Interview de Miss Aline li sur The Prison Experiment

Je remercie Miss Aline li pour son interview et ses questions. Grâce à des personnes comme Aline, un auteur indé comme moi peut se faire connaître, un lecteur à la fois. Bonne lecture à tous !

« Questions d’Aline :

Miss Aline : Pour commencer peux tu te présenter aux lecteurs/lectrices ?
Eric Costa : J’ai toujours eu la passion d’écrire, des idées d’univers, d’intrigues et de personnages, mais je ne savais pas comment en faire des histoires à part entière. J’ai alors suivi des cours de dramaturgie pendant 3 ans pour savoir comment écrire des histoires entraînantes. Je me suis lancé avec une saga historique intitulée Aztèques qui m’a permis de remporter le concours Amazon au salon du livre de Paris en 2017. Depuis, je poursuis la saga avec des projets en parallèle, j’essaie d’être éclectique. J’ai ainsi sorti le premier tome d’un thriller qui sera une duologie : The Prison Experiment, projet que je muris depuis des années.
Miss Aline : Te consacres-tu entièrement à l’écriture ou as-tu une autre activité en parallèle ?
Eric Costa : J’ai une activité qui me permet de travailler trois jours sur six au prix, en quelque sorte, de mon sommeil. Cela me permet d’écrire tout le reste du temps, c’est-à-dire, effectivement, tous les jours. Mes moments détente se partagent essentiellement en trois catégories : les voyages, des divertissements liés à l’écriture et à la culture, et le sport.
Miss Aline : Parlons un peu de ton actualité : The Prison Experiment. Comment t’en est venue l’idée ?
Eric Costa : A la base, c’était une nouvelle fondée sur un univers atypique : une prison dans laquelle chaque salle représentait un environnement du monde : forêt tempérée, désert, collines, jungles… et dans laquelle le gouvernement avait perdu tout contrôle. Un homme s’en était échappé, et avait massacré à lui seul une dizaine de flics. Un analyste se livrait à un exposé du journal intime que ce rescapé tenait sur lui, qui racontait comment tout cela était arrivé et ce qui s’était passé depuis la perte de contrôle. Lorsque j’ai fait mes études de structure d’histoire, j’ai retravaillé cet univers, qui s’est agrandi jusqu’à donner un roman en deux tomes.
Miss Aline : Comment travailles-tu tes personnages ? Ils ont chacun leurs fiches techniques ou tu te laisses guider par eux ?
Eric Costa : Un mélange des deux. Je les laisse vivre et se révéler à mes yeux, et il est possible que je les rattache à des archétypes. A la fin de la première version de mon texte, je les reprends intégralement en les liants d’une manière ou d’une autre au message principal du roman. Les personnages me donnent des indices sur ce qu’ils sont, mais il faut les voir vivre pour comprendre qui ils sont. A la lumière de cette analyse, je les affine. Les allers-retours sont constants et les deux approches se nourrissent l’une l’autre.
Miss Aline : On dit qu’un auteur laisse une part de lui dans son œuvre. Quel personnage est le plus proche de toi ?
Eric Costa : Dans TPE (The Prison Experiment) sans hésiter une seconde : Jackson Redback. Une question à mon tour : tu l’avais senti ?
Miss Aline : Non, je ne l’avais pas présumé. Jackson c’est la ténacité, il ne lâche rien. C’est un survivant d’une certaine manière. Il est observateur. Même s’il est méfiant, on peut compter sur lui.
Eric Costa : Excellent résumé.
Miss Aline : Pourquoi avoir choisi Elena comme héroïne ?
Eric Costa : J’adore les héroïnes femmes, car généralement les thématiques de mes livres parlent de l’émergence de leaders. Ecrire sur les femmes me permet, en plus de les connaître mieux, de me placer, sur un plan dramatique, dans un plan de difficulté plus élevé, ce qui est toujours plus intéressant pour le lecteur (et plus fatiguant pour l’auteur !) qui se pose la question : « mais comment va-t-elle faire ? ». Elena, c’est une femme qui n’a rien d’une militaire et qui rejette le système, dans lequel elle n’a pas trouvé sa place. Ça ne l’empêche pas d’être très intelligente. Elle va ainsi devoir prouver à des hommes machistes et aguerris qu’une femme peut être un leader, et ceci grâce à la finesse et non la force.
Miss Aline : Peut-on dire que TPE a un message à transmettre ?
Eric Costa : Oui, bien sûr ! Tous mes livres ont un message à transmettre, j’en fais un point d’honneur. C’est ce message qui, décomposé, transformé et retranscrit dans plusieurs dimensions du récit, lui donne, je pense, une grande partie de sa force et de sa cohérence. Il y a un message pour le tome 1, un message pour le tome 2, ce qui donnera un message d’ensemble (si je fais bien mon boulot).
