Merci à Laurent Fabre pour cette magnifique chronique sur Aztèques : Harem

Il y a quelques jours, je contactais Laurent sur Facebook car j’aime beaucoup les ses chroniques (Laurent est un très grand lecteur présent sur les réseaux sociaux), et parce que je me suis aperçu qu’il propose des services de bêta lecteur.
Je lui ai donc envoyé un message du type :

« Bonjour Laurent, nous ne nous connaissons pas encore mais j’adore ce que vous faites, accepteriez-vous d’être bêta lecteur pour Aztèques t2 ? »

Laurent a tout de suite accepté (et nous nous sommes aperçus que nous sommes tous deux des Alpes de Haute-Provence, un joli point commun !).

J’ai donc fait parvenir à Laurent un exemplaire Ebook de Aztèques : Harem, pour qu’il découvre l’histoire d’Ameyal et me dise s’il est d’accord pour poursuivre l’aventure sur le tome 2 en tant que bêta lecteur.

Je ne pouvais rêver mieux : non seulement il accepte d’être bêta lecteur, mais en plus il a aimé le tome 1… et cerise sur le gâteau, il l’a chroniqué !

Voici donc son analyse, que je partage avec vous. Je l’aime particulièrement, car il a su déceler le message du livre sur la place difficile de la femme et la possibilité, l’espoir de s’en sortir quelque soit la situation initiale (et ça, ça nous concerne tous !).

Encore une fois, un grand merci à toi Laurent, et à très bientôt pour la suite des aventures d’Ameyal !

Aztèques : Harem de Eric Costa est un page-turner décoiffant, une aventure hors du commun et du temps des … Aztèques !!!

Pour Ameyal, une adolescente de 16 ans, l’insouciance et la joie de vivre rythment son quotidien.
Alors qu’elle était promise à un avenir tracé avec la perspective de devenir prêtresse et un mariage arrangé, l’horreur s’invite à la place.
Une bande de pillards Aztèques vient d’attaquer son petit village, Ameyal se retrouve embarqué … comme esclave avec quelques survivants.
La vie d’Ameyal a basculé en quelques minutes, son destin est en … route.

Pour situer le contexte géographique du roman, l’histoire démarre dans un petit village nommé Huaxca, hors de l’Empire (Aztèque), près de l’Océan (oriental comme l’héroïne le dira plus tard), plus précisément, dans le plateau central de l’actuel Mexique.
Historiquement, nous sommes à priori entre le 15 et 16ème siècle, du temps de l’empire Aztèque alors à son apogée et dont le chef absolu est Moctezuma.
Bien que l’auteur fasse preuve d’une précision sans faille et d’une rigoureuse représentation respectant l’histoire d’une civilisation, les Aztèques, le roman se focalise surtout sur son personnage principal, Ameyal.
Très rapidement, je me suis laissé transporté … dans le temps, oublié le quotidien d’un jour de novembre 2017 pour faire un bond de 5 siècles en arrière.

A comme Ameyal

La plume est d’une redoutable efficacité, fluide, le contexte historique passe au arrière fond et place à la petite histoire, celle qui va vous bercer tout au long de ces pages qui se sont consumées à une vitesse vertigineuse, tellement le style est prenant, addictif, un véritable page-turner, quelques petites heures …
Le temps de s’habituer aux noms propres et à la culture de l’époque (l’auteur a judicieusement placé un lexique en fin de l’ouvrage), l’action est non-stop, on ne peut que suivre le périple d’Ameyal.
C’est une jeune fille de 16 ans, presque femme, son père est le chef de son village et lui a déjà esquissé de ce qui sera son avenir. C’est sans compter sur les affres du destin.
Le caractère farouchement rebelle d’Ameyal contre l’autorité, son intrépidité, sa fougue, sa soif d’amour et de liberté, difficile de résister à en éprouver une totale … empathie.
Elle pourrait incarner toutes ces héroïnes fictives ou pas qui ont marqué l’Histoire de l’humanité, je me garde de citer des noms, chacun pourra y puiser dans sa culture et dans sa mémoire en suivant les pas du personnage principal, une femme moderne avant l’heure, émancipée, libre dans sa tête à défaut de ses mouvements.

L’histoire est belle et touchante, enivrante et tragique en même temps, des moments de suspension, l’effroi se dispute à l’espoir, les rêves d’une fille qui voulait tout simplement découvrir les joies de la vie, dans l’amour, défiant l’autorité pour se prouver, faire éclore son moi, ce désir de décider par elle-même de ses choix,
un esprit indépendante et communicatif à travers ses yeux verts de jade, elle porte en elle la beauté et l’émoi amoureux propre à toutes ses semblables, Ameyal donne l’image … de la vie.

Elle s’appelle Ameyal.

