Interview d’Eric Costa par Rachel Haag, du site Evasion par les mots

Je partage avec vous une interview très gentiment proposée par Évasion par les mots où je parle de l’écriture à 4 mains pour « À qui pensez-vous quand vous faites l’amour ? », et où je dévoile quelques détails de mon prochain projet.
Jetez-y un coup d’œil, Rachel a fait un travail d’enfer avec de multiples anecdotes et photos. Merci à elle pour ce somptueux cadeau qui, j’espère, vous donnera envie de découvrir quelques titres ! 😜

« Rachel : Déjà, merci pour ta disponibilité et de te prêter au jeu de l’interview.

Moi : Merci à toi Rachel d’avoir proposé !

Présentation :

  • Qui est Éric Costa ?

Un grand rêveur qui passe plus de temps dans sa tête que dans la réalité !

  • Tes passions ? Ce que tu aimes faire ? Ton péché mignon ?

Les voyages, j’aimerais pourvoir vivre dans tous les pays les uns après les autres pour découvrir le plus de personnes et de façons de vivre possible. J’aime apprendre, écrire et avancer chaque jour vers mes objectifs.

Péché mignon : le chocolat au sésame, j’en bouffe une plaquette par jour minimum.

  • Depuis quel âge écris-tu ? Comment t’est apparue l’envie d’écrire ?

Enfant, j’écrivais un journal où j’imaginais m’adresser à un confident, genre le Kitty d’Anne Frank. Ensuite, j’ai lu un recueil de nouvelles (Contes de terreur, de Robert Bloch), et ça a été une révélation : il fallait que je m’y mette. On a commencé à imaginer des histoires avec mon ami d’enfance Jean et pondu le scénario de The Prison Experiment. Le but était de surprendre à la fin.

  • Peux-tu nous résumer ton parcours d’auteur ?

Après l’époque du lycée et des nouvelles, il y a eu l’entrée dans la vie « active » et j’ai mis l’écriture de côté (tout en la gardant dans un coin de ma tête pour plus tard). Il me fallait vivre, faire des expériences. Le retour à l’écriture s’est opéré après une rupture amoureuse où une amie m’a dit que j’étais complètement vide ! Ensuite, j’ai effectué une formation de trois ans en compagnie d’un scénariste et ami pour apprendre à raconter au mieux les histoires. Puis de la lecture, beaucoup de lecture, et de la pratique et expérimentation…

  • Comment te vois-tu dans 10 ans ?

À Nouméa avec ma femme, trois enfants et ma machine à écrire posée sur le sable, face à l’océan !

  • Sur le plan professionnel, es-tu un auteur à plein temps ou exerces-tu une autre profession ?

Je travaille à côté, je suis ingénieur en aéronautique. Cela explique peut-être mon côté « structuré ». À défaut d’être pilote, ce dont je rêvais étant enfant, l’écriture me donne des ailes !

Lecture :

  • Es-tu un grand lecteur ?

Oui et de plus en plus depuis que j’ai découvert les livres audio, parfaits pour les fainéants comme moi !

  • Quels romans aimes-tu lire ? Qui trouve-t-on dans ta bibliothèque ?

À la base, beaucoup de fantastique, d’horreur, de SF et de classiques français. Maintenant, ma bibliothèque est virtuelle, je varie entre de grands livres pour apprendre toujours plus (HugoDumasFolletLarson…) et… euh… surtout des grands noms en fait, pas encore trouvé le temps pour les autres !

  • Quels sont les livres qui t’ont façonné ?

L’attrape cœur de Salinger, le Comte de Monte Cristo, Les Misérables, Le Seigneur des Anneaux…

  • Quel est ton dernier livre coup de cœur ?

20 000 Lieux sous les Mers

  • Quel est le dernier livre que tu as lu ?

J’ai terminé les Millenium et je suis au tome 2 de Assassin Royal

  • Quel auteur aimerais-tu absolument rencontrer ?

King ! Quand je lis son livre Ecriture, j’ai l’impression de discuter avec un pote !

Tes livres, ton écriture :

  • Quel a été ton premier livre publié ?

