Aztèques : La Voie du Papillon : chronique des Lectures de Cerise

Un grand merci à Joelle du site http://leslecturesdecerise74.over-blog.com/ pour sa chronique sur La Voie du Papillon, que je vous laisse découvrir ici :

« Mon avis

Je remercie Eric COSTA pour son extrême générosité et de m’avoir donné l’opportunité de lire, en service de presse, son roman « Aztèques La voie du papillon », suite de « Aztèques Harem », roman que j’ai beaucoup aimé.

Les magnifiques vidéos présentant cette saga et les très belles couvertures, m’ont de suite interpellée et j’ai lu avec grand intérêt ces deux romans.

Dès les premières pages, l’auteur nous offre un résumé très précis de la saison 1. J’ai donc retrouvé avec grand plaisir Ameyal, la fille de l’Aigle, esclave intrépide, curieuse et audacieuse qui a réussi à entrer à l’école du Harem. Eprise de liberté, notre héroïne est décidée à exceller dans cette formation qui lui permettrait d’intégrer le Harem et de s’enfuir afin de retrouver et venger son peuple.

Parviendra-t-elle à surmonter tous les obstacles qui jalonneront sa route dans un univers impitoyable où haine, jalousie, coups bas et esprit de compétition sont monnaie courante ?

L’auteur nous apprend beaucoup sur les codes, règles et enseignements rudes de l’école du Harem et l’on ne peut rester insensible face aux actes de méchanceté gratuite et aux châtiments corporels infligés à notre jeune esclave qui est très attachante et que l’on a sans cesse envie de protéger et de guider.

Dans ce second opus, Eric COSTA nous montre la transformation d’Ameyal devenant femme, la découverte de désir et du plaisir et évoque, avec beaucoup de pudeur, l’homosexualité féminine au sein du Harem.

Comme dans le précédent tome, les descriptions des personnages, des paysages exotiques et des odeurs sont très bien détaillées et invitent le lecteur à un voyage envoûtant dans la Civilisation Aztèque. Rituels, magie sont également présents et apportent une touche mystérieuse à ce récit.

L’écriture est fluide, poétique et très bien rythmée tenant ainsi le lecteur en haleine jusqu’aux dernières lignes et c’est donc avec regret que nous découvrons l’inévitable mot FIN !

J’ai beaucoup aimé ce magnifique roman historique mêlant aventure et amour, extrêmement bien documenté, que j’ai dévoré d’une traite et j’espère que l’auteur nous prépare une suite à cette saga féerique et passionnante.

Excellent moment de lecture ! »

Merci à Laurent Fabre pour cette magnifique chronique sur Aztèques : Harem

Il y a quelques jours, je contactais Laurent sur Facebook car j’aime beaucoup les ses chroniques (Laurent est un très grand lecteur présent sur les réseaux sociaux), et parce que je me suis aperçu qu’il propose des services de bêta lecteur.
Je lui ai donc envoyé un message du type :

« Bonjour Laurent, nous ne nous connaissons pas encore mais j’adore ce que vous faites, accepteriez-vous d’être bêta lecteur pour Aztèques t2 ? »

Laurent a tout de suite accepté (et nous nous sommes aperçus que nous sommes tous deux des Alpes de Haute-Provence, un joli point commun !).

J’ai donc fait parvenir à Laurent un exemplaire Ebook de Aztèques : Harem, pour qu’il découvre l’histoire d’Ameyal et me dise s’il est d’accord pour poursuivre l’aventure sur le tome 2 en tant que bêta lecteur.

Je ne pouvais rêver mieux : non seulement il accepte d’être bêta lecteur, mais en plus il a aimé le tome 1… et cerise sur le gâteau, il l’a chroniqué !

Voici donc son analyse, que je partage avec vous. Je l’aime particulièrement, car il a su déceler le message du livre sur la place difficile de la femme et la possibilité, l’espoir de s’en sortir quelque soit la situation initiale (et ça, ça nous concerne tous !).

Encore une fois, un grand merci à toi Laurent, et à très bientôt pour la suite des aventures d’Ameyal !

