Interview par Isabelle Stoelen, Collectif B

Je remercie Isabelle de Collectif B, qui m’a très gentiment proposé cette interview à l’occasion de la sortie de La Voie du Papillon jeudi 18 janvier.

Isabelle est une grande lectrice, correctrice et chroniqueuse, vous pouvez retrouver ses chroniques sur Facebook et Twitter.

 

« En ce jour de la sortie du second tome de la saga Aztèques, nous avons le plaisir de vous faire partager une interview exclusive d’Éric Costa.

Chère Isabelle, j’aimerais d’abord te remercier. Nous nous sommes rencontrés sur FB, nous avons échangé, tu as découvert Aztèques, et, spontanément, tu as proposé de m’aider. D’abord avec tes encouragements, car tu as aimé les deux premiers tomes et ton enthousiasme m’a rassuré au niveau de la sortie du tome 2. Puis avec tes corrections, car nombreuses sont les coquilles que nous ne voyons plus en tant qu’auteur. Enfin, tu m’as aidé niveau marketing avec tes conseils, et une relation plus profonde s’est instaurée. Tu m’as conseillé au niveau de mon lancement, du titre, de la couverture, tu as partagé et tu partages encore de nombreuses publications pour aider le livre à trouver ses lecteurs, tu me rassures sur le fait que je suis sur la bonne voie, jusqu’à me proposer cette interview le jour de la sortie. J’aimerais te dire à quel point je suis sensible à tout cela. Merci du fond du cœur. J’espère que cette amitié virtuelle va continuer à se développer et que nous partagerons encore de nombreux moments littéraires et amicaux !
  • Éric, peux-tu nous expliquer comment tu en es arrivé à choisir le cadre des Aztèques pour écrire ta saga ?
Tout a commencé à l’école !
À l’école de dramaturgie d’Anaël Verdier, formation que j’ai suivie pendant trois ans. C’est là qu’il m’a fallu mener de front plusieurs projets d’écriture, dont une saga. Mais quelle saga choisir ? C’est un peu comme lorsqu’il faut choisir un métier, on ne connait rien mais il ne faut pas se tromper, car de nombreuses années vont en découler !
Je voulais un univers médiéval pas encore trop rebattu, mais je ne parvenais pas à trouver lequel. Un jour, une amie m’a aidé. Elle m’a raconté que les différents peuples qui habitaient le Mexique précolombien payaient un tribu aux Aztèques, qui régnaient alors en maîtres. Parfois, le tribu était rassemblé grâce à des prises de guerres et des pillages. L’histoire d’un jeune fils de chef arraché à son village m’est alors apparue. On allait découvrir le monde aztèque à travers ses yeux, le temps qu’il mette en place une vengeance implacable.
Voilà comment j’ai choisi le cadre d’Aztèques.
  • Pourquoi avoir choisi une héroïne plutôt qu’un héros ?
Les filles de mon « académie » m’ont alors demandé que ce soit une héroïne. Je n’y étais pas opposé, car j’ai toujours aimé les héroïnes. Elles doivent faire preuve de plus de subtilité pour s’en sortir que les mecs aux gros biscotos. En outre, la thématique ; sagesse et pouvoir, se reflète encore mieux dans une femme.
Ameyal est ainsi née. J’ai choisi ce prénom nahuatl car il signifie « printemps », le moment de l’émergence des possibles. Le moment où le potentiel commence à se développer. De cette manière, mon héroïne a de belles années devant elle !
  • Le récit est précis sur la vie à cette époque, est-ce que cela t’a pris beaucoup de temps pour te documenter ?
La précision est l’une des règles que je me suis imposée. Ameyal est un personnage de fiction, mais elle navigue dans un cadre historique de grande importance : le Mexique avant, pendant et après le débarquement des conquistadors espagnols. De cette manière, j’entends expliquer la vie, les mœurs et l’histoire des Aztèques, trop souvent méconnus ou mal jugés. Cette histoire contient donc une dimension pédagogique, que je prends garde à dissimuler sous une bonne dose d’action !