Sa deuxième vie forcée va la contraindre à puiser dans ses plus profondes ressources morales et physiques, le roman s’attache à décrire tous ses états d’âme, tout s’emballe, tout est chamboulé dans son univers, Ameyal devra faire preuve d’une volonté hors du commun pour survivre, trouver des solutions pour s’en sortir et reconquérir … sa liberté.
Elle est en mode alerte et de survie permanente.
Tout en évitant de spoiler, son nouveau lieu de vie sera le théâtre des plus basses perversités de l’être humain, les trahisons, les complots, les mensonges, les tromperies, la violence traduite par des punitions et des châtiments, rien ne lui sera épargné, j’ai souffert avec elle, j’ai vibré, j’ai éprouvé de la compassion, j’ai hurlé de douleur en même temps qu’elle souffrait dans le mur de sa solitude et de son désespoir sans fin, un gouffre sans fonds, bonjour je m’appelle Ameyal, je suis Ameyal, partager mes peurs et mes angoisses, libérez-moi s’il vous plaît, je ne veux pas rester ici, je veux juste sortir d’ici, pardonnez-moi mais le dieu Serpent a prévu d’autres plans, ce n’est pas possible autrement …

Moi, c’est elle.

En attendant, Ameyal doit subir des lois, doit feinter, prier pour son salut, obéir à des règles, suivre les ordres, souffrir en silence, son salut viendra-t-il ou pas, c’est à elle et seulement de donner un nouveau tournant dans sa vie, elle n’a qu’un mot à dire, donner c’est recevoir, recevoir c’est donner, partager, aider son prochain, la sortie est presque au bout du tunnel, la lumière et la nuit se confondent dans la tête d’Ameyal, ses cauchemars finissent par la rattraper …

L’ambiance et l’atmosphère qui s’en dégagent tout le long du livre est époustouflant de réalisme, aucune impression de lire, visualiser des scènes à travers les yeux, tout est centré sur la protagoniste, les saveurs et les douceurs qu’elle hume, les relents nauséabonds et la crasse qu’elle doit fouler, c’est âcre et immonde souvent, les dures aspérités d’une vie « emprisonnée », c’est enchanteur et suave parfois, Ameyal va vivre une multitude d’émotions et de sentiments contradictoires pendant tout ce temps de captivité, elle est enfermée dans une « prison », elle est esclave de l’extérieur, elle va découvrir un monde nouveau, des traditions d’un autre temps, les sacrifices, les mœurs d’une civilisation, les corvées obligatoires qui seront son lot quotidien à travers des tâches harassantes et épuisantes, l’auteur excelle à faire ressentir tout cela et sans tomber dans la lourdeur stylistique pour forcer l’empathie des opprimés et éviter aussi la surenchère gratuite de scènes gratuites et violentes qui dénatureraient alors le roman.

La communication et la relation qu’elle va devoir entamer avec d’autres, son énergie et sa volonté de vivre vont l’amener à se surpasser, à donner le meilleur d’elle-même, à greffer dans sa tête du plomb pour contredire sa nature et ses velléités, son découragement et sa déprime vont la faire douter plus d’une fois, elle va devoir expérimenter, prendre le mal en patience, prendre ses jambes à son cou, imprimer de nouvelles cartes pour concrétiser ses projets et accomplir son ambition.
Ses souvenirs, son passé lui revient souvent pour lui rappeler combien la vie tient à si peu de choses, le précipice n’est jamais loin, elle va devoir écouter son coeur, discerner les sons, réfréner son impatience, ne pas confondre vitesse et précipitation, la mysticité et le mystère qui enveloppent son nouveau mode de vie va définitivement la convaincre, l’instinct naturel et audacieux vont l’amener à franchir et à gagner de nouveaux galons, c’est le prix à payer et le billet de sortie qui lui tend ses bras, Ameyal sait qu’il lui reste peu de temps pour réaliser et s’accomplir.

Elle c’est moi

Une lecture addictive, j’ai non seulement été happé par le personnage principal mais dopé dans cette aventure, en ce sens, tout y est parfaitement retranscrit, je me suis retrouvé dans les méandres de la tête d’Ameyal, à vouloir suivre la voie qu’elle a dû subir dans un premier temps avant de trouver la conviction qu’il lui fallait tenter quelque chose, renverser le cours de sa vie, donner cette impulsion indispensable sans quoi elle ne n’en sortirait … jamais.

Va-t-elle arriver à infléchir sur les voies tumultueuses de son futur imposé et forcé ?
Pourra-elle faire confiance à ses congénères pour établir un plan de fuite ?

Le roman se situe dans l’Empire Aztèque mais je n’ai pu m’empêcher de penser et faire un parallèle avec certaines « prisons » encore, hélas, en vigueur, aujourd’hui, dans certaines parties du monde, toutes ces femmes qui tentent de s’échapper, de fuir des « maisons » dorées, d’influer sur leur futur « programmé » ou planifié, soumises, violentées, violées, brimées, brisées, forcées, l’incarnation d’Ameyal est comme un miroir auquel se reflète toutes ces personnes, visage caché et couverte, la liberté d’être et de choisir ne sont juste que … des rêves lointains et utopique dans leur tête, une réalité sombre et triste, je me suis identifié à Ameyal dont le degré d’empathie n’a fait que croître jusqu’à la fin de ce roman.

