The Prison Experiment : chronique de Gourmandises Littéraires

 » C’est en Mars 2017 qu’Eric Costa se rend au Salon du Livre à Paris pour y présenter son tout premier roman : Aztèques T1 : Harem. Il remporte le prix lauréat haut la main, accordé par le jury Amazon KDP. Alliée à sa maîtrise de la narratologie, sa polyvalence lui permet de publier plusieurs œuvres différentes les unes des autres. Trilogie historique, recueil de nouvelles, guides pratiques axés relationnel, c’est sans répit qu’il bâtit ses projets. Sorti le 30 Novembre 2018 en librairie, The Prison Experiment s’engage sur la voie sinueuse de la science moderne : technologie, enjeux contemporains… En somme, réalisme et péripéties sont au rendez-vous. Eric Costa tient ses engagements en ornant vos bibliothèques d’un nouveau récit tout à fait remarquable. Fort de ses connaissances et de son imagination, il publie une œuvre d’aventure axée thrill er et suspense et s’attaque à un sujet d’actualité : que valent réellement les 80 milliards dépensés tous les ans par le gouvernement fédéral dans les prisons américaines ?

​Désert du Nevada, Zone 51. L’une des bases secrètes de la CIA se dresse sur les rives de Papoose Lake, lac de sel asséché. Cachée à la vue de tous, la toute dernière prison expérimentale imaginée par les Etats-Unis : L’Œuvre, un Dôme gigantesque dont la superficie égale le Manhattan américain. Abritant une multitude de pièces sur plusieurs étages, l’Œuvre est un véritable labyrinthe pour qui n’aurait pas de carte.  Parmi les nombreux protagonistes mis en scène par l’auteur, on retrouve Elena Gringberg, accompagnée de douze autres mercenaires. A la recherche de Dédale, l’architecte du bâtiment, ils infiltrent ce dernier sept ans après que la CIA en ait perdu le contrôle. Engouffrés dans un édifice dont l’objectif principal reste l’incarcération de détenus, les membres du commando ont cependant tendance à agir comme à l’extérieur, oubliant trop souvent qu’ils évoluent dans un environnement technologique et intelligent. Car si le Dôme est si grand, c’est parce qu’il contient de nombreuses reconstitutions d’écosystèmes, contrôlés par une intelligence artificielle autonome et indépendante. Contrôle des portes, variation des conditions atmosphériques, contrôle automatique des besoins énergétiques, voilà ce dont est capable l’IA. « Comme si la prison n’était qu’une maquette miniature de l’extérieur. » Une prison vivante.

L’Œuvre est un blackproject initié il y a longtemps. […] A l’origine, [elle] avait une vocation humaniste.

De nombreux enjeux semblent justifier le projet aux yeux du gouvernement, tant dans le domaine écologique que social. « Au lieu de réduire la délinquance, la prison actuelle fabrique du crime et de la socialisation déviante. » En revanche, loin de pallier au problème, l’énorme dôme s’est transformé en un lieu de survie sauvage. Les règles de base pour augmenter son espérance de vie sont légions. « Un premier bruit peut être dû au hasard. Un second bruit ne peut signifier qu’un danger. ». Alors que les mercenaires n’ont de cesse de progresser au sein de l’Œuvre, une question se pose : qui se cache derrière les trop nombreuses portes blindées et caméras ? qui ralentit leur avancée sans arrêt ?
​Tous différents les uns des autres, les héros dont sont narrées les aventures sont tour à tour mis en avant par le biais de points de vue distincts : narration, restitution de journal intime, entre autres. Et pour mener à bien sa mission, la jeune Elena doit gagner la confiance de ses coéquipiers – et du lecteur par la même occasion. Seule femme du groupe, elle est confrontée à des comportements sexistes, voire misogynes. « Je savais qu’il fallait pas emmener de gonzesse… ça amène que des emmerdes. ». Mené par un chef de section dont le sens des priorités laisse à désirer, le groupe est partagé concernant le meneur à suivre. Aussi Eric Costa prend-il le soin de garder un voile sur ses protagonistes, de telle façon que leur évolution se fait constante et notable. Les tensions et trahisons surviennent sans prévenir et laissent apparaître des traits de caractère jusque-là très bien dissimulés. « Ne jamais faire confiance à personne. » Une règle d’or qui, pourtant, se retourne contre Elena alors qu’elle doit faire des choix pour sa propre survie, et l’accomplissement de la mission.
The Prison Experiment est un récit renseigné. Les champs lexicaux sont d’une précision sans conteste : « commando d’élite », « kevlar » et autres, Eric Costa s’appuie sur des bases solides. Entre explications rationnelles et déclarations au compte-goutte, l’inconnu plane sans arrêt sur le lecteur. Les domaines couverts par les connaissances de l’auteur sont nombreux et complémentaires. Informatique, jargons, sciences dures et diverses – BTP, énergétique, politique et informatique –, on compte également de nombreuses références sociologiques. Entre Stanford, Milgramm et Maslow, l’œuvre constitue une conclusion nouvelle vis-à-vis des théories déjà énoncées. En outres, le roman se donne à plusieurs dimensions. Stratégie, situations d’horreur, trahisons et suspense, l’auteur tient en haleine jusqu’à la dernière page.
Finalement, The Prison Experiment est un premier tome puissant. Sur une fin au summum de la tension accumulée, le lecteur ne peut qu’attendre le second avec impatience. Des liens se créent entre les différents points de vue, et de nombreux mystères restent encore en suspens. Un roman classé Thriller à juste titre, et une narration des plus fluides. « 

Un grand merci à Telesia, du site Gourmandises Littéraires, pour cette chronique. Si tout va bien, le T2, qui devrait clôturer cette histoire, sortira en avril 2019.

 

Résumé :
« Zone 51, désert du Nevada.
Un dôme immense, à la peau cuivrée, se dresse tel un monstre sous les étoiles.
Son nom : « L’Œuvre », prison expérimentale secrète dotée d’une intelligence artificielle.
Nul ne sait ce que recèle l’édifice depuis que la CIA en a perdu le contrôle. Que sont devenus les 5300 détenus, livrés à eux-mêmes après sept ans d’abandon ?
Un commando de douze hommes et une femme pénètre en secret dans ce labyrinthe mortel.
Leur mission : retrouver Dédale, son architecte, à n’importe quel prix.
Elena, hackeuse surdouée, compte bien percer les mystères de l’Œuvre. Elle ignore que cette mission l’emportera au-delà des illusions, face à ses peurs les plus folles, dans les tréfonds de l’âme humaine.
Son génie peut les sauver… ou les tuer.
Jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre ? »

PLONGER AU CŒUR DE L’ŒUVRE

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