Miss Aline : Laissons les lecteurs/lectrices découvrir ces messages.
Eric Costa : Ah ah ah, bien d’accord.
Miss Aline : Sans spoiler, peux tu me parler d’Agellos ?
Eric Costa : Agellos est un homme qui parvient à s’échapper de l’Œuvre, qui est le nom donné à la prison, au moment où Elena y pénètre, grâce à elle et à son insu. Agellos est intéressant dans le sens où il incarne le conflit que peut vivre un homme qui vient de s’échapper de l’enfer, tout en sachant qu’il a laissé ses semblables derrière lui. Que va-t-il faire de tout cela ? Va-t-il surmonter ce conflit interne et de quelle manière ?
Miss Aline : Agellos est mon personnage préféré. J’espère que dans le deuxième opus il ne lui arrive rien de fâcheux.
Parviens-tu facilement à faire mourir tes personnages ?
Eric Costa : Oui je suis un gros sadique ! Plus sérieusement certains oui, car ils sont secondaires et ça facilite la tâche. Moins de personnages, c’est moins de travail. Pour d’autres, c’est plus difficile. La question à se poser avant d’en sacrifier un est la suivante : ne pourrait-il pas apporter au récit plus tard ? Est ce que je ne m’en débarrasse pas trop tôt ?
Miss Aline : Tes personnages sont des moyens moteurs, ils servent l’histoire. Tu n’es attaché à aucun d’entre eux ?
Eric Costa : Si, je suis attaché à tous les personnages principaux « bons ». Dans TPE, je ne suis pas attaché aux méchants, contrairement à Aztèques, où certains d’entre eux, comme le Maître, m’inspirent beaucoup et sont susceptibles de prendre de l’envergure. D’ordinaire, je relis l’histoire plusieurs fois en me mettant dans la peau de chaque personnage, peut-être cela viendra-t-il en faisant cela avec TPE 2 ?
Miss Aline : Es-tu sur un autre projet d’écriture ?
Eric Costa : Pour l’instant, uniquement le tome 2 de TPE, et ça remplit suffisamment, je dois dire. Vivement que je sorte de prison !
Miss Aline : Tu sortiras pour bonne conduite !
Pourrais-tu écrire un polar psychologique, par exemple ?
Eric Costa : Peut-être si je comprends ce que ça veut dire ! MDR
J’aime beaucoup les histoires qui font peur et la psychologie, alors pourquoi pas ?
Miss Aline : Ce sera ton défi 2019 : écrire un polar psychologique. LOL
Eric Costa : Ah oui, tu aimerais bien ? Tu penses que je pourrais faire quelque chose de sympa ? Une amie m’a demandé un thriller fantastique !
Miss Aline : Le fantastique c’est proche de ce que tu as écrit déjà me semble-t-il. Le psycho c’est une nouvelle aventure. A toi de voir dans quoi tu serais le plus à l’aise.
Eric Costa : Zone de confort ou aventure ? Aventure ! L’aventure n’est jamais qu’un accroissement potentiel de la zone de confort. Un défi et une opportunité de croissance. Merci du conseil, je prends.
Miss Aline : De rien ! As-tu des rituels d’écriture (endroit, musique ou pas, sur ordi ou sur papier d’abord ? …)
Eric Costa : Je préfère écrire le matin que le soir car je me sens le plus intelligent, avec l’ami Ricoré . J’écris sur ordinateur car sur papier je ne peux même pas me relire, et c’est pour moi une perte de temps. Les mots, les phrases, c’est de la pâte à modeler. Je les remue toujours et en tous sens. La plupart du temps, j’écris seul dans le silence, allongé sur mon canapé. Je suis dans une sorte de transe et le temps n’a plus court. La musique me perturbe, c’est comme si elle imposait des émotions qui ne colleraient pas forcément au récit. Néanmoins, quand je suis au bord de la saturation, comme en ce moment, je me mets du Chopin ou du classique, réputé aider la pensée à se structurer.
De manière générale, je trouve que l’écriture du matin se prête à la réflexion et à la finesse, tandis que celle du soir se prête au fantasme et au rêve, voire au cauchemar.
Miss Aline : Quel est ton rapport aux lecteurs et à leurs observations ?
Eric Costa : Un commentaire, un retour de lecteur ou une chronique est toujours un grand bonheur pour un auteur, car c’est un moment de partage profond. Avec mon premier tome d’Aztèques, je reprenais le livre pratiquement à chaque fois que j’avais une remarque. Une remarque m’a d’ailleurs permis de voir quelque chose que je ne parvenais pas à voir moi-même, et d’améliorer tout un pan de ce livre.
