qualité principale d’un écrivain, car c’est ce qui le rend unique. C’est en se dévoilant dans toute sa vérité qu’il plaira ou non.
Et c’est pour cela qu’il est le seul à pouvoir écrire ses livres, et que ces derniers seront toujours originaux, même si le sujet a déjà été maintes et maintes fois abordé.

Lorsqu’Alice m’a proposé une interview au sujet d’Aztèques, j’ai presque sauté au plafond. J’ai rencontré Alice au salon du livre de Paris, et ça a été une très belle rencontre. Je me suis livré à elle sans détour, en toute simplicité.
Aujourd’hui, je me sens capable de partager cette vidéo avec vous. Vous y découvrirez les coulisses d’Aztèques, ainsi que mon travail préparatoire sur la structure et la thématique.

Merci Alice de me donner l’occasion de présenter mon travail sur Aztèques !

 

Merci de nous avoir accordé votre temps.
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