Réalités Invisibles, un recueil de nouvelles fantastiques et étranges, vous comprenez pourquoi j’imagine.

  • Essaies-tu de faire passer des messages dans tes livres ?

Toujours. Le message est véhiculé par le protagoniste principal, que j’essaie toujours de faire évoluer au long du récit. Mes thématiques principales sont l’accès à la liberté à travers la vérité et en affrontant ses peurs, le sacrifice de l’individu au profit du groupe (si le groupe partage son idéal), le leadership où comment inspirer l’homme (on aurait tellement besoin de grands leaders comme Gandhi en ce moment).

  • Comment se déroule une journée d’écriture pour toi ?

J’écris le matin après le petit déjeuner jusqu’à 14h30 ou même 16h. Ensuite, on déjeune (et oui, ma femme est espagnole…) Je peux écrire huit ou dix heures d’affilée si j’en ai la possibilité. L’après-midi, je fais des recherches, de l’administratif, du sport ou je prends l’air avec ma famille.

  • Où écris-tu en général ?

Dans mon canapé allongé avec une belle vue (que je ne regarde presque jamais !).

  • Qu’est-ce qui t’inspire ? (histoire, nom des personnages, leur caractère…)

Les gens brillants et humbles. Les érudits. Les gens droits, en accord avec leurs valeurs. Et puis, à l’opposé, les travers des gens, leurs peurs, leur égoïsme et leurs bassesses. Mon écriture est brute, je veux livrer le monde tel qu’il est, montrer ou dénoncer.

  • Comment te sens-tu avant une nouvelle sortie ?

Toujours un peu stressé. Même si je gagne ma vie à côté, j’ai toujours un peu peur de l’accueil d’un nouveau titre. Il y a tellement de travail derrière ! Globalement, néanmoins, je suis de plus en plus serein et je n’ai plus l’impression de jouer ma vie à chaque sortie. J’ai compris qu’il faut conquérir le cœur des lecteurs un par un, pas à pas, et que l’écriture s’inscrit dans la durée. Ne dit-on pas que c’est le chemin qui compte ?

  • Quel est le personnage que tu préfères de tes livres (publié ou à venir) ?

Le prochain ! Plus sérieusement, je vais en citer deux.

D’abord, Anti, la tante du protagoniste de « À qui pensez-vous quand vous faites l’amour ? ». Elle incarne la vie et le changement. Elle n’a pas peur d’être qui elle est, même si elle choque. Elle vit dans la vérité, elle est libre au sens le plus noble du terme. Sur son bras est tatouée la citation latine : « Aut in veniam via maut faciam », qui signifie « Je vais trouver un chemin ou m’en faire un ». Pour elle, tout est possible, et elle tente d’aider et de guider le héros à travers ses errances.

Ensuite, pour citer un personnage masculin, je dirais Jackson dans The Prison Experiment. C’est un ancien militaire pétri de valeurs. Il a commis une grave erreur qui l’a beaucoup hanté et lui a finalement permis d’évoluer. À présent, il est droit, puissant, admirable. Il incarne une force sereine qui irradie tout autour de lui. J’aimerais être comme lui !

Ton livre à paraitre :

  • Le 10 avril, tu as une nouvelle sortie, un 4 mains. Ce livre est différent de ce que tu as déjà pu publier. Peux-tu nous en dire un peu plus ? Quel est ton binôme ?

Il s’agit à la base d’un « délire » écrit par des amis pour des amis. Loránek Nikdo et moi-même ne savions pas trop où nous conduirait cette expérience, mais nous sommes parvenus au bout. Il s’agissait de décrire les errances d’un homme qui n’est pas satisfait sexuellement avec sa compagne, et qui décide de combler ses manques en dehors de son couple. Au lieu de chercher des solutions à l’intérieur, il les cherche au-dehors. Après avoir fait mûrir ce projet pendant quatre ans, nous l’avons questionné et entièrement repris pendant plusieurs mois. Nous avons trouvé le message et les questions qu’il soulève intéressants, alors nous avons décidé de le publier. Il est différent de mes romans d’action, car il parle plus de psychologie et de relations humaines, avec des scènes crues. En réalité, les thématiques ne sont pas si éloignées les unes des autres. Pour la première fois pour moi, le protagoniste n’est pas en accord avec ce que je pense. Faire les choses différemment me permet de dénoncer un certain type de comportement envers les femmes ou même les hommes. Mon binôme, Loránek Nikdo, est un ami de longue date qui publie sous pseudo. Il n’avait jamais écrit de roman auparavant, ce qui ne l’empêche pas d’être un très grand lecteur qui a beaucoup apporté au livre, notamment en matière d’humour (noir).