Depuis, je mets en place des techniques qui me permettent de répondre à la grande majorité des questions du texte avant la publication. De cette manière, tous les choix que j’ai faits sont conscients, réfléchis et (presque) immuables. Toutefois, même si j’essaye d’être indépendant, je pense qu’on a toujours besoin du regard de l’autre.
Le travail, l’expérience et une certaine dose de retours positifs permettent de se bâtir une confiance en soi et un bouclier contre les retours négatifs. J’ai vu des auteurs arrêter d’écrire pendant plusieurs mois suite à une critique, alors je fais ce qu’il faut pour me protéger.
De manière générale, voir la communauté de lecteurs se développer est une vraie joie, cela permet de sortir de la solitude de l’écriture et de voir enfin des fruits tangibles de son travail.
Miss Aline : Quel lecteur es-tu ?
Eric Costa : Je lis très lentement, car j’essaye de tout comprendre et de tout analyser, qu’il s’agisse du champ lexical, de la formation des phrases ou de la structure dramatique. Je lis de tout, avec un penchant pour les classiques. Je lis, ou plutôt j’écoute, car force d’avoir les yeux rivés sur un écran pour écrire, je suis passé aux Audio books. Je viens de terminer Les Misérables, que je trouve magnifique.
Miss Aline : Cela ne te fait-il pas perdre l’émotion contenu dans le livre ?
Eric CostaAu début de ma formation, l’analyse me faisait perdre le contact avec les émotions. Avec l’habitude, je me rends compte qu’il est possible, de plus en plus, de faire les deux à la fois.
Miss Aline : C’est une gymnastique cérébrale en somme ?
Eric Costa : Exactement. On le fait tous inconsciemment, j’essaie juste de le porter à la conscience.
Miss Aline : Pour toi une bonne, voire très bonne, histoire c’est quoi (au niveau intrigue, etc.) ?
Eric Costa : Une histoire qui prend par la main de la première à la dernière page. Des phrases où s’exhale une certaine poésie. Des messages positifs pour l’humanité. Des séquences dramatiques nourries par des conflits riches en suspense et rebondissements.
Miss Aline : As-tu un auteur favori ?
Eric Costa : Difficile de choisir, ça va de Stephen King à Saint-Exupéry en passant par Lovecraft, Victor Hugo ou encore Tolkien. Bref, ils ont tous quelque chose.
Miss Aline : Ah, le fameux Stephen King ! As-tu son livre « Ecriture, mémoire d’un métier ? Si oui qu’en as-tu pensé ?
Eric Costa : J’ai beaucoup aimé, j’avais l’impression de discuter avec un ami, ça me donnait envie de le rencontrer ! Comme disait Victor Hugo, on est tous faits la même argile. Si vous aimez ce genre de manuel, il y a aussi Steven Pressfield, tous ses livres sur l’écriture sont des bijoux. Ce que j’ai aimé le plus dans le livre de Stephen King, c’est sa ténacité, sa simplicité, et ce qui me fait sourire, c’est la différence qu’il y a, chez lui, entre la première et la dernière version d’un livre… à savoir presque rien.
Miss Aline : J’avoue que c’est le seul livre de S.King que j’ai lu. Je note pour Pressfield.
Eric Costa : Nobody wants to real your s**t. C’est l’un des manuels de Pressfield.
Miss Aline : On a parlé de tes rituels d’écriture, de tes lectures, de TPE, peux-tu nous parler de ton actualité salon ?
Eric Costa : C’est très simple : chaque année, je me rends au salon du livre de Paris depuis 2017. Je suis invité par Amazon pour la deuxième année consécutive, en tant qu’auteur conférencier, ça se passe à la porte de Versailles le week-end de la mi mars. Le petit plus personnel, c’est que je charge ma valise de livres, que je mets à disposition aux blogueuses et aux lecteurs avec une dédicace. Premier arrivé, premier servi !
Miss Aline : Y seras tu tout le week-end ?
Eric Costa : Du vendredi midi au dimanche soir. Tu comptes venir ?
Miss Aline : Oui, mais uniquement le dimanche.
Eric Costa : Super. D’autres questions ?
Miss Aline : Nous avons fait le tour Eric. As-tu quelque chose à ajouter dont nous n’aurions pas parlé ici et qui te tient à cœur ?
Eric Costa : Dans la quête infinie de l’homme vers le bonheur et la liberté, tous, lecteurs et auteurs, nous cherchons je pense à mieux connaitre le monde et à mieux se connaitre. J’espère que nous cheminerons côte à côte, je vous souhaite une bonne route à tous.
Merci beaucoup pour l’interview Aline, c’était un plaisir d’échanger avec toi, merci pour ton enthousiasme et ton soutien.
Miss Aline : Merci pour le temps que tu m’as gentiment accordé Eric. Au plaisir d’échanger de vive voix sur le salon de Paris. »

