Aztèques : La Croisée des Mondes : chronique de Wolkaiw

Je remercie Kathleen Torck, du site Wolkaiw, pour cette superbe chronique de La Croisée des Mondes !

« J’ai pris plaisir à retrouver l’intrépide héroïne de la saga Aztèques dans ce troisième tome. Cette fois-ci, c’est en plein cœur des intrigues de concubines et plus encore que nous allons suivre les aventures d’Ameyal. Entre alliances et coups bas, trahisons et révélations, ce tome est d’une richesse et d’une densité incroyables, l’histoire nous prend immédiatement aux tripes, nous sommes instantanément propulsés au XVIème siècle à Teotitlan. Je crois que ce tome est celui que je préfère pour l’instant tant j’ai été captivé et tenu en haleine par la plume de l’auteur.

     Après de nombreuses et douloureuses épreuves, Ameyal est enfin devenue une concubine, prête à en découdre avec la terre entière. Je ne me lasse pas de son personnage, la découvrant à chaque tome sous un nouveau jour. Je dois avouer être fascinée par sa capacité à se tirer des situations délicates et périlleuses qui lui barrent la route. Ameyal est une jeune femme forte et déterminée mais elle peut faire preuve d’une naïveté touchante qui la rend terriblement attachante. Elle semble tellement sure d’elle que ses convictions peuvent difficilement être ébranlées, toutefois, elle a encore de nombreuses choses à apprendre, et sur le monde qui l’entoure, et sur elle-même. Il s’agit d’un personnage qui à l’instar d’autres personnages de sagas, évolue en même temps que le style de l’auteur se perfectionne. 
      Nous nous familiarisons peu à peu avec le vocabulaire Aztèque et pour cause, la plume de l’auteur est très fluide et agréable. Nous ne sommes pas submergés de mots étrangers, on sent qu’Eric Costa maîtrise parfaitement le dosage : capable de piquer la curiosité du lecteur sans le noyer sous un flot de mots inconnus. Un dictionnaire est mis à disposition des lecteurs à la fin de l’ouvrage, permettant de s’imprégner davantage de l’époque. L’immersion était totale, je n’avais qu’à fermer les yeux pour m’imaginer au milieu de nombreuses concubines, à proximité du maître ou d’un jardin de fleurs.
     Au fil de la lecture, nous réalisons que les choses sont plus complexes qu’elles n’y paraissent, nous voyons se dessiner l’ombre d’un destin bien plus grand que celui qu’Ameyal souhaite embrasser. Nous prenons peu à peu conscience de ce qu’il y a à l’extérieur du harem, du monde que l’on peut trouver au-delà des portes de Teotitlan. Politique et stratégie quasi militaire viennent ici se frayer un chemin, densifiant et complexifiant l’intrigue, pour mon plus grand bonheur. Certaines scènes sont, à juste titre, dures mais nécessaires pour faire avancer l’histoire, elles nous permettent de saisir l’ampleur du joug Aztèque et le poids des lois qui régissent le Harem. 
     
L’entreprise de séduction occupe une place très importante dans ce tome, elle se révèle ici dans toute sa splendeur. Une séduction qui peut prendre différentes formes et dont les buts de chacun sont loin d’être limpides. La finalité des uns peut s’avérer être très éloignée des attentes des autres, il s’agit d’un jeu subtil dans lequel chaque geste et chaque parole peuvent avoir des conséquences inattendues. Plus que jamais le jeu des alliances pimente la partie qui se déroule à ciel ouvert. Ne sous-estimez jamais le pouvoir d’une femme, ne remettez jamais en doute sa parole impunément, il n’y a pas plus dangereuse que celle qui parvient à cacher son jeu et dévoiler son arme secrète le moment opportun. Quand une femme souhaite arriver à ses fins, malheurs à celles et ceux qui oseront se dresser sur son chemin… 
     Dans chacun des tomes, la jeune et intrépide Ameyal effectue un pas de plus vers sa destinée, vers cette voie qui lui est réservée et dont le chemin semble tout tracé. Elle embrasse une vie qu’elle n’aurait jamais imaginée, se trouve mêlée à des intrigues dont elle n’aurait jamais soupçonné l’existence. En parallèle de son ascension, nous découvrons qui se cache derrière le personnage du Maître, cet homme énigmatique à la tête du Harem, une personnalité hors norme qui fascine autant qu’elle effraie. Les désirs du Maître sont ambigus et installent un certain doute, une tension palpable qui ne cesse de croître. 
     La Croisée des Mondes met l’accent sur des questions de loyauté et de jalousie, de pouvoir et de savoir. Quand deux réalités se percutent, il peut en ressortir énormément de chose, du bon comme du moins bon. Quand deux mondes se heurtent, choisir son camp relève d’un choix cornélien. Deux univers se sont rencontrés, deux univers qui ne peuvent cohabiter ensemble tant tout semble les opposer. Ameyal se trouve à leur frontière, prise entre deux feux, ignorant tout ou presque de l’aventure dans laquelle elle s’embarque malgré elle.
     De nombreuses choses demeurent sans réponse, j’ai vraiment hâte de lire le tome suivant qui semble réserver d’énormes surprises. Je suis impatiente de connaître la suite des aventures d’Ameyal car comme à chaque fois, l’auteur nous laisse sur un superbe cliffhanger. La fin du livre éveille notre curiosité et remet en question de nombreuses certitudes que nous croyions acquises au fil de la lecture. Et si tout était beaucoup plus compliqué ? Et si le destin avait besoin d’un coup de pouce ? 
     Avec La Croisée des Mondes, Eric Costa nous prouve que l’immersion au cœur des Aztèques est à chaque fois plus profonde et percutante, il frappe toujours plus loin et plus fort, nous entraînant dans un univers dangereux mais terriblement fascinant. Le personnage d’Ameyal est juste incroyable, héroïne intrépide au destin hors du commun qui ne cesse de gagner en profondeur. Il s’agit d’un superbe troisième tome, l’action va crescendo faisant vibrer le lecteur au rythme des pulsations d’Ameyal. 
3 raisons de lire Aztèques : La Croisée des Mondes

– Une suite palpitante
– Le personnage d’Ameyal vaut le détour
– Une immersion au cœur des Aztèques »

Et vous, oserez-vous pousser les portes du harem d’Ahuizotl, le Monstre aquatique ?

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