Aztèques : Harem de Eric Costa est un page-turner décoiffant, une aventure hors du commun et du temps des … Aztèques !!!

Pour Ameyal, une adolescente de 16 ans, l’insouciance et la joie de vivre rythment son quotidien.
Alors qu’elle était promise à un avenir tracé avec la perspective de devenir prêtresse et un mariage arrangé, l’horreur s’invite à la place.
Une bande de pillards Aztèques vient d’attaquer son petit village, Ameyal se retrouve embarqué … comme esclave avec quelques survivants.
La vie d’Ameyal a basculé en quelques minutes, son destin est en … route.

Pour situer le contexte géographique du roman, l’histoire démarre dans un petit village nommé Huaxca, hors de l’Empire (Aztèque), près de l’Océan (oriental comme l’héroïne le dira plus tard), plus précisément, dans le plateau central de l’actuel Mexique.
Historiquement, nous sommes à priori entre le 15 et 16ème siècle, du temps de l’empire Aztèque alors à son apogée et dont le chef absolu est Moctezuma.
Bien que l’auteur fasse preuve d’une précision sans faille et d’une rigoureuse représentation respectant l’histoire d’une civilisation, les Aztèques, le roman se focalise surtout sur son personnage principal, Ameyal.
Très rapidement, je me suis laissé transporté … dans le temps, oublié le quotidien d’un jour de novembre 2017 pour faire un bond de 5 siècles en arrière.

A comme Ameyal

La plume est d’une redoutable efficacité, fluide, le contexte historique passe au arrière fond et place à la petite histoire, celle qui va vous bercer tout au long de ces pages qui se sont consumées à une vitesse vertigineuse, tellement le style est prenant, addictif, un véritable page-turner, quelques petites heures …
Le temps de s’habituer aux noms propres et à la culture de l’époque (l’auteur a judicieusement placé un lexique en fin de l’ouvrage), l’action est non-stop, on ne peut que suivre le périple d’Ameyal.
C’est une jeune fille de 16 ans, presque femme, son père est le chef de son village et lui a déjà esquissé de ce qui sera son avenir. C’est sans compter sur les affres du destin.
Le caractère farouchement rebelle d’Ameyal contre l’autorité, son intrépidité, sa fougue, sa soif d’amour et de liberté, difficile de résister à en éprouver une totale … empathie.
Elle pourrait incarner toutes ces héroïnes fictives ou pas qui ont marqué l’Histoire de l’humanité, je me garde de citer des noms, chacun pourra y puiser dans sa culture et dans sa mémoire en suivant les pas du personnage principal, une femme moderne avant l’heure, émancipée, libre dans sa tête à défaut de ses mouvements.

L’histoire est belle et touchante, enivrante et tragique en même temps, des moments de suspension, l’effroi se dispute à l’espoir, les rêves d’une fille qui voulait tout simplement découvrir les joies de la vie, dans l’amour, défiant l’autorité pour se prouver, faire éclore son moi, ce désir de décider par elle-même de ses choix,
un esprit indépendante et communicatif à travers ses yeux verts de jade, elle porte en elle la beauté et l’émoi amoureux propre à toutes ses semblables, Ameyal donne l’image … de la vie.

Elle s’appelle Ameyal.

Sa deuxième vie forcée va la contraindre à puiser dans ses plus profondes ressources morales et physiques, le roman s’attache à décrire tous ses états d’âme, tout s’emballe, tout est chamboulé dans son univers, Ameyal devra faire preuve d’une volonté hors du commun pour survivre, trouver des solutions pour s’en sortir et reconquérir … sa liberté.
Elle est en mode alerte et de survie permanente.
Tout en évitant de spoiler, son nouveau lieu de vie sera le théâtre des plus basses perversités de l’être humain, les trahisons, les complots, les mensonges, les tromperies, la violence traduite par des punitions et des châtiments, rien ne lui sera épargné, j’ai souffert avec elle, j’ai vibré, j’ai éprouvé de la compassion, j’ai hurlé de douleur en même temps qu’elle souffrait dans le mur de sa solitude et de son désespoir sans fin, un gouffre sans fonds, bonjour je m’appelle Ameyal, je suis Ameyal, partager mes peurs et mes angoisses, libérez-moi s’il vous plaît, je ne veux pas rester ici, je veux juste sortir d’ici, pardonnez-moi mais le dieu Serpent a prévu d’autres plans, ce n’est pas possible autrement …

Moi, c’est elle.