Liens :
Découvrir The Prison Experiment : https://amzn.to/2BTFZVQ
Site de l’auteur : https://costaeric.fr/
Page auteur Amazon : https://www.amazon.fr/Eric-Costa/e/B00KE5BPOQ
Page auteur Facebook : https://www.facebook.com/CostaEric2/
Compte Twitter : https://twitter.com/CostaEric2
Compte Instagram : https://www.instagram.com/ericcosta33/ »

Par l’auteur d’ « Aztèques », roman lauréat du Salon du Livre Paris 2017 par le jury Amazon KDP :

« Zone 51, désert du Nevada.
Un dôme immense, à la peau cuivrée, se dresse tel un monstre sous les étoiles.
Son nom : « L’Œuvre », prison expérimentale secrète dotée d’une intelligence artificielle.
Nul ne sait ce que recèle l’édifice depuis que la CIA en a perdu le contrôle. Que sont devenus les 5300 détenus, livrés à eux-mêmes après sept ans d’abandon ?
Un commando de douze hommes et une femme pénètre en secret dans ce labyrinthe mortel.
Leur mission : retrouver Dédale, son architecte, à n’importe quel prix.
Elena, hackeuse surdouée, compte bien percer les mystères de l’Œuvre. Elle ignore que cette mission l’emportera au-delà des illusions, face à ses peurs les plus folles, dans les tréfonds de l’âme humaine.
Son génie peut les sauver… ou les tuer.
Jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre ? »

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