Autant le dire, sans fioriture, j’ai été emballé par Aztèques : Harem de Eric Costa dont je suis vraiment tombé sous le charme de son écriture qui peut paraître plutôt, d’un premier abord, beaucoup centré sur les agissements de son héroïne dans l’action, il y a beaucoup de dialogues et ses actes aventureux nombreux s’enchaînent mais l’urgence et la progression achèvent de donner un charme et une générosité certaine.
De la relation de cause à effet, il n’y a qu’un pas, Ameyal sait que le temps lui est compté, sa destinée en dépend.
Je vous laisse le soin de découvrir ce roman et vous laisser aller et plonger dans un passé vieux de cinq siècles, Aztèques : Harem de Eric Costa.
Bouleversant par instant, émouvant, dramatique et dur souvent, jubilatoire et passionnant, je me suis régalé et passé un très moment en compagnie d’Ameyal.

Je remercie sincèrement l’auteur de m’avoir invité de découvrir son roman.
❤️❤️❤️

C’est une nouvelle pépite de l’auto-édition, je précise que l’auteur a été récompensé par le prix Lauréat jury Amazon Kindle au dernier salon de Paris, en mars dernier.

Interview par Amazon lors de la remise des prix des Plumes Francophones 2017

Lorsque Ainara Bastard, présidente Amazon KDP France, m’a proposé de faire une interview pendant le cocktail de la remise des prix des Plumes francophones présidées par Yasmina Kahdra, j’ai tout de suite accepté.

Ainara m’a très bien accueilli au Salon du Livre de Paris 2017, et nous sommes restés en contact depuis lors. Je tiens à la remercier une nouvelle fois de me permettre de faire connaître mon travail avec le soutien d’Amazon.

Lorsque l’on se retrouve pour la première fois devant une équipe professionnelle de tournage, le stress monte un peu (et je dois dire que j’ai englouti quelques coupes de champagne avant que mon tour n’arrive !)

Enfin, je pense que ça ne s’est pas trop mal passé. La prochaine fois que je travaillerai dans les bureaux d’Amazon, ce sera pour vous parler du Speed-Dating, le tremplin offert par Amazon KDP aux jeunes auteurs francophones durant le Salon du Livre de Paris, dont j’ai eu l’honneur d’être lauréat en compagnie de Charlotte Munich.
Mais ça, c’est une autre histoire (et je ne vous ai rien dit !)

Voici donc les questions qui m’ont été posées lors de cette courte vidéo :

— Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ?
— Comment vous organisez-vous ?
— L’autoédition a-t-elle changé votre vie ?

Mais assez parlé, je vous laisse la découvrir !

 

 

N’hésitez pas à likez, je me sentirai moins seul ! Et à commenter pour répondre vous aussi à ces trois questions, et même partager si vous pensez que cette vidéo peut-ête inspirante pour certaines ou certains !

Aztèques : interview par Alice Quinn

La première fois où j’ai assisté à un atelier d’écriture, une chose m’a beaucoup surpris et beaucoup plu.

Nous avons commencé par imaginer un personnage, puis un autre, puis un conflit. Ensuite, nous avons écrit une scène. Et enfin… Anael nous a demandé de lire nos textes.

Je crois que mon visage a viré au rouge. Comment ? Lire une scène à peine pensée ? A peine écrite ?
Et puis l’un de nous a lu son texte (ou plutôt l’une d’entre nous, vu que j’étais le seul mec !). A travers sa voix, son intonation, j’ai été surpris de découvrir cette personne mise à nue, en quelque sorte.

Elle nous parlait avec son cœur.

Une grande tendresse, une grande sensibilité, je dirais même fragilité accompagnait chacune de ses phrases, chacun de ses mots.
J’ai été très touché. Émerveillé. Enfin, je découvrais un espace où l’authenticité était de mise. Où l’on pouvait se livrer dans toute notre nudité, dans toute notre vérité.

Plus tard, j’ai compris que l’authenticité était sans doute la qualité principale d’un écrivain, car c’est ce qui le rend unique. C’est en se dévoilant dans toute sa vérité qu’il plaira ou non.
Et c’est pour cela qu’il est le seul à pouvoir écrire ses livres, et que ces derniers seront toujours originaux, même si le sujet a déjà été maintes et maintes fois abordé.

Lorsqu’Alice m’a proposé une interview au sujet d’Aztèques, j’ai presque sauté au plafond. J’ai rencontré Alice au salon du livre de Paris, et ça a été une très belle rencontre. Je me suis livré à elle sans détour, en toute simplicité.
Aujourd’hui, je me sens capable de partager cette vidéo avec vous. Vous y découvrirez les coulisses d’Aztèques, ainsi que mon travail préparatoire sur la structure et la thématique.

Merci Alice de me donner l’occasion de présenter mon travail sur Aztèques !

