The Prison Experiment : chronique de Kate Ginger

 » Une prison pas comme les autres
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Alors voilà je ne vous cache pas que le format « gros pavé » peut faire peur. Près de 700 pages. Il pèse son poids. Qu’en est-il du contenu? Pour les fans de SF de dystopie, de techno-thriller, c’est un condensé de plaisir. Une lecture où l’on entre de plain-pied dans un univers parallèle (mais qui pourrait un jour être réel ici sur notre bonne vieille Terre). Où les machines seraient les maîtres. Brr, ça fait froid dans le dos, n’est-ce pas?
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Une expérience de lecture que je conseillerais de lire en un seul bloc. Il faut avoir la capacité de s’immerger complètement dedans (un peu comme si on visionnait une série TV en « binge watching »). Ne faites pas comme moi qui l’ait lu en plusieurs fois. Je l’avais mis en attente sur ma table de chevet. J’avoue que le démarrage est lent. Plusieurs personnages évoluent et les noms de ces mercenaires se sont mélangés dans ma tête. L’action est au coeur du récit. Pas de temps mort, beaucoup de combats.
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Je me suis vite identifiée à Elena (la seule dame de l’équipe). J’avais un peu l’impression de retrouver Lara Croft, cette aventurière à qui rien ne résiste mais qui hésite sur ses choix. Une ambiance étouffante, un huis clos oppressant rajoute une tension extrême. Les pages se tournent chapitre après chapitre. de cliffhangers en twist, l’aventure se poursuit. Je me suis perdue toutefois dans les narrations (c’est un roman polyphonique).
Je n’apprécie pas beaucoup le milieu militaire (avec son vocabulaire) mais inséré intelligemment, cela donne un bon cocktail. de plus, n’oublions pas la thématique politique qui apporte son lot de secrets, de conflits et qui apporte de l’épaisseur au scénario.
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Une lecture riche en surprises, une densité (pas qu’en nombre de pages!) incroyable et un page-turner de ouf!
Vous avez remarqué que je ne vous ai pas parlé de l’histoire. C’est normal puisque j’ai trop peur de vous spoiler. Et ici, ce serait bien dommage. J’espère que je vous ai donné envie de vous plonger dans cette intrigue.
Mon compagnon est en train de le lire également. Et puis je le passerais à d’autres amateurs de SF . Tout en le conseillant fortement à une bibliothécaire de ma médiathèque. Car ce roman a sa place dans les bonnes étagères de techno-thriller.
Juste une petite question pour la route : la machine peut-elle vaincre les hommes?
Suite au tome 2….. « 

Un grand merci à Kate Ginger pour cette chronique. Si tout va bien, le T2, qui devrait clôturer cette histoire, sortira en juin 2019.

 

Résumé :
« Zone 51, désert du Nevada.
Un dôme immense, à la peau cuivrée, se dresse tel un monstre sous les étoiles.
Son nom : « L’Œuvre », prison expérimentale secrète dotée d’une intelligence artificielle.
Nul ne sait ce que recèle l’édifice depuis que la CIA en a perdu le contrôle. Que sont devenus les 5300 détenus, livrés à eux-mêmes après sept ans d’abandon ?
Un commando de douze hommes et une femme pénètre en secret dans ce labyrinthe mortel.
Leur mission : retrouver Dédale, son architecte, à n’importe quel prix.
Elena, hackeuse surdouée, compte bien percer les mystères de l’Œuvre. Elle ignore que cette mission l’emportera au-delà des illusions, face à ses peurs les plus folles, dans les tréfonds de l’âme humaine.
Son génie peut les sauver… ou les tuer.
Jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre ? »

PLONGER AU CŒUR DE L’ŒUVRE

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