En attendant, Ameyal doit subir des lois, doit feinter, prier pour son salut, obéir à des règles, suivre les ordres, souffrir en silence, son salut viendra-t-il ou pas, c’est à elle et seulement de donner un nouveau tournant dans sa vie, elle n’a qu’un mot à dire, donner c’est recevoir, recevoir c’est donner, partager, aider son prochain, la sortie est presque au bout du tunnel, la lumière et la nuit se confondent dans la tête d’Ameyal, ses cauchemars finissent par la rattraper …

L’ambiance et l’atmosphère qui s’en dégagent tout le long du livre est époustouflant de réalisme, aucune impression de lire, visualiser des scènes à travers les yeux, tout est centré sur la protagoniste, les saveurs et les douceurs qu’elle hume, les relents nauséabonds et la crasse qu’elle doit fouler, c’est âcre et immonde souvent, les dures aspérités d’une vie « emprisonnée », c’est enchanteur et suave parfois, Ameyal va vivre une multitude d’émotions et de sentiments contradictoires pendant tout ce temps de captivité, elle est enfermée dans une « prison », elle est esclave de l’extérieur, elle va découvrir un monde nouveau, des traditions d’un autre temps, les sacrifices, les mœurs d’une civilisation, les corvées obligatoires qui seront son lot quotidien à travers des tâches harassantes et épuisantes, l’auteur excelle à faire ressentir tout cela et sans tomber dans la lourdeur stylistique pour forcer l’empathie des opprimés et éviter aussi la surenchère gratuite de scènes gratuites et violentes qui dénatureraient alors le roman.

La communication et la relation qu’elle va devoir entamer avec d’autres, son énergie et sa volonté de vivre vont l’amener à se surpasser, à donner le meilleur d’elle-même, à greffer dans sa tête du plomb pour contredire sa nature et ses velléités, son découragement et sa déprime vont la faire douter plus d’une fois, elle va devoir expérimenter, prendre le mal en patience, prendre ses jambes à son cou, imprimer de nouvelles cartes pour concrétiser ses projets et accomplir son ambition.
Ses souvenirs, son passé lui revient souvent pour lui rappeler combien la vie tient à si peu de choses, le précipice n’est jamais loin, elle va devoir écouter son coeur, discerner les sons, réfréner son impatience, ne pas confondre vitesse et précipitation, la mysticité et le mystère qui enveloppent son nouveau mode de vie va définitivement la convaincre, l’instinct naturel et audacieux vont l’amener à franchir et à gagner de nouveaux galons, c’est le prix à payer et le billet de sortie qui lui tend ses bras, Ameyal sait qu’il lui reste peu de temps pour réaliser et s’accomplir.

Elle c’est moi

Une lecture addictive, j’ai non seulement été happé par le personnage principal mais dopé dans cette aventure, en ce sens, tout y est parfaitement retranscrit, je me suis retrouvé dans les méandres de la tête d’Ameyal, à vouloir suivre la voie qu’elle a dû subir dans un premier temps avant de trouver la conviction qu’il lui fallait tenter quelque chose, renverser le cours de sa vie, donner cette impulsion indispensable sans quoi elle ne n’en sortirait … jamais.

Va-t-elle arriver à infléchir sur les voies tumultueuses de son futur imposé et forcé ?
Pourra-elle faire confiance à ses congénères pour établir un plan de fuite ?

