The Prison Experiment T2 : chronique de Gourmandises Littéraires

 » THRILLER : L’OEUVRE, OU LE GLAS DE LA REBELLION

Eric Costa séduisait sans conteste ses lecteurs fin 2018, tandis qu’il publiait le premier tome de ce qui s’annonce être une trilogie : The Prison Experiment. LOeuvre, blackproject initié par la CIA, se dresse en plein cœur du désert du Nevada. Abandonné, inconnu de tous, l’édifice ne cesse d’évoluer de son propre chef, à l’insu de la société. Au summum d’une tension accumulée au fil des événements, la fin du premier volume présageait un second opus aux dimensions politiques bien plus insistantes que précédemment. « Un allié d’aujourd’hui peut être un traître de demain. » Une notion largement explorée par les premiers chapitres, tandis que la réciproque fait désormais son bout de chemin dans l’esprit des aventuriers. A l’aube d’une révolte méditée avec patience, de braves valeurs prennent sens et se dressent face à de prétendus bénéfices financiers, tandis que chacun médite sur la nature de la vraie liberté. 

 
 
​Le récit d’Eric Costa se décentralise et s’élargit pour ne plus seulement couvrir l’Oeuvre, mais englober également une société dirigée par une ignorance contrôlée. C’est Agellos Epstein, rescapé de l’œuvre depuis peu, qui fait le lien entre cette dernière et l’extérieur. Réfugié chez son cousin James, ils collaborent avec Robert Delauney, surveillant de l’Oeuvre. « Drôle d’endroit pour préparer un coup d’état. » Leur but ? Révéler à leurs compatriotes les monstruosités qu’entretiennent le gouvernement de leur patrie. 
Patrie et politicien sont deux choses différentes. 
​Une idée que Jackson Redback, ancien agent de la CIA, défend avec ferveur. Selon lui, préserver son peuple contre un gouvernement corrompu fait partie des devoirs du citoyen. Lui qui autrefois obéissait à ses employeurs sans jamais contester les ordres, l’ancien militaire aspire aujourd’hui à un avenir où les crimes se laissent dénoncer. A l’origine de ces idéaux, les nombreuses années au sein de l’Oeuvre. L’Explorateur aura eu le temps d’approfondir ses valeurs, jusqu’alors limitées par des idéaux politiques biaisés. Un principe qu’Elena assimile difficilement de par sa dépendance au système, lui-même régi par l’argent. Lequel est-il synonyme de liberté ou d’asservissement ? Un débat sans cesse remis au goût du jour par la jeune informaticienne et l’ancien militaire. 
« Sans argent, on est rien en prison. » De quoi donner raison à Elena. Josh T. Arthar, au travers de son journal, dévoile les conditions de vie médiocres des détenus de Whitechapel. Un environnement dont les prisonniers de l’œuvre n’ont rien à envier. Arthar dénonce un système économique insoupçonné hissant l’argent au rang d’indispensable. Une richesse nécessaire à la survie et à l’insertion sociale carcérale. Finalement, la prison et l’extérieur ne sont pas si opposés. Aussi Agellos, à peine sorti de prison, pèse-t-il le pour et le contre tandis qu’il rêve de hurler la vérité à ses compatriotes. Les conditions cela dit sont dures à accepter, tandis que la CIA monnaie son silence au moyen de chiffres exorbitants. D’un côté, les justiciers lanceurs d’alerte à la Snowden ; de l’autre, ceux appâtés par un argent en théorie synonyme de sécurité et de stabilité. En somme, l’on en vient à remettre en question les bénéfices de la vie à l’extérieur. L’Oeuvre et la pseudo liberté du citoyen moyen se trouvent de plus en plus de points communs, et la survie au dehors est aussi tumultueuse que celle d’un détenu. 
​Elena quant à elle se sépare de ce qui lui reste de naïveté et de son innocence alors qu’elle fait face à des choix qui n’en sont pas vraiment. Des choix de survie, des choix draconiens. Un moyen certain pour Eric Costa de jouer avec les émotions d’un lecteur subjugué. La jeune femme ne jouit d’aucun répit, continuellement traquée par les résidents du Dôme. Livrée à elle-même, Elena prend peu à peu de l’assurance. Ses décisions, quoique parfois encore maladroites, deviennent réfléchies et matures.
Alors que la recherche de Dédale s’éternise, les relations changent…
 
De nombreux liens se créent entre le passé, véhiculé par Arthar, et le présent, vécu par Elena. Deux époques se rejoignent par le biais des différents points de vue exposés, si bien alimentés qu’aucune longueur n’en ressort. Un second opus politique certes, mais également plein de rebondissements tandis que les survivants du commando de mercenaires survivent au sein de la prison expérimentale. Elena et ses alliés parviendront-ils à retrouver Dédale ? Affaire à suivre… »

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Je remercie de tous cœur le site Gourmandises Littéraires pour cet impressionnant travail d’analyse, qui j’espère a su vous donner envie de découvrir ce roman.

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« Zone 51, désert du Nevada.
Un dôme immense, à la peau cuivrée, se dresse tel un monstre sous les étoiles.
Son nom : « L’Œuvre », prison expérimentale secrète dotée d’une intelligence artificielle.
Nul ne sait ce que recèle l’édifice depuis que la CIA en a perdu le contrôle. Que sont devenus les 5300 détenus, livrés à eux-mêmes après sept ans d’abandon ?
Un commando de douze hommes et une femme pénètre en secret dans ce labyrinthe mortel.
Leur mission : retrouver Dédale, son architecte, à n’importe quel prix.
Elena, hackeuse surdouée, compte bien percer les mystères de l’Œuvre. Elle ignore que cette mission l’emportera au-delà des illusions, face à ses peurs les plus folles, dans les tréfonds de l’âme humaine. Son génie peut les sauver… ou les tuer.
Jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre ? »

 

Découvrir The Prison Experiment T2 : 

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