Concernant l’époque, l’histoire commence en 1516, car je veux avoir le temps de la mettre en place avant que les conquistadors ne débarquent au Mexique en 1519. J’ai choisi cette période de l’histoire car elle correspond à la rencontre entre l’ancien et le nouveau monde, une période d’une grande richesse, méconnue de par le massacre qu’ont subis les amérindiens. Construire une histoire qui ne les présente pas comme des brutes sanguinaires tel qu’on en a l’habitude, mais qui au contraire permet de découvrir leur culture, leur niveau de connaissances et tout ce qu’ils ont accompli, permet en quelque sorte de les faire renaître et de leur rendre justice.
En ce qui concerne les recherches, je lis tous les ouvrages que je peux trouver à leur sujet, que je regroupe dans mes bibliographies. J’étudie le travail de chercheurs tels que Soustelles, Duverger, mais aussi de romanciers comme Gary Jennings, de soldats tels que Bernal Diaz del Castillo, et bien entendu, Sahagun…
Savez-vous que c’est Sahagun, un moine, qui a sauvé la civilisation aztèque ? Il avait proposé d’établir un rapport de toutes leurs coutumes et façons de vivre en disant qu’il serait plus facile de les évangéliser si on les connaissait mieux. Des années plus tard, le manuscrit étant terminé, il l’a envoyé à la cour de Charles Quint, l’Empereur qui régnait sur l’Espagne à cette époque. Bien entendu, le manuscrit a disparu. Et bien qu’importait ! À son retour en Espagne, Sahagun a tout réécrit de mémoire. Son nouveau manuscrit est resté caché pendant 100 ans avant de nous parvenir. Je trouve cet acte d’un courage et d’une détermination remarquable. Un exemple à suivre !
  • Comme je l’ai dis dans ma chronique, tu as écrit sur un univers très féminin, comment tu es arrivé à si bien le décrire ?
Je te remercie pour ce compliment. Une amie auteure m’a fait le même ce matin, et j’en étais surpris. Comment l’expliquer ? Je suis fasciné par le féminin. C’est la raison pour laquelle la plupart de mes héros sont des héroïnes, comme je l’ai expliqué un peu avant !
Écrire sur le féminin est une manière pour moi d’explorer cet univers étrange et inconnu et de mieux comprendre les femmes. Je suis heureux qu’une femme me dise que je le décris bien. Cela signifie que je ne suis pas trop tombé à côté !
  • Pour La saga Aztèques, tu prévois 7 tomes, à quelle cadence (en gros)?
J’aimerais sortir un tome tous les 6 mois. Mais l’écriture recèle de nombreuses surprises, parfois, un tome est beaucoup plus long que ce à quoi l’on s’attend et l’on s’aperçoit qu’il contient en réalité deux tomes. Parfois, c’est le contraire, l’histoire s’arrête avant ce qu’on avait prévu. Il est donc possible qu’il y ait plus de 7 tomes. L’idée est de les sortir suffisamment proches les uns des autres pour que les lecteurs ne perdent pas le fil.
  • Toute l’histoire jusqu’à la fin est-elle déjà programmée, ou est-ce que tu te laisses une marge de manœuvre suivant les retours des lecteurs ?
Je sais dans les grandes lignes ce qui va se passer dans les 7 tomes prévus. Je connais la progression générale de mon héroïne, et même la scène finale de la saga. Mais de nouveaux personnages émergent à chaque tome. Des évènements imprévus surviennent. Me fixer un début, une fin et 7 étapes dans le récit me permet de savoir d’où je pars et où je vais. Toutefois, il est possible (et même souhaitable) que le chemin soit plus tortueux que ce qui est prévu. Je veux rester souple. Je me demande même si je ne vais pas changer de personnages par la suite, sans pour autant abandonner Ameyal. Il pourrait être intéressant d’avoir la vision d’un héros conquistador !

