The Prison Experiment : chronique de Saiwhisper

 » Quand Eric Costa m’a gentiment proposé de découvrir le premier tome de sa nouvelle saga, j’ai accepté sans hésiter ! Étant totalement conquise par sa série dédiée aux Aztèques (dont je vous recommande la lecture), j’avais hâte de le voir s’illustrer dans un tout autre genre : celui du thriller, de l’aventure et de la science-fiction. Une fois encore, je suis fan de la couverture qu’il a choisie. Non seulement, elle donne terriblement envie, mais elle retranscrit également bien l’ambiance ! Cette nouvelle histoire ne manque pas de rebondissements et de suspense néanmoins, je dois avouer ne pas avoir été aussi charmée qu’avec l’épopée d’Ameyal…

Le point fort de « The prison experiment » est son rythme. Dès le début, on est plongé au coeur de l’action aux côtés d’un escadron de mercenaires auquel appartient la belle Elena, Lombardi, Tyler, Jeff, Basileus, Field et bien d’autres… Ces soldats vont errer au coeur de l’Oeuvre, une prison expérimentale secrète pleine de dangers. Ce qu’ils vont vivre va être mouvementé et sans temps morts ! On ne s’ennuie pas un instant, car il y a beaucoup de combats, de fuites, de jeux de pouvoir et de tensions. Rien ne se passe comme prévu. On assiste à de nombreux morts, des échanges musclés et des scènes inquiétantes. C’est simple : on vit vraiment les choses aux côtés d’Elena ! Ce qu’elle va découvrir s’est révélé imprévisible, sombre et prenant. Par moment, j’avais l’impression d’être à ses côtés, me demandant alors comment elle allait pouvoir s’en sortir et me révoltant dès que Basileus, l’un de ses collègues, la rabaissait pour maintenir son rôle de chef. Je ne peux pas dire que je me suis spécialement attachée à elle cependant, je suivais avec intérêt les chapitres la mettant en scène. D’ailleurs, j’avais plus ou moins l’impression d’être face à une aventure de Lara Croft, mais avec une héroïne moins sûre d’elle et plus humaine. À mes yeux, on est sur une ambiance oppressante, dynamique et saisissante rappelant Uncharted, Shutter Island, Lost et Tomb Rider. La petite touche de fantastique/science-fiction est très appréciable.

Hélas, cette lecture plaisante n’est pas sans défaut… J’ai eu énormément de mal à me faire à la narration. Celle-ci oscille entre plusieurs personnages comme Elena, Agellos, Jackson, Josh T. Arthur dont on découvre des extraits de journal, etc. C’est à la fois un atout et une faiblesse. En effet, cette narration multiple permet d’avoir une bonne vision d’ensemble, de creuser psychologiquement certains protagonistes et d’ajouter une tension supplémentaire, notamment dans les chapitres aboutissant sur des cliffhangers. Malheureusement, cela peut aussi perdre le lecteur. Pour ma part, j’ai trouvé que cela faisait beaucoup trop de personnages d’un coup ! Certains me captivaient plus que d’autres et j’avais du mal à me rappeler le rôle de tout le monde… D’ailleurs, avoir mis un listing des personnages en fin d’ouvrage n’a pas été inutile ! Je m’y suis souvent reportée… Il y a de quoi se perdre, en particulier durant les premiers chapitres, car on change toujours de lieu, d’intrigue et de protagonistes… Cela demande donc une certaine gymnastique.

Le livre est un joli pavé de 660 pages qui tient ses promesses : il entraîne vraiment le lecteur dans un monde plein de dangers, d’action et de suspense jusqu’aux dernières pages. Prenez garde à vous lorsque vous franchirez ces murs, car il n’est pas sûr que vous en sortiez vivant… Une plume toujours aussi simple et efficace. Derrière cette aventure, il n’hésite pas à soulever des problématiques concernant notre monde et l’Humanité. Je pense que j’aurais davantage aimé ma lecture si je n’avais pas été aussi longtemps perdue à cause des changements de narration. Merci encore à Eric Costa pour la découverte !  »

Un grand merci à Saiwhisper pour cette superbe chronique. Si tout va bien, le T2, qui devrait clôturer cette histoire, sortira en avril-mai 2019.

 

Résumé :
« Zone 51, désert du Nevada.
Un dôme immense, à la peau cuivrée, se dresse tel un monstre sous les étoiles.
Son nom : « L’Œuvre », prison expérimentale secrète dotée d’une intelligence artificielle.
Nul ne sait ce que recèle l’édifice depuis que la CIA en a perdu le contrôle. Que sont devenus les 5300 détenus, livrés à eux-mêmes après sept ans d’abandon ?
Un commando de douze hommes et une femme pénètre en secret dans ce labyrinthe mortel.
Leur mission : retrouver Dédale, son architecte, à n’importe quel prix.
Elena, hackeuse surdouée, compte bien percer les mystères de l’Œuvre. Elle ignore que cette mission l’emportera au-delà des illusions, face à ses peurs les plus folles, dans les tréfonds de l’âme humaine.
Son génie peut les sauver… ou les tuer.
Jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre ? »

PLONGER AU CŒUR DE L’ŒUVRE

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