Le roman se situe dans l’Empire Aztèque mais je n’ai pu m’empêcher de penser et faire un parallèle avec certaines « prisons » encore, hélas, en vigueur, aujourd’hui, dans certaines parties du monde, toutes ces femmes qui tentent de s’échapper, de fuir des « maisons » dorées, d’influer sur leur futur « programmé » ou planifié, soumises, violentées, violées, brimées, brisées, forcées, l’incarnation d’Ameyal est comme un miroir auquel se reflète toutes ces personnes, visage caché et couverte, la liberté d’être et de choisir ne sont juste que … des rêves lointains et utopique dans leur tête, une réalité sombre et triste, je me suis identifié à Ameyal dont le degré d’empathie n’a fait que croître jusqu’à la fin de ce roman.

Autant le dire, sans fioriture, j’ai été emballé par Aztèques : Harem de Eric Costa dont je suis vraiment tombé sous le charme de son écriture qui peut paraître plutôt, d’un premier abord, beaucoup centré sur les agissements de son héroïne dans l’action, il y a beaucoup de dialogues et ses actes aventureux nombreux s’enchaînent mais l’urgence et la progression achèvent de donner un charme et une générosité certaine.
De la relation de cause à effet, il n’y a qu’un pas, Ameyal sait que le temps lui est compté, sa destinée en dépend.
Je vous laisse le soin de découvrir ce roman et vous laisser aller et plonger dans un passé vieux de cinq siècles, Aztèques : Harem de Eric Costa.
Bouleversant par instant, émouvant, dramatique et dur souvent, jubilatoire et passionnant, je me suis régalé et passé un très moment en compagnie d’Ameyal.

Je remercie sincèrement l’auteur de m’avoir invité de découvrir son roman.
❤️❤️❤️

C’est une nouvelle pépite de l’auto-édition, je précise que l’auteur a été récompensé par le prix Lauréat jury Amazon Kindle au dernier salon de Paris, en mars dernier.

Aztèques : chronique de « Un mot à la fois »

Un grand merci à Un mot à la fois pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Un mot à la fois

 

Résumé :

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.

Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.

Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

Avis de Un mot à la fois :
Je viens tout juste de terminer de lire Aztèques de Eric Costa. C’est vraiment un très beau livre, dont je ne suis vraiment pas déçue de l’avoir lu. Surtout s’agissant d »un univers que je ne côtoie pas souvent, c’est une très belle découverte. Mais qui est son auteur ?

Eric Costa, le papa de Aztèques, est un passionné de voyages et d’aventures qui publie son premier roman cette année. C’est justement son goût pour l’aventure qui l’anime pour écrire ce roman basé sur un peuple du Mexique Précolombien.

Cela lui permet également de se présenter au salon du livre de Paris 2017, pour la première fois et de remporter le prix du Jury Amazon KDP.

Il est aussi l’auteur d’un recueil de nouvelles fantastiques

Réalités invisibles. Pour le contacter,  suivez-le sur Facebook  ou Twitter. Il possède également un blog d’ auteur  et une adresse mail eric.costa.auteur@gmail.com.

Aztèques est un roman  se déroulant dans le Mexique Précolombien. L’auteur nous introduit donc dans le monde des aztèques. Avant de découvrir les différents aspects de leur culture, nous faisons connaissance avec Ameyal, l’héroïne.

Ameyal est un personnage féminin complet. Très entêtée et indépendante, elle garde son courage malgré tous les malheurs qui lui arrivent dès les premières pages. Et des malheurs elle en rencontre.

L’auteur ne l’épargne pas. Ce que j’ai vraiment trouvé authentique parce que souvent certains auteurs/ scénaristes évite de faire trop de mal aux protagonistes ou alors ils s’en sortent facilement. Pas Ameyal.

Tout au long du livre, de choses terribles lui arrivent. Elle se retrouve au milieu de complots et sa vie est constamment en danger. Elle s’en sort bien évidemment mais pas sans souffrances. Et des souffrances assez terrible tout de même.

On rencontre également d’autres personnages à travers les péripéties de notre héroïne. Ce sont principalement des femmes, comme elle évolue dans un  harem. Mais elle croise la route de certains hommes aussi.