 

Merci de nous avoir accordé votre temps.
Si cette vidéo vous a plu, likez-la. Partagez-la si vous le jugez utile.
Commentez, réagissez, posez-moi des questions ou dites-moi le premier truc qui vous passe par la tête !

Nouvelle couv d’Aztèques : Harem

Un changement de couverture est un sujet très délicat, et je préfère prévenir de suite, certains préfèreront la nouvelle couverture, et d’autres préfèreront l’ancienne, que voici :

Aussi, dans ce billet, je vais vous expliquer pourquoi j’ai décidé d’en changer, et ce qui peut intéresser ceux d’entre vous qui sont auteurs auto-édités, comment nous avons construit ensemble cette nouvelle couv.

Lorsque Guillaume Petit-Jean, mon coach, m’a parlé d’un ami à lui qui souhaitait devenir illustrateur, je me suis dit que j’allais le contacter pour mes couvertures. L’écriture étant une activité solitaire, qu’y a-t-il de mieux que de partager son travail avec quelqu’un qui se lance lui aussi ?

J’ai donc contacté Julien Lesne et nous avons discuté. Nous nous sommes très bien entendus. Il faut dire qu’un détail a facilité les choses : Guillaume lui avait offert Aztèques : Harem et il avait aimé. Il était très motivé pour en faire la couv.

Julien m’a donc proposé plusieurs drafts qui nous ont permis d’affiner nos idées. Dans l’ancienne couverture, Ameyal était (des)habillée en guerrière sexy, elle se tenait debout devant la jungle avec une lance stylisée à la main. Elle était belle et attirante, son regard énigmatique invitait à la rencontre, mais l’image était bien trop statique par rapport à l’histoire.

Aztèques : Harem est une véritable course contre la montre. La mort peut frapper à chaque instant. Il fallait que le personnage d’Ameyal illustre cette idée. Nous avons donc décidé de la montrer de face, comme si elle courait vers le lecteur, un couteau d’obsidienne dans les mains, ce qui correspond à la fois à la course d’Ameyal pour retrouver son père lors de l’attaque de son village, et au moment où elle tente de gagner le palais de Sept serpents, sur la grand-place de Teotitlan, afin d’être affranchie comme le permet la tradition Aztèque.
Pour augmenter l’impression de vitesse et de précipitation, Julien a proposé d’incliner l’horizon.

Ensuite s’est posée la question de l’arrière plan, et nous avons très vite opté pour les pyramides et les pictogrammes pour symboliser le monde Aztèque. Mais ce n’était pas tout : il nous fallait un ou une antagoniste. Nous avons tour à tour pensé à Celle qui s’habille de sable ; la favorite, à Tene ; la mère du Maître et donc Maîtresse du harem, à Coatzin ; l’imprévisible seconde épouse.
Finalement, nous avons opté pour un personnage masculin, le prêtre de Tlaloc (dieu des tempêtes), pour plusieurs raisons. D’abord, la présence du masculin, opposé au féminin, permet d’établir une polarité. Ensuite, Ameyal rencontre le prêtre de Tlaloc à deux reprises : lors d’une cérémonie le jour de son arrivée à Teotitlan, et lors de la cérémonie rendue à Tlaloc lorsque la pluie revient à Teotitlan, c’est à dire à deux moments clés de l’histoire. Et ce prêtre, représenté selon une structure pyramidale, symbolise la grande pyramide de Teotitlan, c’est à dire la ville elle-même, et ses deux mains levées au ciel représentent la puissance, l’emprise, le fanatisme à l’égard de cette religion omniprésente qui régit le monde Aztèque.

Pour les couleurs, nous avons opté pour un gris crépusculaire, qui évoque la tempête qui se lève à la fin du roman, ainsi que le rouge qui symbolise le soleil couchant, les flammes qui dévorent le village d’Ameyal et le sang qui coule, témoin des sacrifices comme des violences qui régissent la civilisation Aztèques.

Enfin, vous pouvez voir un aigle voler dans le ciel. Il symbolise l’espoir, et évoque la lignée royale d’Ameyal en tant que fille de l’Aigle, destinée à s’envoler elle-aussi. En effet, comme le lui a prédit le devin Collier d’étoiles, sa destinée n’est-elle pas de commander aux hommes ?

Voici donc le résultat :

Pour conclure, je dirais que je suis très heureux de travailler avec Julien. Quelqu’un qui a été emporté par l’histoire d’Aztèques et qui est motivé pour illustrer toutes les saisons de la série. Que pourrais-je demander de plus ?

Nous sommes en train de préparer la couverture de mon nouveau roman : La Croisée des Mondes, et je trouve que son pinceau s’améliore chaque jour. Les drafts qu’il m’a envoyés nous permettent de réfléchir aux symboles que nous voulons y placer, et ce qui est encore plus magique, c’est qu’en discutant ensemble, nous réalisons que le texte nourrit son dessin et que son dessin nourrit le texte.