  • Comment en êtes-vous venu à travailler ensemble ?

Une discussion où l’on s’est dit « et si ? »

  • Cela fait quoi d’écrire à deux, qu’est ce que cela change pour toi ? Comment vous êtes-vous organisé ?

Nous avons élaboré le plan ensemble, une quarantaine de chapitres. Chaque chapitre contenait un résumé de ce qui devait se passer. Ensuite, nous avons pioché les chapitres qui nous inspiraient les uns après les autres, généralement dans l’ordre chronologique, ce qui nous permettait de rebondir et de créer à partir de ce que l’autre avait imaginé. Vers la fin du livre, mon partenaire a été très pris et j’ai pratiquement terminé la V1 seul.

Ensuite, je me suis plongé dans Aztèques, puis The Prison Experiment, ce qui nous a permis de laisser le livre reposer pendant quatre ans, et de le reprendre d’un œil neuf et plus critique que quand nous avions la tête dans le guidon. Il y a eu plusieurs réécritures, nous avons tout repris en profondeur avec la validation de l’autre. Nous avons trouvé de bonnes pistes d’amélioration.

  • As-tu déjà d’autres projets de planifiés ? Et si oui lesquels et pour quand ?

Oui ! Le prochain est un livre que je vais écrire en partenariat avec… Raquel, ma femme ! Ce sera un peu un « Da Vinci code like ». Cela parlera de rêve et de réalité. De prophéties et de sociétés secrètes. De l’Oracle de Delphes. Ce sera un thriller, une course contre la montre. Je suis en train de terminer le plan et de parfaire mes recherches. Encore des choses à découvrir et apprendre. Et oui, encore l’antiquité grecque, comme dans The Prison Experiment. Qu’est-ce que j’ai avec ça, moi ?! J’aimerais le publier cet été ou à la rentrée. Ensuite, beaucoup de lecteurs me demandent Aztèques 4. Il est scénarisé, alors je vais essayer de l’écrire cet automne. Bref, je suis à fond !

Divers :

  • Prévois-tu d’organiser des rencontres avec tes lecteurs (SDL, dédicaces dans d’autres lieux publics…) lorsque l’actualité le permettra ? Peut-être un nouveau live via les réseaux sociaux (comme tu l’as déjà fait) ?

J’avais prévu de me rendre au salon Livres Paris, mais il a été annulé. Alors j’espère vous voir à Livres Paris 2012 ou au Salon des Indés de Marseille l’an prochain ! Je vous tiendrai informé s’il y a un live.

  • Une anecdote ? Un dernier mot pour tes lecteurs ?

À travers cette épreuve, la vie nous offre un moment où l’on peut prendre du recul et réfléchir au sens que nous donnons aux choses. Profitez du confinement pour vous reposer, cuisiner, profiter de vos proches. Prenez bien soin de vous, lisez ! »

Découvrez mon dernier roman, embarquez pour Bordeaux avec Super Koko !

 

« Kostas Niemand, négociant en vins charmeur et insouciant, partage depuis trois ans la vie de Marie, beauté froide et altière qui ne semble plus attirée par lui. Il faut avouer, d’ailleurs, qu’il n’y a jamais vraiment eu de feu d’artifice entre eux. Aussi, lorsqu’Agathe, la plantureuse secrétaire qui fait fantasmer toute la boîte commence à lui faire de l’oeil, Koko doute plus que jamais.

Il est loin d’imaginer le tourbillon endiablé qui pourrait l’emporter… »

2 réflexions sur “Interview d’Eric Costa par Rachel Haag, du site Evasion par les mots

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