Et ces personnages aussi différents les uns que les autres, du fait de leur fonction, leur statut. Se révèlent finalement assez semblables parce qu’ils sont perfides, manipulateurs, comploteurs et surtout violents.

Sans parler du Harem qui a ses propres lois que Ameyal a du mal à suivre. On tombe vraiment sur un peuple tyrannique et sans pitié, qui ne distingue pas femme, enfant et homme pour faire appliquer sa violence.

Un vrai travail de fond

Ameyal est un personnage que j’ai vraiment apprécié. Courageuse, indépendante, révoltée et qui ne baisse pas vite les bras jusqu’au bout. Une chose assez cocasse sur le roman c’est que Ameyal n’est pas aztèque.

Alors pourquoi on parle de ce peuple ? Parce que notre héroïne, à la suite de circonstances très fâcheuses, va se retrouver chez eux. En fait Ameyal vient d’un peuple voisin mais qui n’a pas tout à fait les mêmes coutumes.

Eric Costa nous fait donc découvrir les aztèques. Pas tel un livre d’histoire ou d’anthropologie le ferait. Mais plutôt en nous racontant l’histoire de l’héroïne, en faisant une description des lieux, des vêtements. En nous présentant les dieux aztèques, leurs coutumes, leur alimentation et même la chaleur ambiante.

Et tout cela est très clair. L’auteur s’en est assuré avec à la fin du livre, un lexique des termes aztèques qu’on retrouve durant notre lecture. Un répertoire des personnages ainsi qu’un récapitulatif des dieux mentionnés et leur fonction.

De plus, le travail d’Eric Costa est remarquable parce que non seulement on voit sa passion pour le sujet avec sa bibliographie, mais on la ressent aussi au fil des mots.  Il  m’a fait voyager durant ma lecture, je vivais à travers notre héroïne intrépide et je ressentais les mêmes choses qu’elle.

cropped pen 1 300x300 - Chronique d'auto-édition "Aztèques: Harem" Eric Costa.

 

Je comprends maintenant pourquoi il a remporté le prix du Jury Amazon KDP.

Ainsi tout ce que je peux vous dire, c’est de ne surtout pas rater une occasion de lire Aztèques: Harem.  

Vous trouverez tous les ingrédients pour passer un bon moment, aucune fois vous ne vous ennuierez et votre esprit aventureux vous remerciera de cette lecture. En plus, vous pourrez vous vanter de connaître quelque chose sur un ancien peuple. Sans oublier la belle plume de l’auteur, qui n’est pas monotone ni gonflante ennuyante.

On se retrouve pour la prochaine saison des aventures de Ameyal  (eh oui, ce n’étais que le commencement ^^).

Allez la bise !

Aztèques : chronique de « Wolkaiw : l’antre du loup »

Un grand merci à Kathleen pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Wolkaiv : l’antre du loup

 

Résumé :

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.

Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.

Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

Avis de Kathleen :

Aztèques nous propose une plongée au cœur d’une époque souvent méconnue, l’ère des Aztèques, civilisation presque ancestrale qui fascine les hommes, poussant même certains à écrire. Peu de chapitres, beaucoup d’action, ainsi est constitué le livre. Des chapitres relativement longs qui ne permettent pas de fréquentes pauses mais qui au contraire instaurent un rythme haletant et soutenu.

     Chaque chapitre possède son petit nom, nous plongeant un peu plus dans cette ambiance si particulière qu’est celle de ce peuple amérindien. Eric Costa nous propose de suivre un personnage des plus atypiques, la belle Ameyal au regard de Jade. D’où lui viennent ces yeux d’un vert qui en subjuguera plus d’un ? Un mystère plane quant à leur origine, toujours est-il qu’ils ne laissent personne insensible, réveillant la curiosité de tout le monde.