Pour en savoir plus sur Julien :
Après dix ans dans l’administration, Julien décide de tout arrêter pour vivre de sa passion : le dessin. Il se forme pendant deux ans, et signe sa première couverture de roman en 2017. Depuis lors, il travaille comme illustrateur et développe d’arrache-pied son premier projet BD en tant que scénariste et dessinateur. https://lloyken.artstation.com

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout 😀
J’espère que ce billet vous a apporté. N’hésitez pas à liker ou poster un commentaire sur votre expérience personnelle.

#LeMoisDesIndés

J’ai le plaisir de vous informer qu’Aztèques et Réalités Invisibles ont été sélectionnés pour participer au Mois Des Indés, à un prix promotionnel.

#LeMoisDesIndés est une opération inédite en France, qui se déroule du 1er au 31 octobre et qui a vocation à promouvoir les livres autoédités sur Amazon.
A cette occasion, un vaste dispositif de mise en avant des livres indés est déployé sur le site, notamment sur la page d’accueil et la boutique Livres.

Des auteurs célèbres tels qu’Amélie Nothomb et Olivier Bourdeaut ont accepté de promouvoir la lecture des Indés à travers des vidéos inédites que vous pourrez découvrir sur la page de l’événement : www.amazon.fr/lemoisdesindes

Des interviews d’auteurs indés ont également été réalisées, parmi lesquels Matthieu Biasotto, Théo Lemattre, Sonia Dagotor, Solène Bakowski, Dalila Heuse, Cédric Charles Antoine, Gabrielle Desabers ainsi que votre serviteur !

#LeMoisDesIndés peut-être l’occasion de découvrir la saison 1 d’Aztèques en promo, sachant que la saison 2 va arriver fin novembre. Comme ça vous serez dans la bain 😉

Et si vous vous laissiez emporter dans des univers fantastiques et étranges au fil de six nouvelles ?

PS : N’hésitez pas à commenter au sujet d’Amazon, de l’évènement #LeMoisDesIndés ou autre 🙂

Aztèques : chronique « Les Perles de Kerry »

Un grand merci à Kerry pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Les perles de Kerry.

Aztèques 1 : Harem, d’Eric Costa.

 

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?
Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers. Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée. Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations. Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?
Une plume fluide couplée à un récit addictif
Par quoi commencer ? Déjà, j’ai failli mettre 5 étoiles à ce roman, pourquoi je ne l’ai pas fait ? Parce que ce serait dire qu’il est déjà presque parfait alors que je suis sûre qu’il aurait pu être encore meilleur !
Je ne dis pas qu’il est moyen ou juste bon, bien au contraire, mais vu la qualité de la plume et la maitrise de l’auteur, j’ai été surprise que certains passages ne soient pas assez approfondis. Nous avons à peine le temps de nous imprégner d’une scène, que nous voilà projetés dans une autre ! Au moins, le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer avec un rythme pareil et une action si soutenue…
Mais j’aurais voulu que l’auteur aille plus en profondeur, et décrive encore plus le tout même si c’est déjà fait un minimum bien entendu.
Malgré ce petit détail, j’ai tout de même bien réussi à m’immerger dans l’univers de ce roman qui m’a particulièrement plu. En temps normal je déteste tout ce qui se rapproche de près ou de loin de la fantasy, mais là une fois encore, le talent de l’auteur m’a fait oublier mes appréhensions et m’a permis de plonger toute entière dans son récit. Que c’est agréable de redécouvrir le genre !
Il faut dire que l’auteur a vraiment une plume fluide et agréable à lire, elle emporte le lecteur dans son univers dès la première page. De plus, il nous propose là une intrigue addictive et donc très prenante, même s’il ne s’agit pas du tout d’un thriller, il réussit à nous tenir en haleine jusqu’aux toutes dernières pages de son roman, et j’adore ça !
De rebondissements en manigances
Nous faisons donc connaissance d’Ameyal, jeune fille qui vient d’être réduite à l’état d’esclave suite au massacre de son village par des Aztèques. Mais la jeune fille ne compte pas se laisser faire entre fuites et manigances, elle va se démener pour se sortir de cette situation de prime abord inextricable. Malheureusement, tout ne se passera pas forcément comme prévu. Les trahisons, la jalousie et le pouvoir seront ses pires cauchemars.
C’est donc un roman plein d’intrigues et de rebondissements que nous offre l’auteur.
Le récit commence d’ailleurs sur les chapeaux de roues, en effet, le début entre directement dans le vif du sujet avec une action à nous couper le souffle, ce qui ne donne pas du tout envie de lâcher sa lecture, bien au contraire. Certes, il commence par une scène violente, mais à mon goût, c’est la pire et la seule qui dure aussi longtemps donc ceux qui peuvent être réfractaires à ce genre de passages peuvent d’ores et déjà être rassurés. La suite sera moins virulente, mais continuera néanmoins de jouer avec votre petit cœur.
Le plus déroutant pour moi finalement a été l’âge de la protagoniste, Ameyal, car j’ai été étonnée d’aimer autant une histoire dont la personnage principale est aussi jeune (13 ans). Elle est attachante, courageuse, parfois trop impulsive et un brin irréfléchie, mais c’est justement ce qui fait tout son charme et son réalisme. On s’attache également à certains personnages secondaires tout comme on en déteste d’autres.
En bref, nous avons ici tout ce qu’il faut pour passer un excellent moment de lecture. Et même plus, c’est une histoire qui reste en tête, on y pense encore alors que la lecture est déjà finie depuis un moment.
En résumé,
Un premier tome plus que prometteur qui laisse présager une suite haute en couleur ! Il est certain que je lirai la suite !