Maintenant parlons un peu de toi si tu le veux bien.

  • J’ai vu dans ton itw YouTube Amazon plumes francophones 2017 que tu étais le vainqueur du speed dating du salon du livre 2017 ! Tu peux juste expliquer le concept ??
Il s’agit d’une mise en avant d’un ou plusieurs auteurs francophones par Amazon lors du Salon du Livre de Paris, chaque année. Il faut d’abord s’inscrire, puis pitcher son roman à un jury composé d’auteurs « expérimentés » et de membres Amazon. Chaque candidat dispose de 5 minutes pour convaincre le jury de choisir son roman plutôt qu’un autre, et le jury va également lire le premier chapitre du livre présenté.
Ensuite, chaque jury désigne son candidat préféré et tous les finalistes, représentés par l’un des membres de leur jury, s’affrontent lors du jury final. Le vainqueur bénéficie d’une mise en avant Amazon à hauteur de plusieurs milliers d’euros et d’un bandeau de lauréat. Et ses bénéfices sont bien plus grands que cela : cela lui permet de sortir de sa tanière, de montrer son travail au monde, de rencontrer et sympathiser avec les auteurs et membres Amazon. Bref, une chance pour tout jeune auteur !
NB : n’hésitez pas à venir me contacter ou venir me voir si vous participer au Speed-Dating 2018, je serai membre du jury
  • Ton envie d’écrire date de tes 15/16 ans, tu réalises ton rêve je suppose ?
Exactement. L’écriture a recommencé avec des cours du soir pendant un an, puis une formation poussée (un week-end par mois) pendant deux ans, d’où les trois ans de dramaturgie dont j’ai parlé plus haut.
Aujourd’hui, j’écris tous les jours, de plus en plus de lecteurs me contactent et je commence à envisager la possibilité de faire de l’écriture ma vie à long terme. Il va encore falloir beaucoup de travail et de livres, mais j’aime ça, ça me fait vibrer, je peux travailler non stop pendant des jours, des mois entiers dans cette direction.
  • Tu te rends compte de la chance que tu as de pouvoir concilier ta vie professionnelle et l’écriture ?
J’aime la citation de rêne Char qui dit « impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque ». Pour moi, la chance ne tombe pas par hasard. Le travail, la pensée peuvent la déclencher ou tout au mois l’accueillir dans les meilleures conditions.
J’ai choisi un métier qui me laisserait du temps pour écrire, même si je le paye avec des heures de travail de nuit et des horaires décalés. J’ai donc choisi d’assurer mes arrières pour pouvoir travailler ma passion sans contrainte. Aujourd’hui, je me dis qu’un jour, peut-être, je parviendrai à faire de ma passion ma source de revenu pour vivre. Et là, ce sera le paradis !
  • En farfouillant à gauche et à droite, j’ai vu que tu avais écrit d’autres lives, nouvelles, est-ce que maintenant tu vas t’en tenir uniquement à la saga, ou vas-tu faire d’autres livres entre les tomes ?
J’ai écris un recueil de nouvelles intitulé Réalités Invisibles. Il s’agissait du premier travail que je devais fournir lors de ma formation à la dramaturgie. Des nouvelles fantastiques qui ont pour thématique la lutte contre des forces qui nous dépassent, telles que la mort, le temps, le passage à l’âge adulte, le deuil, l’égoïsme, qui sont souvent incarnées par des forces maléfiques. Ces histoires sont à l’image d’Aztèques : de l’action, des rebondissements et du suspense. Elles ont reçu un très bon accueil de la part des lecteurs.
J’ai actuellement deux romans en cours que j’aimerais terminer. Je vais essayer de les sortir entre les tomes à venir d’Aztèques :
— « Kostas Niemand, un roman inconfortable sur les relations », coécrit avec Laurent Personne, à paraître en 2018. C’est de la littérature blanche qui a pour thématique la fidélité et la liberté. L’histoire d’un homme insatisfait sexuellement dans son couple qui va finir par aller voir ailleurs. Je vous préviens, ça risque d’être très, très cynique
— « Prison Experiment » : une jeune mercenaire doit exfiltrer un prisonnier d’une prison dont personne n’est jamais sorti et qui a été abandonnée par la CIA en pleine zone 51. Le genre est plutôt action, thriller technologique, young adult.
Donc oui, je pense que je vais poursuivre la saga Aztèques en priorité, tout en publiant des unitaires au coup par coup à côté.
  • Pour terminer cette interview, est-ce que les lecteurs auront le plaisir de te trouver à des salons, séances de dédicaces en 2018 (et près de chez moi par la même occasion) ?
Comme je l’ai expliqué brièvement, j’ai la joie et l’honneur d’être invité par Amazon KDP au prochain Salon du Livre de Paris en tant que membre du jury du Speed-Dating. Je vous invite à venir m’y rencontrer pour discuter, participer au Speed-Dating ou vous faire dédicacer un livre
Le Salon du Livre de Genève me tenterait bien, il faudrait que je vois dans quelles conditions je pourrais m’y rendre, ce serait l’occasion de se rencontrer en vrai. N’hésite pas Isa si tu as un bon plan
Eric, je te remercie infiniment pour tous ces moments de partages, c’est un grand plaisir de pouvoir faire partie de cette belle aventure. Je souhaite un grand et très long succès à ton nouveau roman et à toute la saga Aztèques. Merci également infiniment d’avoir pris le temps pour cette petite interview.
Amis lecteurs je vous conseille vivement la lecture de LA VOIE DU PAPILLON »

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