      Ameyal est une jeune fille qui peu à peu deviendra une véritable femme. Fougueuse dans l’âme, elle est animée d’une farouche rage de vivre mais surtout de vaincre. Ameyal est une battante qui lutte pour sa condition et la survie de son peuple, violemment décimé et réduit à l’état d’esclave. Son tempérament explosif fait d’elle un personnage unique, elle ne fait rien comme tout le monde mais tout le monde la remarque. J’ai bien aimé suivre ses frasques ainsi ses escapades nocturnes qui réservent à chaque fois leur lot de surprises.

    Attirer l’attention est une arme à double tranchant, cela peut vous rapporter des ennemis comme des alliés. Ameyal doit-elle se méfier de toutes les personnes qu’elle croise au sein du Harem? Cette dernière semble empêtrée dans des intrigues qui la dépassent, prise au piège d’une guerre dans laquelle elle s’avère être un redoutable pion. Petit pion qui n’hésitera pas à se transformer en dame au moment opportun.

 

Je dois avouer que j’aurai bien aimé suivre le parcours d’autres survivants du massacre du village, je pense notamment à Nicté, d’autant plus que l’écriture n’est pas à la première personne mais à la troisième. Peut-être l’auteur évoquera-t-il son destin dans le tome suivant ? Le mystère demeure entier. Dans tous les cas, ce premier tome nous plonge dans une sorte de huis clos, nous sommes coincés dans le harem et tentons ( vainement ? ) d’en sortir.

 

     La plume fluide de l’auteur m’a transporté à l’époque des Aztèques comme si cela était naturel, mais j’ai eu un peu de mal avec les prénoms lorsque j’ai débuté la lecture, notamment en ce qui concerne la prononciation. Vous vous doutez bien que les noms de l’époque sont très différents des nôtres. Cette petite difficulté s’est estompée au fil de la lecture, il me fallait juste le temps de m’y accoutumer.

      Je vous le disais plus haut dans la chronique, ce livre est bourré d’action. Le lecteur n’a pas le temps de souffler que déjà Ameyal est fourré dans un nouveau coup. On se demande à chaque fois quelle règle elle va enfreindre, quelle limite elle va repousser. Ameyal est vraiment un personnage très intéressant, même si je n’ai pas réussi à m’attacher à elle, un poil trop intrépide pour moi. Quelques moments de pause auraient été les bienvenus, notamment pour cerner davantage Ameyal mais surtout pour comprendre son raisonnement, comprendre sa logique. Le lecteur comprend qu’Ameyal a pour but de s’élever, mais de petites réflexions quant à l’élaboration de certains plans auraient permis de souffler un peu et de prendre du recul.

      Volonté et détermination me sont apparus comme les maîtres mots de cette histoire, un petit bout de femme prêt à braver tous les dangers afin d’atteindre le sommet. Ce premier tome et plus encore sa fin, donne très envie de lire la suite qui s’annonce des plus prometteuses. Découvrir les nouvelles aventures d’Ameyal m’enchante déjà! 

     Il s’agit donc d’une très belle immersion dans une époque méconnue, le voyage a été possible et rendu très agréable grâce à la douce plume de l’auteur. Le personnage d’Ameyal est intrigant et ne vous laissera pas indifférent, de même que sa destinée. Ce livre possède un petit plus, il s’agit de sa bibliographie à la fin mais surtout du rappel des noms des personnages ainsi que leur signification.

 

Secrets de tournage : Apocalypto (Mel Gibson)

Cet article s’inscrit dans mes recherches relatives à la série Aztèques.
Cette série s’inscrit dans la veine du roman historique pouvant contenir des aspects fantastiques.
Pitch : une fille de chef, vendue comme esclave dans un harem, est prête à tout pour inverser son destin.

Je vous livre ici mes réflexions sur un film relatif à une autre grande civilisation mésoaméricaine : les Mayas.

— Analyse du titre

En langue grecque, le terme « Apocalypto«  signifie « nouveau départ« .

apocalypto 1

— Une bande-annonce très particulière !

A la fin de l’année 2005, la mise en ligne de la première bande-annonce d’Apocalypto a réservé une sacrée surprise aux plus attentifs des internautes. En visionnant le teaser trailer image par image et en s’arrêtant précisément à 1 minutes et 46 secondes, peu avant l’éclipse, c’est un certain… Mel Gibson qui apparaît, barbu, hilare et vêtu d’une simple chemise, aux côtés de ses comédiens mayas !