Aztèques en offre éclair Amazon

Je tiens à vous remercier pour votre soutien lors de l’offre éclair d’Aztèques mercredi 10 mai. Ce jour là, le livre numérique était à 0,99€.
Beaucoup d’entre vous ont liké, partagé mes publications, commandé, commenté. Grâce à vous, Aztèques est monté tout au long de la journée depuis la 200ème place jusqu’à la première place du top 100 Amazon.

Big up pour tous les lecteurs et auteurs qui m’ont soutenu ! Ces derniers m’ont très bien accueilli au salon de livre de Paris, et ont fait preuve de beaucoup de solidarité et de gentillesse : je remercie notamment Valérie Bel, qui a invité des lecteurs à l’évènement, Alice Quinn, Tamara Baliana, Cédric Péron, Laure Manel, Amélie Antoine, Sonia Dagotor, Lhattie Haniel, Olivier Bal, Patrick Ferrer, Jacques Vandroux, Judrin Evelin et tous les autres auteurs et blogueurs ayant participé de près ou de loin.

453 Ebooks sont partis en une journée, sans compter les livres papiers et les emprunts.
Les petits Aztèques ont su jouer des coudes et monter tranquillement jusqu’à la première place du podium, et ils se maintiennent aujourd’hui à la quatrième place, devant Marc Levy et Guillaume Musso 😉

Comme une place de n°1 ne dure pas forcément très longtemps, j’ai pris une photo souvenir :

La question est : que fait-on après ?
On m’a répondu : « ton livre va se casser la figure mais c’est normal ». Et pour cause, le lendemain de l’offre éclair j’étais à une quarantaine de ventes (et j’en suis très heureux).
En effet, que peuvent les petits Aztèques contre des « poids lourds » tels que les très talentueux Maddie D., Gabrielle Desabers, Fred Vargas et tous les autres ?

Alors comment aider le livre à garder de la visibilité ?
Pour répondre à cette question, je me suis tourné vers Alice.
Alice Quinn, auteure bestseller qui a créé le personnage de Rosie Maldonne, l’héroïne de « Un palace en enfer » que j’ai rencontrée au salon du livre. Un concentré de joie et de rire qui voit la vie en rose, et qui la fait voir telle quelle aux gens qui la côtoient. Alice m’a interviewé en tant qu’ « auteur du mois de juin » au sujet d’Aztèques et je partagerai la vidéo avec vous dès qu’elle sera disponible. Lorsque je lui posé la question, Alice m’a conseillé de communiquer tranquillement sur Aztèques lorsque l’occasion se présenterait. Et elle a ajouté quelque chose que j’ai trouvé très beau :

« Le livre va se poser quelque part et vivre sa vie. Après, on ne sait pas, c’est de la magie ».

Certains auteurs, dont Cédric, disent qu’une fois le bébé mis au monde il faut le laisser vivre sa vie. C’est pas facile, mais je vais essayer. En espérant que le livre parle suffisamment au monde, et que le monde parle suffisamment de lui pour que la magie prenne 😉

Je ne vous cache pas que je ressens un certain soulagement au sortir de cette phase de marketing. Je ne suis pas très à l’aise lorsque je mets mon travail en avant, et je demande pardon à ceux qui m’ont trouvé un peu trop insistant 😉
Je vais enfin pouvoir reprendre l’écriture de la saison 2, que j’envisage de sortir en octobre.

Et pour ceux d’entre vous qui sont auteurs, je vous souhaite de belles histoires et que la magie prenne !

Aztèques en offre éclair Amazon !

offre éclair2

Chers amies, chers amis,

Suite au prix que j’ai remporté en tant que lauréat du Speed-dating Amazon au salon du livre de Paris en 2017, je suis heureux de vous annoncer qu’Aztèques est en offre éclair aujourd’hui, à seulement 0,99€.
Si vous ne l’avez pas encore lu, c’est le moment de le commander 😉
Et si vous l’avez déjà, merci d’en parler pour aider un auteur indépendant à faire connaître ses écrits !

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

Laissez-vous emporter dans un grand voyage, un ailleurs et un autrefois caché au sein d’une civilisation aussi fascinante qu’effrayante !

Il vous suffit de cliquer sur la couverture :

Aztèques : le travail des femmes

Mes recherches concernant la saga Aztèques continuent (Tome 1 : été 2015). Au plus je découvre cette civilisation, au plus je la trouve passionnante. Architecture, médecine, astronomie, arts… nombreux étaient les domaines où les Aztèques excellaient.