Une apparition hilarante visible à l’adresse suivante : http://www.apple.com/trailers/touchstone/apocalypto/

— Tournage mexicain

Le tournage d’Apocalypto s’est intégralement déroulé au Mexique, dans une épaisse forêt aux abords de Catemaco, portant le surnom de « La Jungla ». L’équipe logeait dans une vaste plantation de cannes à sucre, à quarante-cinq minutes de Veracruz où ils ont pu reconstituer tout une métropole maya. Des ouvriers du pays ont notamment participé au projet, ce qui a contribué à relancer l’essor économique de la région.

— A la recherche des indigènes

Mel Gibson a engagé des acteurs non professionnels pour donner le maximum d’authenticité à son film, n’hésitant pas à parcourir l’Amérique centrale pour les trouver.

— Un acteur au sang neuf

Apocalypto4

L’interprète principal de Patte de Jaguar se nomme Rudy Youngblood. Mel Gibson l’a choisi pour ses qualités physique et son talent de chanteur.

— Un vrai vieux sage

Pour le rôle du vieux sage, l’équipe du film a recruté un vrai conteur maya d’un petit village de Yucatan pour renforcer l’authenticité du film.

— Interprété en langue maya !

Après sa très controversée Passion du Christ (2004), interprétée en araméen, l’Américain Mel Gibson dévoile avec Apocalypto un nouveau long métrage atypique dont les dialogues sont cette fois-ci écrits et déclamés dans un dialecte maya : le Yucatèque. Pour bien apprendre sa prononciation et son intonation, chaque acteur s’est vu confié un lecteur MP3 pour se mettre le langage en tête, et des spécialistes étaient présents sur le tournage pour apporter des corrections éventuelles.

— Parler une autre langue avec une autre bouche

En plus d’apprendre le langage Maya Yucatèque, les acteurs devaient aussi porter de fausses dents. Le challenge était donc de s’immerger au maximum dans une culture quasiment inconnue tout en paraissant crédible.

— Une chasse à l’homme qui prend aux tripes

Derrière la simple histoire d’un homme qui est prêt à tout sacrifier pour sauver son monde, Mel Gibson cherche à toucher les émotions les plus profondes du spectateur:  » Mon désir était de tourner un film d’action et d’aventure trépidant qui ne laisse aucun répit « , se rappelle-t-il.  » Je cherchais à concevoir un moyen de raconter l’essentiel de l’histoire visuellement, pour toucher les spectateurs au plus profond d’eux-mêmes, viscéralement et émotionnellement « .

— Le mentor Zero Loup

Apocalypto3

Le comédien raoul Trujillo, interprète de Zéro Loup, explique que son personnage n’est pas fondamentalement méchant, il représente « le côté obscur du héros«  et aide justement mieux le personnage à se dépasser et à se réaliser:  » Il le guide dans toutes les étapes nécessaires à son développement pour qu’il puisse devenir un homme et représenter un espoir pour l’humanité et les générations futures « .

Le concept de la peur

Pour le réalisateur, le véritable ennemi du film n’est pas Zero Loup, l’indien qui poursuit le héros, mais la peur elle-même: « Le méchant principal du film n’est pas une personne, c’est le concept même de la peur. Et pour pouvoir se dépasser, le héros doit apprendre à surmonter ses propres peurs… comme nous tous !« 

La caméra Genesis

Pour filmer les paysages uniques du monde maya, Mel Gibson a fait appel à Dean Semler, déjà oscarisé pour sa magnifique photographie de Danse avec les loups. Afin de bien capter tous les grands mouvements du film, Dean Semler a utilisé le tout nouveau procédé de la Caméra haute définition Genesis, de Panavision:  » Cet équipement a donné des résultats extraordinaires dans les scènes de poursuite en nous permettant d’obtenir des images que nous n’aurions pas pu capter avec d’autres caméras. Tout est là, on s’y sent réellement « . En plus de résister aux conditions extrêmes de la jungle comme la pluie intense ou la chaleur cuisante, la caméra Genesis exploite au maximum la lumière naturelle, comme dans la très belle scène du feu de camp où les flammes vacillantes éclairent une multitude de détails.

— La cité imaginaire de Tom Sanders

Mel Gibson a aussi fait appel à un ancien collaborateur pour reconstituer le monde maya d’Apocalypto : Tom Sanders, déjà habitué des épopées sur Braveheart, Il faut sauver le soldat Ryan et Dracula. Face au manque de données historiques sur le mode de vie des villages pauvres mayas, il a dû concevoir par lui-même le village de Patte de Jaguar de façon réaliste. Il a donc construit des huttes en forme de nids, pour contraster avec la verticalité des colonnes de la riche cité maya. Il voulait aussi profiter de la matière de ces huttes en bois pour permettre de voir à travers les branches le massacre du village. En arrivant sur le lieu du tournage, le Dr Hansen, principal consultant du film, s’est écrié : « Le passé a été ramené à la vie avec un réalisme rare ! »

— Un parallèle avec notre monde

Apocalypto2

Pour bien s’imprégner de la culture Maya, Mel Gibson et la scénariste Farhad Safinia ont fait beaucoup de recherches auprès du Dr Richard Hansen, archéologue et expert en culture Maya.  » Il se trouve que les archéologues et les anthropologues pensent que la civilisation maya s’est heurtée à des problèmes incroyablement similaires à ceux de notre époque, à savoir la généralisation des dégradations environnementales, d’une consommation excessive et de la corruption politique « , remarque Fathad Safini.  » Si une société ne tire pas les leçons de son histoire, elle se condamne à la revivre « , renchérit le Dr Hansen.

En conclusion : mon opinion sur le film :
Je trouve que les scènes d’actions sont très bien tournées, les décors et les costumes permettent une immersion totale, ce qui est très appréciable.
J’émettrais tout de même deux remarques négatives :
— Tout d’abord, la bascule du film, située au milieu du film, communément appelée « point de non retour » ou milieu de l’acte II, est raté alors qu’il s’agit d’une scène clé dans une histoire.
Dans cette scène, le héros est allongé sur le Chaak Mol pour être sacrifié quand le soleil disparait. Les prêtres voient cela comme un signe et il est épargné. Par le soleil ! Par le hasard ! Pour moi, c’est une erreur scénaristique. Il aurait été beaucoup plus fort qu’à ce moment de bascule, le héros pose une action qui fait qu’il s’en sort. Qu’il soit proactif de sa propre destinée. Pas une vulgaire poupée de chiffon !
— Ensuite, pour avoir visionné des reportages sur ce film, j’ai remarqué que grand nombre d’historiens trouvent que le second carnage qui a eu lieu au Mexique, après le massacre des Aztèques et des Mayas par les Conquistadors Espagnols, a été le film de Mel Gibson.
Pourquoi ? Tout simplement car il dépeint les Mayas comme étant des brutes sanguinaires assoiffées de sang et de sacrifice. Mais il omet totalement que la société était très avancée, qu’ils avaient développé d’excellentes qualités artistiques et architecturales, de même qu’un savoir poussé en médecine, en agriculture, en higiène, en nourriture…
De ce côté-là, le message que vous faites passer, Monsieur Gibson, n’est pas très bien formulé malgré vos conseillers historiques. S’agit-il d’une erreur d’appréciation ou d’un calcul destiné à plaire aux masses et faire de l’argent ?

A vous la parole !
Avez-vous vu Apocalypto ? Avez-vous aimé ou trouvez-vous qu’il y a des erreurs scénaristiques ou historiques ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez ce film.


Pour découvrir une histoire comparable à Apocalypto chez les Aztèques, je vous invite à découvrir tout cela dans Harem, le premier tome de ma série Aztèques.
Si cette histoire vous a plu, aimez-la et partagez-la !