Mon héroïne étant une femme, je me pose la question de la place des femmes dans la société aztèque. Il ne s’agit pas de faire de contresens historique ! Qu’en était-il ?

Les femmes bénéficiaient d’un certain nombre de professions dans la civilisation aztèque, parmi lesquelles prêtre, médecin, artisanes ou encore sorcières.

femme aztèque 2

Toutefois, les femmes étaient principalement reconnues dans les communautés de tisserands ou parmi les producteurs d’artisanat. Certaines d’entre elles étaient même considérées comme des artisanes de prestige et gardaient le contrôle sur leur propre travail et le revenu qu’il générait.

Artisanat aztèque :
Dans les codex aztèques, nombreuses sont les images de céramiques et de sculptures de conceptions élaborées et colorées. Il y avait des spécialités textiles régionales, reconnaissables à leurs trames graphiques particulières. La plupart des motifs étaient géométrique, avec des images animales et végétales dans certaines régions spécialisée dans le textile.

Les colorants utilisés pour l’artisanat provenaient d’argiles bleues, d’ocres jaunes et rouge extraites d’insectes vivant dans le cactus nopal. Le violet provenait de l’escargot de mer Purpura Patula (lié au mollusque de Méditerranée Murex, à partir duquel les phéniciens avait fabriqué la pourpre utilisée pour les vêtements de luxe).

Lieu de travail :
Les femmes travaillaient principalement à l’intérieur de la maison. Elle s’adonnaient à la filature et au tissage de fil de coton, d’agave ou de Magay. Elles passaient également des heures à broyer du maïs entre les pierres pour faire de la farine. Elles étaient chargés d’élever des dindes et des chiens destinés à servir de nourriture.

femme aztèque et maïsA l’extérieur, les femmes se rendaient sur les marchés pour vendre ou échanger des pièces de tissus, des légumes cultivés à la maison ainsi que d’autres marchandises.

Conclusion :
Ces recherches m’ont aidé à éviter un contresens historique. Mon héroïne sera fille de chef, ce qui expliquera son ambition et le fait qu’elle considère qu’elle s’adresse d’égal à égal avec les hommes forts de l’Empire mexica de cette époque là. Je pense en faire une apprentie prêtresse, car cela lui donnera l’occasion d’utiliser la religion et les croyances pour se tirer de situations difficiles.

Et vous ? Avez-vous des choses à ajouter sur la position des femmes chez les Aztèques ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez cette étonnante culture.

 


 

Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série d’aventures intitulée Aztèques.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515.
Ameyal a treize ans. Elle est fille de chef. Lorsque des guerriers  envahissent son village natal, elle jure de tout faire pour les arrêter.

Ses aventures l’emporteront au cœur du monde Aztèque, dans un univers cruel et inconnu : le harem d’un mystérieux Maître.
Va-t-elle surmonter les épreuves qui la menacent et déjouer les intrigues des concubines ?

 Parviendra-t-elle à progresser sur le chemin de son ambition et de sa vengeance ?

Aztèques : les prénoms, outils de conditionnement

Mes recherches concernant la saga Aztèques continuent (Tome 1 : été 2015). Au plus je découvre cette civilisation, au plus je la trouve passionnante. Architecture, médecine, astronomie, arts… nombreux étaient les domaines où les Aztèques excellaient.

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De la naissance à l’attribution du genre :
Le genre du nouveau-né était déterminé dès sa naissance et allait être renforcé par l’éducation familiale, scolaire et religieuse. Lors de la cérémonie de naissance, en plus du nom, on marquait le genre du bébé par la présence symbolique d’ustensiles associés à son sexe : si c’était une fille, un fuseau, un malacate, un balai et un petit panier rempli de coton ; s’il s’agissait d’un garçon, un bouclier et quatre flèches pour qu’il devienne un bon guerrier.

La cérémonie d’attribution du genre de l’enfant prenait fin lorsque son cordon ombilical, une fois détaché, était enterré, pour les filles dans le foyer de la maison et pour les garçons sur le champ de bataille, les domaines d’action sociale de chaque individu, publics ou domestiques selon le cas, étant ainsi fixés.

Les garçons évitaient tout contact avec les ustensiles qui n’étaient pas liés à leur genre, par crainte de perdre leur virilité et leur adresse guerrière. On leur disait de ne pas marcher sur le foyer (espace féminin par excellence), geste qui leur vaudrait d’être malchanceux à la bataille et de tomber aux mains des ennemis.

Les prénoms :
Les parents cherchaient à donner à l’enfant un nom qui coïnciderait avec son destin. Pour cela, ils interrogeaient le devin, ou tonalpouhqui, qui lui-même consultait le tonalpohualli (calendrier rituel de deux cent soixante jours divisé en vingt treizaines ou périodes de treize jours, qui régissait toutes les activités de la société) pour connaître les qualités des jours de l’année.

La méthode d’attribution des prénoms était la suivante : le tonalpouhqui demandait l’heure et les circonstances de la naissance ; il consultait ensuite le tonalamatl, lequel précisait l’influence de la divinité régnante dans la treizaine concernée et les autres événements liés, et il prédisait les vertus ou les tendances du nouveau-né. Si celui-ci était né sous un bon signe, on lui attribuait son nom le lendemain de sa naissance. Mais s’il était né un jour néfaste, on attendait un signe plus favorable pour lui donner son nom. Le devin ne pouvait toutefois pas différer la naissance de l’enfant de plus de quatre jour.

Le signe du jour marquait ce qu’on appellerait aujourd’hui le tempérament, la personnalité et même le destin.

Il s’agissait donc d’un moyen hors pair de conditionner l’individu dès sa naissance : le devin, qui savait de quel type de métier aurait besoin la collectivité, n’hésitait pas à orienter le tonnalli du nouveau-né. Par exemple, si le copulli (quartier) avait besoin d’artisans, il s’arrangeait pour que le jour déclaré de sa naissance lui donne un tonnalli le destinant à être un bon artisan !

Lorsque l’accouchement s’était produit pendant l’un des cinq derniers jours de l’année, appelés nemontemi et considérés comme des jours vains et mauvais dans le calendrier, le verdict était inévitablement négatif. Dans ce cas, le garçon recevait un nom équivalent à nemon (« qui n’est bon à rien ») et la fille, un nom équivalent à nencihuatl (« femme qui n’est propre à rien »).

Il est important de souligner qu’il existait aussi une distinction entre les classes pour l’attribution du nom. Aux pipiltin (gens de la noblesse), on donnait un nom qui évoquait les prouesses d’un ancêtre et auquel on intégrait un élément révérencieux, à la différence des macehualtin (gens du peuple), à qui l’on se contentait de donner le nom correspondant au signe du calendrier sous lequel ils étaient nés.

Voici quelques exemples de noms donnés aux femmes aztèques :

prénoms féminins aztèques

Teyacapan, Tiacapan, Tlaco, Teicu et Xoco étaient des noms de déesses que l’on donnait à la grande majorité des filles pour marquer l’ordre dans lequel elles étaient nées par rapport à leurs frères et sœurs.

L’éducation :
Les filles restaient généralement sous la garde de leurs mères et les garçons, passés l’âge de trois ans, étaient placés sous la tutelle de leurs pères. L’éducation était sévère : les garçons apprenaient à porter l’eau et le bois, à aller au marché et à ramasser les grains de maïs répandus sur le sol. À cinq ans, les filles commençaient à filer, tisser et labourer. « On ne les laissait pas vaquer sans rien faire et à celle qui laissait son travail avant l’heure, on lui liait les pieds pour qu’elle s’asseye et se tienne tranquille ».

Les garçons apprenaient à pêcher à l’âge de sept ans et les filles, à moudre le maïs dans le metate (pierre à broyer) et à balayer la maison.

Au telpuchpan, on enseignait aux filles le compte des jours, le nom des signes, les attributions des dieux et à compter. En plus du perfectionnement des tâches propres à leur genre, comme cuisiner, balayer et nettoyer, elles apprenaient le chant et la musique.

Au sein de la famille ou dans les écoles, les fillettes et les adolescentes recevaient une préparation rigoureuse dans les travaux domestiques, en vue de leur mariage. De même, « on leur apprenait à être très honnêtes dans leurs actes comme dans leurs paroles, dans leur apparence comme dans le recueillement ».

La discipline était stricte dans tous les domaines et la paresse n’était pas tolérée. Celui qui refusait de jouer le rôle qui lui était socialement imposé était puni : on lui piquait tout le corps avec des épines d’agave ou on l’obligeait à respirer la fumée de piments grillés. Cette éducation était sensée faire prendre conscience aux filles de leur place dans la société et visait à les conforter dans leur rôle de reproductrices biologiques et de transmetteuses des modèles culturels établis.

Conclusion :
L’étude de l’attribution des prénoms aztèques est fort intéressant. Il est remarquable que ce système permette de conditionner la vie et les métier des sujets mexicas en fonction des besoins du groupe ! Enfin, ces recherches m’aideront pour élaborer des prénoms intéressants pour la série. Ils pourront être chargés de sens, et guider les personnages dans leurs actions, à commencer par l’héroïne !

Et vous ? Avez-vous des choses à ajouter sur le conditionnement par les prénoms ? Pensez-vous que ce soit toujours le cas aujourd’hui ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez cela.

 


 

Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série d’aventures intitulée Aztèques.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515.
Ameyal a treize ans. Elle est fille de chef. Lorsque des guerriers  envahissent son village natal, elle jure de tout faire pour les arrêter.

Ses aventures l’emporteront au cœur du monde Aztèque, dans un univers cruel et inconnu : le harem d’un mystérieux Maître.
Va-t-elle surmonter les épreuves qui la menacent et déjouer les intrigues des concubines ?

 Parviendra-t-elle à progresser sur le chemin de son ambition et de sa vengeance ?